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Photographie

La photographie, toujours autant de passionnés

Le salon de la photographie se déroule du 13 au 17 novembre à Paris, porte de Versailles.
Le salon de la photographie se déroule du 13 au 17 novembre à Paris, porte de Versailles. http://www.lesalondelaphoto.com/

Au salon de la photographie qui se déroule du 13 au 17 novembre, toutes les nouveautés photographiques sont exposées. C’est un marché florissant, moins de ventes de reflex mais hausse de celles d'appareils hybrides. Et il n'a jamais été pris autant de photos, mais est-ce avec le bon appareil ? La réponse au salon…

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Si un domaine connait bien une innovation permanente sans perdre l’enthousiasme de ses utilisateurs, c’est bien celui de la photographie. De la chambre noire au très fin iPhone, en passant par toutes sortes de boitiers, c’est un langage photographique permanent, incessant voire envahissant, qui s’exprime de jour en jour. Pour les plus professionnels (ou les « amateurs experts » comme sont souvent qualifiés les amoureux transis des nouvelles technologies photographiques), le salon de la photographie représente une belle occasion de faire le tour des nouveautés et également le point sur les nouveaux usages. Le long des stands, ça parle technique, très très technique… et le jargon peut faire fuir les simples amateurs, mais enthousiasme les fans de nouveautés et prouesses technologiques.

Modifier sa mise au point après avoir pris la photo, avec Lytro

De nouveaux mots apparaissent même dans un vocabulaire déjà bien riche, notamment par le biais de la marque Lytro. Lytro représente un pari technologique comme savent les faire les start-ups de la Silicon Valley, région dont provient la marque. Ici on parle d’un bridge plénoptique, au look incliné futuriste. En clair, le photographe aura le choix de pouvoir modifier sa mise au point après avoir pris la photo. On parle ainsi pour Lytro de megarays (plutôt que de megapixels) car le réseau de lentilles (un peu comme le regard des insectes) qui recouvre le capteur permet de reconstituer la scène en relief. Après un premier modèle prometteur mais avec ses limites, le nouveau Lytro Illum propose un nouveau capteur pour des images finales d’environ 5 megapixels qui entendent bien faire bouger les cadres photographiques.

Beaucoup moins technique, puisqu’elle joue au contraire sur le côté quasi raté de la photo, mais pas loin d’être plus branchée, la marque russe Lomo. Avec la lomography (l’enseigne qui regroupe les fans de la marque) est remis au goût du jour un univers ancien riche en vignettage, voire de flou au rendu artistique très prisé maintenant par la génération Instagram, celle qui filtre ses photos. Seulement ici, c’est de l’artisanal, du fait-maison, avec une chambre noire à l’optique un peu folle. On note un vrai penchant pour le côté low-tech de la photo. En gros, on ne contrôle pas grand-chose, on shoote et on s’attend à une surprise (un bonne ?!).

Via kickstarter, les fans de Lomo ont relancé l’objectif Petzval (qui fonctionne sur d’autres appareils également). Disponible sur le salon, il permet de jouer avec cet effet flouté appelé bokeh : un arrière plan flouté, très élégant. Lomo relance aussi l’instantané genre Polaroïd avec Lomo instant. Décidemment, la nostalgie… Elle est parfois l’unique source de l’art photographique, le pourquoi on prend des photos....

Le petit oiseau va sortir ! C'était l’époque où les temps de pose étaient longs…
Le petit oiseau va sortir ! C'était l’époque où les temps de pose étaient longs… @lomography

 
Quoi de plus nostalgique encore que l’effet madeleine de Proust de l’album photo. Ces albums n’ont pas vraiment disparu des esprits numérisés toujours avides de stocker les photos sur la carte mémoire. La marque allemande Cewe peut s’en charger pour vous, mais ce sont aussi de drôles de bornes au stand de la marque qui permettent d’imprimer, via wifi, en quelques minutes ses photos iPhone.. C’est assez bluffant, on se pose devant la borne avec son smartphone et le résultat papier sort en quelques minutes. Ça peut forcer à faire le ménage dans ses photos, supprimer les superflus ou rectifier les bancales. Beaucoup de monde d’ailleurs au stand des logiciels pros de la retouche, Adobe. Car ce monde qui s’est numérisé améliore sans arrêt les définitions de ses photos. De là à en revenir à l’effet chambre noire.

La photographie c’est aussi voyager, réagir et oser aller être à la découverte

La photographie, c’est toujours un peu mieux quand c’est un pro qui en parle. La leçon du photo-reporter Eric Bouvet sur le stand de la marque Fuji a passionné voire amusé ses auditeurs car le photographe est un peu cash. On passe derrière l’objectif avec lui quand il raconte techniquement comment à Kiev au cœur du conflit ukrainien, son boitier lui a permis d’être discret et efficace ; « malgré des prè-réglages calamiteux, j’étais en ISO 2000 » sans doute dus à la tension sur les lieux, il le concède.

Car la photographie, c’est aussi savoir voyager, réagir et oser aller être à la découverte de lieux et de gens, « sans être embarrassant, ni clignoter comme un sapin de Noël quand autour de soi se déroule un conflit ou bien des gens sont en situation critique. » D’où son choix d’un boitier passe-partout. Pour Eric Bouvet lors de sa présentation de photographies, le voyage photographique passe entre le festival californien Burning man, des manifestations, des guerres ou des blessés en Syrie… La photographie, témoin de la vie…

En Inde, à découvrir sur le site d'Eric Bouvet http://ericbouvet.com/
En Inde, à découvrir sur le site d'Eric Bouvet http://ericbouvet.com/ @EricBouvet

 

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