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Boxe : Deontay Wilder, un roi en quête de consécration

Lors du premier combat entre Deontay Wilder (à gauche) et Tyson Fury.
Lors du premier combat entre Deontay Wilder (à gauche) et Tyson Fury. Harry How/Getty Images/AFP Harry How / GETTY IMAGES NORTH AMERIC

Deontay Wilder retrouve Tyson Fury, le 22 février 2020 à Las Vegas, quinze mois après leur match nul. Face au Britannique, l’Américain compte bien conserver son titre de champion du monde WBC des poids lourds. Sa reconnaissance en tant que référence de la boxe en dépend, en grande partie.

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Certains chiffres sont parfois éloquents, en sports. Deontay Wilder en est à 42 victoires et 1 nul en 43 combats de boxe professionnelle, depuis ses débuts en novembre 2008. Surtout, l’Américain a mis KO à 41 reprises ses adversaires.

Deux hommes ont légèrement terni cet incroyable bilan comptable : le Canadien Bermane Stiverne qui a tenu 12 rounds face au « Bronze Bomber » en janvier 2015 (mais qui ira au tapis lors de retrouvailles, en novembre 2017), et le Britannique Tyson Fury qui a tenu en échec celui qui est champion du monde depuis cinq ans.

Dépasser Mohamed Ali, son idole

C’est justement ce même Fury que Wilder retrouve le 22 février 2020 à Las Vegas, quinze mois après une première rencontre durant laquelle le « Gipsy King » l’avait malmené. L’actuel roi des poids lourds WBC – le Britannique Anthony Joshua détient les ceintures IBF, WBA, WBO – compte beaucoup sur ce 2e acte pour affermir son statut de référence de la boxe.

À cette occasion, il va en effet défendre son titre pour la onzième fois, soit une de plus que la légende Mohamed Ali. Deontay Wilder va ainsi faire même mieux que son idole. « Ce sera un sentiment incroyable, a-t-il récemment expliqué à la BBC. Une fois que j'aurai battu Fury par un KO dévastateur, je ferai tout pour faire des trucs encore plus dingues ».

Un manque de reconnaissance

Un succès face à celui qui avait détrôné l’Ukrainien Wladimir Klitschko ferait en tout cas beaucoup de bien à l’image de Deontay Wilder. Le natif de Tuscaloosa (sud-est des États-Unis) a en effet la réputation d’avoir affronté essentiellement des adversaires de moindre envergure, si l’on excepte le Cubain Luis Ortiz (mai 2018 et novembre 2019) et Tyson Fury donc. Une idée entretenue par Fury lui-même lors d'un entretien accordé au quotidien Daily Telegraph, ce 19 février 2020. « Wilder a été exactement ce à quoi je m'attendais [lors de leur première confrontation, Ndlr], un boxeur limité avec une puissance immense. [...] Il a combattu quelques anciens joueurs de football, quelques has-beens et une bande de clochards ».

C’est l’autre reproche souvent formulé envers l’Américain. Il serait aussi surpuissant que faible techniquement et tactiquement. Sa stratégie de prédilection ? Avancer et cogner fort pour étaler son opposant.

Un phénomène, malgré tout

À la décharge de Deontay Wilder, il n’a commencé la boxe sérieusement qu’à 19 ans, d’où certaines carences logiques. À l’époque, ce fils de pasteur sans grande histoire rêvait plutôt d’être basketteur ou une star du foot US. Mais son (ex) compagne était tombée enceinte très jeune et il s’était avéré que leur bébé souffrait d’une grave malformation.

Cherchant un moyen pour financer rapidement les soins de sa fille, Deontay Wilder s’était alors lancé dans la boxe anglaise. Après une courte carrière amateur, marquée par une médaille de bronze aux Jeux olympiques 2008, le colosse de 202 centimètres avait ensuite cédé aux sirènes du monde pro. Ses victoires expéditives ont fait le reste.

Un personnage clivant

Depuis, Deontay Wilder a rarement trouvé grâce aux yeux des puristes en tant que boxeur. En revanche, son personnage fascine. Ce père de huit enfants peut parfois se montrer généreux, comme lorsqu’il avait accordé une revanche à Ortiz. Le Cubain avait en effet besoin d’argent pour faire soigner… sa fille. Comme Wilder, donc.

Celui-ci peut également se montrer extrêmement brutal. A plusieurs reprises, il a expliqué qu’il voulait « un cadavre à [son] palmarès ». « La boxe est le seul sport où vous pouvez tuer quelqu’un et être payé pour ça, en même temps », avait-il lancé en mai 2019. Simples provocations ? Volonté de faire le show ? Ou pensée sincère ? Deontay Wilder n’en a sans doute pas fini avec le fait de diviser et de régner.

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