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Coronavirus: une pandémie planétaire, des réactions diverses

Dans le township Khayelitsha, à proximité de Cape Town en Afrique du Sud.
Dans le township Khayelitsha, à proximité de Cape Town en Afrique du Sud. Reuters

Alors que la pandémie de coronavirus affecte la planète entière, les pays y répondent en ordre dispersé. Sur les réseaux sociaux de RFI, des internautes témoignent.

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Sur le compte Instagram @RFI, près de 200 commentaires (très détaillés) d'abonnés relatent les conditions du confinement qui leur est imposé. Ainsi, quand PatrickOTR explique que « la majorité de la population au Brésil respecte les mesures d'isolement tandis que le président encourage ouvertement les choses à continuer normalement pour ne pas affecter l'économie, » Aeanayab lui répond : « Même chose au Mexique où nous avons un président très irresponsable. Les efforts sont de la part des citoyens, pas du gouvernement. » Et Patrick de conclure : « Malgré nos gouvernement irresponsables nous devons continuer à croire en la science et les spécialistes qui nous disent : “S'isoler maintenant c'est le plus prudent à se faire.” »

Baruense explique quant à lui qu'« au Panama, on est en quarantaine totale. Les hommes peuvent sortir les mardis, jeudis et samedis et les dames les lundis, mercredis et vendredis et le dimanche personne peut sortir. On peut sortir deux heures mais ça dépend du dernier numéro de la carte d’identité. »

Tout le monde n’est pas d’accord sur les mesures prises ou appliquées dans un pays. Ainsi en Haïti, lorsque Gaillardo dit « notre pays a appliqué "LE CONFINEMENT" je suis Haïtien », il lui est répondu : « T’es brave toi pour dire une telle chose. Je suis en Haïti et en dehors de quelques rares entreprises qui ferment leurs portes, les choses continuent de fonctionner normalement. »

Camilaxolotl détaille avec fierté : « En Argentine, le président a priorisé la vie et a renforcé le système sanitaire pour venir en aide aux populations les plus vulnérables. » En Iran, au contraire, mohammad.r dresse un sombre tableau de la situation : « En Iran, ce sont les pauvres qui souffrent le plus du virus Covid-19. Ils ne peuvent pas rester à la maison parce qu'ils ont besoin d'argent. Notre gouvernement est presque en faillite. Les sanctions internationales ont aggravé la situation. Pour nous, l'inflation est plus effrayante que l'épidémie. »

« Le gouvernement et la population sont au diapason »

Une note optimiste nous vient du Québec, en tout cas un signe de concorde nationale soulignée par Monsieurlb : « Au Québec le gouvernement reçoit un taux d’approbation de 95 % pour sa gestion de crise. Il n’y a que les commerces essentiels qui sont ouverts et seront désormais ouvert que 6 jours sur 7. Le transport non essentiel entre les régions du Québec est limité par des barrages routiers afin de limiter la contagion dans les régions. Il semblerait que nous sommes un des rares endroits où le gouvernement et la population soient au diapason. »

Ce n’est pas le ressenti en RDC, selon jpgauthierk : « L'irresponsabilité et l'incompétence des autorités se sentent vraiment. J'ai peur que ça nous coûte la vie ; pire encore la majorité de la population ne croit toujours pas à l'existence de la maladie :-( !!!! »

Un homme avec un masque pour se protéger du coronavirus en Afrique du Sud.
Un homme avec un masque pour se protéger du coronavirus en Afrique du Sud. Reuters

Les 400 commentaires laissés sur la page Facebook de RFI, riches en informations eux aussi, apportent les mêmes sons de cloche. « Chez moi en Angola l'état d'urgence a été décrété. Hélas, beaucoup d'Angolais sur place semblent ne pas prendre la pandémie au sérieux, ne respectant pas l'état d'urgence y compris les recommandations sanitaires », se désole Júlio Domingos G. Un abonné Facebook lui demande alors : « Est-ce que vous êtes confinés ? » Il répond : « Oui, le gouvernement a décrété le confinement, moi par exemple je reste chez moi, confiné (pour sauver ma vie, celle de ma famille et d'autres citoyens). »

Un sens des responsabilités chez chacun de nos abonné(e)s inquiets des mesures personnelles à prendre face à la pandémie et c’est souvent « l’autre » qui est pointé du doigt. Insouciance, irrespect, ignorance ?

Selon Djiby Sam, « au Sénégal, des mesures sont prises mais absolument pas respectées. Souvent, on se pose la question si vraiment la population se sent concernée par la maladie. » Ou alors de l’improvisation racontée par Blas DM : « Au Colorado aux Etats-Unis, chacun fait le confinement de sa façon car le gouvernement n'a rien imposé. »

« Tenir compte de la réalité des pays »

Cette réponse longue et argumentée reflète la tendance d’un fort sentiment africain face à la pandémie, c’est Issaka MSL qui l’exprime : « C'est vrai la pandémie est mondiale et les mesures sanitaires prises dans le monde et en particulier en Afrique ne diffèrent pas trop les unes des autres. Chez moi au Burkina Faso et comme d'ailleurs partout en Afrique, rien est nouveau, ce sont les mêmes standards sanitaires édictés par l'OMS. En plus de cela les différentes mesures comme l'instauration d'un couvre feu sont mal appliquées. (...) Il est impensable qu'on puisse dire à quelqu'un de rester chez lui sans aucune ressource, c'est lui dire de mourir de faim pour éviter la propagation du virus. Une copie conforme de l'Occident, sans mesures d'accompagnement ne peut fonctionner. »

Dans le même sens, Vann K explique : « Nos dirigeants agissent comme les pays développés sans pourtant tenir compte de la réalité de leurs pays. Ils décrètent un confinement général sans mesure d'accompagnement pour que la population vive au quotidien, donc c'est dur pour nous qui vivons dans des pays sous développés. »

Avec une conscience aiguisée et de l’espoir, Benjamin K aimerait que : « Les Africains suivent l'exemple de l'Allemagne. »

A Belo Horizonte au Brésil.
A Belo Horizonte au Brésil. Reuters

Selon Dina Fab, « à Madagascar, il y a deux grandes villes confinées, une cinquantaine de cas, et des mesures de confinement peu respectées. Les gens sortent, par nécessité sans doute. La promiscuité urbaine n'arrange rien. Ah oui, les réseaux sociaux sont devenus une décharge d'infox. Le virus n'a pas encore fait de victimes certes, mais cela ne fait que commencer malheureusement. »

Un sentiment qui pousse pourtant chacun à être solidaire, comme Sultaana Jenna Yiriminzen : « En Côte d'Ivoire, la sensibilisation bat son plein, le couvre feu a été instauré, les commerces non essentiels ont fermé, les rues, les marchés ont commencé à être désinfectés, les horaires de travail ont changé. En outre dans certains secteurs, les travailleurs font une double vacation pour éviter de se retrouver nombreux dans leurs environnements de travail... » Ou Oumar Cissé : « Nous sommes tous unis contre la pandémie en Mauritanie, le couvre feu commence à partir de 18h jusqu'à 6h du matin ! »

Sur les deux comptes Twitter @RFI et @RFIAfrique, il est dit non sans fierté et sens des responsabilités par @tuimel1 : « Les États africains se battent avec les moyens qu'ils ont, rien que pour ça ils sont à féliciter. » Et de l’espoir aussi : « Les efforts doivent maintenant être axés sur les tests en masse, afin de mettre sous traitement le plus rapidement possible les cas testés positifs. »

@YannickS explique : « En Côte d'Ivoire, c'est maintenant que les autorités ont pris la pleine mesure de la gravité de cette pandémie et elles ont commencé à agir pour protéger la population. Hier, la ville d'Abidjan a commencé à être désinfectée et un important matériel est arrivé de l'étranger. »

Quand on lit @Biagio1 on entend son cri qui ressemble aussi à une prière : « En Italie, nous sommes confinés depuis plusieurs semaines, la situation est critique. Nous avons peur, mais en même temps nous sommes certains que tous ensemble, petit à petit, nous gagnerons cette guerre. Je le souhaite à mon Pays et au monde entier #TousEnsemble. »

Car prendre conscience de l’ampleur de la pandémie Covid-19, c’est souvent l’essentiel. Ainsi @Maria_F le rappelle : « En Australie, et précisément Melbourne, on est en train d'annoncer le stade 3 du plan d'urgence (tenter de forcer les gens à rester chez eux via une amende) ; pas de policiers visibles. Les gens n'ont pas l'air d'être très troublés dans la rue ou centres commerciaux. »

« Ici au Sénégal l'information concernant la pandémie est bien véhiculée. Mais le problème est que les Sénégalais sont très têtus. Il y'en a certains qui ne croient pas à la maladie, d'autres ne respectent pas les instructions décidées par le chef de l'état ainsi que les médecins. »

@Kalysk : « Les mesures sont bien expliquées mais ce n'est pas facile d'appliquer les méthodes pour les #Maliens à plus forte raison ceux qui ne croient pas au covid19. »

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