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Etats-Unis

Un ordinateur Apple-1 de 1976 vendu 365 000 dollars à New York

L'Apple-1 de 1976 mis aux enchères chez Christie's serait le seul à avoir été vendu par Steve Jobs lui-même à un particulier.
L'Apple-1 de 1976 mis aux enchères chez Christie's serait le seul à avoir été vendu par Steve Jobs lui-même à un particulier. AFP PHOTO / Timothy A CLARY

Un ordinateur individuel Apple-1 a été vendu 365 000 dollars aux enchères ce jeudi 11 décembre chez Christie’s, à New York. Fabriqué à seulement 175 exemplaires, ce modèle sorti en 1976 est devenu une pièce de collection. Et il vaut désormais une fortune, a fortiori quand il est encore en état de marche.

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Un ordinateur aussi cher qu’une œuvre d’art ? Oui, c’est possible. Mais pas n’importe lequel ! Il s’agit du premier modèle commercialisé par Apple, un Apple-1, que Steve Jobs lui-même a vendu à un particulier à Palo Alto (Californie), en 1976. A l’époque, le cofondateur de la marque à la pomme bidouillait encore ses circuits intégrés dans le garage de la maison de ses parents. Un chèque de 600 dollars au nom de Jobs – le prix de vente du modèle à l’époque – atteste même de l’authenticité de l’appareil, vendu à un certain Charles Ricketts.

Seulement 175 modèles

Ce Mac antédiluvien a été mis aux enchères ce jeudi à New York par la branche américaine de la société britannique Christie’s. Son acquéreur a finalement payé la coquette somme de 365 000 dollars (295 000 euros) pour en devenir propriétaire. Sachant que, en tenant compte de l’inflation, les 600 dollars de 1976 équivalent grosso modo à 2 500 dollars d’aujourd’hui (environ 2 000 euros), on vous laisse faire le calcul… Et si vous n’en avez pas le courage, voici la vérité toute crue : ce Mac-1 de 1976 a donc été vendu à une valeur 146 fois supérieure à son prix de vente initial, converti en dollars de 2014. Jolie culbute !

Plusieurs raisons expliquent cette méga-inflation. La première tient en une phrase : tout ce qui est rare est cher. Cela vaut pour l’or, les diamants, les tableaux et, d’une façon générale, pour toutes les pièces de collection, ordinateurs compris. Or, seulement 175 modèles d’Apple-1 ont été fabriqués. Et parmi ces 175, il y en aurait moins d’une dizaine encore en état de marche. « À mon avis, il n’y en reste guère qu’une soixantaine à posséder les circuits intégrés d’origine », a même estimé dans les colonnes du New York Times, Corey Cohen, un spécialiste de l’informatique vintage basé dans le New Jersey.

Autre rareté, cet Apple-1 serait le seul à avoir été vendu par Steve Jobs en personne (d’où l’importance du fameux chèque de Charles Ricketts). Si l’on ajoute à ce détail que la marque Apple fait l’objet d’une vénération qui frise le fétichisme de la part de ses millions d’utilisateurs, on comprend encore mieux que des sommes stratosphériques soient dépensées pour des modèles rares. Car il ne s‘agit pas là d’un cas isolé.

Ces trois dernières années, d’autres Apple-1 sont partis pour des fortunes. Pas moins de 374 000 dollars, par exemple, en juin 2012 lors d’enchères à Sotheby’s. Puis 671 400 dollars en mai 2013 déboursés par un collectionneur asiatique chez un commissaire priseur en Allemagne. Le musée Henry Ford de Dearborn (Michigan) a lui-même dépensé 905 000 dollars, le 23 octobre dernier, pour s’approprier un Apple-1 !

La force de la marque

Mieux encore, l’original du contrat de création de l’entreprise s’est vendu 1,6 million de dollars en 2011. Cette folie gagne même des modèles et des appareils beaucoup plus récents, mais dans des proportions toutefois beaucoup plus modestes. Ainsi, des iPod 16GB, dont la marque vient juste de cesser la production, se vendent à l’heure actuelle jusqu’à 670 livres (850 euros) sur le site de commerce en ligne Amazon, soit pratiquement quatre fois plus que leur valeur à l’achat.

Oui mais, direz-vous, est-ce qu’au moins cet Apple-1 hors de prix fonctionne ? Bonne question ! A priori, oui. Selon Christie’s, il ferait partie des rares encore en état de marche. Il ne faut néanmoins pas que son acheteur s’attende à préparer une keynote avec, ni à surfer sur internet, bien évidemment. Ces proto-PC étaient extrêmement rudimentaires avec une mémoire de 8 Ko, extensible à 64 Ko.

Faire une simple addition était relativement compliqué et le clavier ne disposait même pas d’une touche retour arrière. Ces lacunes furent comblées dès la sortie de l’Apple-II en 1977. Vendu à des millions d’exemplaires, celui-là vaut désormais 50 dollars en état de marche et 10 dollars hors d’usage. Vraiment beaucoup moins qu’un Apple-1, donc.

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