Accéder au contenu principal
Asie applications mobiles santé

Asie: un lien entre applications de rencontres et propagation du sida

Une femme philippine transgenre tient un énorme ruban rouge symbolisant la lutte contre le virus VIH, elle pose devant les photographes , au cours d'une célébration de la Journée mondiale de lutte contre le sida à Manille , Philippines , 01/12/15.
Une femme philippine transgenre tient un énorme ruban rouge symbolisant la lutte contre le virus VIH, elle pose devant les photographes , au cours d'une célébration de la Journée mondiale de lutte contre le sida à Manille , Philippines , 01/12/15. © Reuters /Erik

Alors que les infections par le VIH dans le monde sont en baisse, le nombre d'adolescents contaminés par le virus du sida en Asie et dans le Pacifique ne cesse d’augmenter. Selon une étude menée par l’ONU, les applications de rencontres sur Smartphones seraient à l’origine de ce phénomène inquiétant. 

Publicité

Les adolescents sont le seul groupe pour lequel les chiffres de la mortalité imputable au VIH ne diminuent pas dans le monde. Au cours des 15 dernières années, le nombre de décès dus au sida des moins de 18 ans a triplé. Les experts de l’UNICEF et de l'Onusida viennent de publier leur dernière enquête, l’étude s’est concentrée sur les jeunes de 10 à 19 ans vivant dans la région Asie-Pacifique. Elle met en évidence un lien incontestable entre l’utilisation massive des applications de rencontres par Smartphones et la montée en puissance de l'épidémie qui sévit actuellement dans cette région du monde. Les services de rencontres sur mobile donnent aux jeunes la possibilité de multiplier les rapports sexuels occasionnels et spontanés, expliquent les spécialistes.

Les jeunes gays comme premières victimes

L’étude souligne que les dix-huit pays de la région Asie-Pacifique qui criminalisent les relations homosexuelles, n’ont fait que renforcer ce phénomène aux conséquences dramatiques. Les adolescents qui n’ont pas d’autre alternative que de se réfugier dans l’anonymat que procurent les applications de rencontres, sont moins enclins à se faire dépister ou à rechercher un traitement en cas de contamination, par crainte d’être stigmatisés ou forcés d'exposer leur sexualité à leur famille et aux autorités. Le plus fort taux d’infection au VIH se retrouve chez des individus de sexe masculin. Parmi eux figurent les jeunes victimes du tourisme sexuel ou en situation d’extrême pauvreté - qui se prostituent pour survivre. L’étude de l’UNICEF indique aussi que les autres catégories de jeunes touchés par le fléau, sont les consommateurs de drogues dures par voies injectables et les transgenres. Aux Philippines, les nouvelles infections chez les adolescents ont doublé en quatre ans. Selon le rapport, le constat est identique à Bangkok, en Thaïlande. Là-bas, les jeunes gays risquent une fois sur trois de contracter le virus.

L’ONU plaide pour une éducation sexuelle

L’ONU, dont l’objectif est d’en finir avec la pandémie mondiale du sida d’ici à 2030, compte « travailler avec les fournisseurs d'applications mobiles pour diffuser directement sur les Smartphones des informations sur le VIH ». L’organisation des Nations unies plaide également pour une éducation sexuelle complète en milieu scolaire, qui irait au-delà de la simple description des organes sexuels. En Asie, elle recommande d’abaisser l'âge à partir duquel les adolescents peuvent passer un test de dépistage, sans le consentement de leurs parents.

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.