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Cyclisme: la nouvelle vie de Nacer Bouhanni

Nacer Bouhanni lors de sa victoire d'étape en Arabie Saoudite, le 7 février 2020.
Nacer Bouhanni lors de sa victoire d'étape en Arabie Saoudite, le 7 février 2020. Anne-Christine POUJOULAT / AFP

Après une saison 2019 qu’il a traversée comme un zombie chez Cofidis, le sprinteur français se relance dans une autre formation française, Arkéa-Samsic. Le 7 février, il a remporté une victoire sur le Tour d’Arabie Saoudite, son premier succès depuis 2018.

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Un sprinteur qui ne gagne pas est souvent un coureur malheureux. Nacer Bouhanni, 29 ans, a enfin décroché un premier succès sur le Tour d’Arabie Saoudite lors de la 4e étape. Une délivrance pour celui qui n’avait pas levé les bras depuis le 30 août 2018 au Tour d’Espagne. Le Français, leader au départ de la dernière étape, avait toutes les chances de remporter cette édition. Il s’est finalement incliné au terme d’un sprint houleux face à Phil Bauhaus qui décroche la première place pour deux secondes.

Bouhanni ne baisse pas les bras

Après deux saisons très compliquées dans l’équipe Cofidis, Nacer Bouhanni a fait ses valises et pris la direction de la Bretagne pour rejoindre la formation Arkéa-Samsic. L’ancien champion de France avait besoin de retrouver un climat de confiance.

« Sa volonté, c’est de gagner des courses. Son arrivée dans l’équipe s’est très bien passée. Il va partager les responsabilités avec d’autres leaders comme Warren Barguil et Nairo Quintana. Ce sera moins compliqué pour lui », explique à RFI un de ses directeurs sportifs, Sébastien Hinault. « Je ne suis pas quelqu’un qui baisse les bras comme ça. Si je suis encore sur le vélo aujourd’hui, c’est que tout ce qui m’est arrivé ces derniers mois ne m’a pas atteint », avait confié Nacer Bouhanni fin janvier au site internet Direct Vélo.

La saison cycliste ne fait que commencer et ce premier succès permet donc à Nacer Bouhanni d’envisager les prochaines semaines avec moins de doutes. Il sera au départ de Milan-San Remo, son premier grand objectif de 2020, qu’il avait terminé 4e en 2016. « Il a toujours en tête cette première classique de l’année, une course qu’il adore et qui lui convient », précise Sébastien Hinault. Juste avant, il sera déjà en Italie lors de la Tirreno-Adriatico, pour parfaire sa condition.  

Bien dans sa tête

« Nacer est bien dans sa tête, bien en équilibre, entouré de coureurs de choix qui sauront travailler pour lui. [..] Il faut lui donner un cadre de vie. Ce que j’apprécie dans son discours, c’est qu’il fait "reset" de tout. Il est dans un nouvel état d’esprit, un nouveau concept. Il a été mis à mal ces derniers mois, mais le mental est là », dit au Figaro Emmanuel Hubert, manager de l’équipe Arkéa-Samsic.

Avec deux abandons en trois participations et aucune victoire d’étape,  Nacer Bouhanni nourrit certainement le rêve de briller sur la plus grande course à étapes du monde. « On n’a pas encore évoqué le Tour de France. Pour le moment, l’objectif c’est que Nacer (Bouhanni) regagne des courses », précise  Sébastien Hinault dont l’équipe a obtenu une invitation pour la prochaine édition de la Grande Boucle. Un succès dans le Tour, reste tout de même l’objectif numéro un dans la carrière du sprinteur lorrain.

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