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Article publié le : samedi 12 juin 2010 - Dernière modification le : dimanche 13 juin 2010

Le Nouveau Centre en congrès à Tours

Le ministre de la Défense Hervé Morin, président du Nouveau Centre, souhaite voir son parti faire campagne pour la présidentielle de 2012.
Le ministre de la Défense Hervé Morin, président du Nouveau Centre, souhaite voir son parti faire campagne pour la présidentielle de 2012.
Boris Horvat/AFP

Par RFI

Le Nouveau Centre réunit son congrès à Tours ce week-end. Créé par les parlementaires UDF qui n'ont pas suivi François Bayrou après la présidentielle de 2007, le parti de l'actuel ministre de la Défense, Hervé Morin, essaie toujours de trouver sa place sur l'échiquier politique au côté de l'UMP, dont il est l'allié dans la majorité. Mais le Nouveau Centre doit aussi maintenant répondre à une question importante : doit-il, pour exister, présenter un candidat autonome à la présidentielle de 2012 ? Une question qui taraude Hervé Morin.

 

Hervé Morin n'en fait pas mystère : pour lui, le Nouveau Centre doit être présent au premier tour de la prochaine présidentielle. Il s'agit d'une question de survie : si la famille centriste qu'il entend reconstruire sur les cendres de l'UDF, enterrée par François Bayrou en 2007, n'a pas de candidat en 2012, c'en est fini de l'autonomie au côté de l'UMP.

Il l'a dit souvent, il continue à le dire. Mais ce point de vue semble plus difficile à défendre ces temps-ci. Et pour cause : l'hypothèse d'une candidature du Nouveau centre ne plaît pas à l'Elysée. Nicolas Sarkozy l'a clairement fait comprendre à son ministre de la Défense. Le président de la République persiste à vouloir élargir sa base électorale pour réaliser le meilleur score possible au premier tour et ne voit donc pas l'intérêt de la présence d'un adversaire qui pécherait dans les mêmes eaux que lui.

Le rapprochement récent avec François Bayrou, reçu deux fois à l'Elysée, pourrait aussi montrer une volonté du chef de l'Etat de s'entendre plutôt avec le président du MoDem, susceptible lui de grapiller des voix à gauche. Sans parler même de la rumeur d'une possible candidature de Jean-Louis Borloo, qui ferait vraiment peser le risque d'embouteillage au centre.

Dans ce contexte, Hervé Morin devra trouver, à Tours, les mots pour convaincre ses troupes, notamment les parlementaires, qui s'interrogent sur la meilleure stratégie. 

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