Dernières infos
France  - 
Article publié le : mercredi 16 juin 2010 - Dernière modification le : jeudi 17 juin 2010

Retraites : le gouvernement français a tranché

Biểu tình chống cải cách hưu trí tại Marseilles ngày 24/6/10.
Reuters

Par Myriam Berber

Le ministre français du Travail Eric Woerth a présenté, mercredi 16 juin 2010, les grands axes de la réforme des retraites qui sera votée à l’automne. Au cœur de cette réforme : le report de l’âge légal du départ à la retraite qui passera de 60 à 62 ans. Le projet de réforme du système français des retraites a pour objectif le retour à l'équilibre financier en 2018.

Jean-François Copé
 

16/06/2010 par Eric Chaurin

Martine Aubry
 

16/06/2010 par Florent Guignard

Ce sera 62 ans. Le gouvernement avait prévenu et il l’a confirmé : il faudra travailler plus longtemps, jusqu’à 62 ans à partir de 2018.

Ce report se fera sur un rythme rapide : quatre mois supplémentaires par an, à partir de l'année prochaine. Pour une question d’équité, cette évolution concernera tous les salariés du public, comme du privé, ainsi que les régimes spéciaux. Et ce n’est pas tout, la durée des cotisations va, elle aussi, augmenter. Elle sera portée à 41 ans et un trimestre en 2013 pour arriver à 41,5 ans en 2020.

Autre mesure phare : la convergence entre les régimes privé-public. Le gouvernement propose d’aligner les cotisations retraites des fonctionnaires sur celles du secteur privé sur 10 ans, le faisant passer de 7,85% à 10,55%. Cette convergence entre les régimes privé-public suscite une forte opposition des syndicats de fonctionnaires qui dénoncent « une baisse du pouvoir d’achat à venir ».

Taxe sur les hauts revenus

Côté recettes, les hauts revenus seront mis à contribution. Comme attendu, la tranche supérieure de l’impôt sur le revenu sera donc augmentée, les stock-options vont être davantage taxés ainsi que les retraites chapeau et les revenus du capital. Le gouvernement compte aussi supprimer certaines niches sociales dont bénéficient les entreprises. Selon Eric Woerth, l’ensemble de ces mesures pourrait rapporter «3,7 milliards d’euros de nouvelles recettes en 2011 ». Le système de retraite, déficitaire de 32 milliards d’euros, doit être ramené à l’équilibre dès 2018.

Au menu de cette réforme également : la prise en compte de la pénibilité et des carrières longues. Le gouvernement a rejeté l’idée d’établir une liste des métiers pénibles. Chaque salarié devra donc prouver que son travail altère sa santé au moment où il souhaite arrêter son activité. Le projet prévoit également de mettre en place un carnet de santé individuel au travail, pour les salariés exposés à des risques professionnels. Une mesure dénoncée par les syndicats qui rappellent que « nombre de maladies professionnelles se déclenchent souvent plusieurs années après le départ en retraite ».

«Une réforme injuste » selon les syndicats

Les syndicats ont jusqu'au vendredi 18 juin, deux jours seulement, pour amender le document d'une trentaine de pages. A l’unisson, ils dénoncent une réforme des retraites « injuste ». Pour la CFDT, les salariés vont être cinq fois plus sollicités que les hauts revenus. « 85% de l’effort sera supporté par les seuls salariés via le passage à 62 ans et le relèvement des taux de cotisation des fonctionnaires », explique le responsable de la CFDT François Chérèque. Pour la CGT, cette réforme représente « un recul social sans précédent ».

Même constat pour le secrétaire général de Force Ouvrière Jean-Claude Mailly pour qui « les mesures d’âge vont être supportées exclusivement pour les salariés du privé et du public ». Les syndicats dénoncent également « les injustices » induites par le report de l’âge légal du départ à la retraite pour les salariés à carrière longue, carrière morcelée ou encore victimes de la pénibilité. Les syndicats appellent les Français à une journée de mobilisation le 24 juin.

Philippe Crevel

Secrétaire Général du Cercle des Épargnants et conseiller auprès de la direction générale du Groupe Generali

Le retour au déficit zéro nécessite le retour de la croissance, le retour des gains de productivité et la baisse du chômage.

 

16/06/2010 par Nathalie Amar

 

tags: France - Questions sociales
Sur le même sujet :
Commentaires (2)

RETRAITE /POUVOIR D ACHAT

Il faut arrêter de prendre les français pour des imbéciles. Le petit peuple en a marre on fais une polemique sur le foot pendant ce temps on fais des loies pour etrengler se qui veulent s’en sortir. Arreter de nous aligner sur les demandes de gestion Allemagne nous avions les meilleurs protection social et le pouvoirs d’achats etait le meilleurs avant le changement de monnaie revenonts a notre francs. Parlons de la sécurité social le gachis des vaccins, aussi des protections on en parle plus. Combien de laboratoires se sont engraisser au profits de la sécurité social. A quand vraiment la photos sur la carte vital la on ferais des economie de frode et a la condition que les médecins sois strictes. Parlons aussi du patrimoine francais que le gouvernements vas brader . Les gents au pouvoir on un trains de vie eceurant. Parlons de retraites pour ma pars je peu vous dire que dans ma famille beaucoups de menbre nons pas profiter de la retraite puisque la plus par son deceder entre soixantes ans et soixante deux ans . Pour ma pars je suis parti a la retraite a cinquante neuf ans car je subissais du arcelement moral par une collegue alors soi je faisais depression ou je me suicide dans le service ou je pars a la retraite avec sept cent trente euro . Alors j'ai choisi la dernière solution et combien de gents sont dans ma situation?

Quelle légitimité ?

Le comportement de l'équipe de France de foot est une bonne métaphore de ce qui se passe dans la vie politique française. L'équipe qui dirige la France et son "coach" sont discrédités par leur faible compétence, l'étalage de leur train de vie et leur goût pour le gaspillage et la tricherie(Joyandet le ministre de la coopération s'érige de ce point de vue en modèle de tout ce qu'il ne faut pas faire, Woerth mis en cause dans l'affaire Bettancourt ne semble pas valoir mieux). Le mal est profond et touche toute la classe parlementaire française, gauche comprise, qui ne pense qu'à se remplir les poches (cf son scandaleux régime de retraite). Quelle légitimité ont dès ces personnes lors pour demander des sacrifices aux Français ? Ils emmènent ces derniers droit contre le mur. Notre 17 juin ce sont les prochaines élections qui inéluctablement vont se traduire par un raz-de-marée pour l'extrême-droite. Nous n'aurons alors plus que nos yeux pour pleurer. Quant aux pays africains, ils auraient raison d'aller chercher leur modèle (d'équipe) du côté de la Suède ou de la Norvège.

Réagissez à cet article
Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
To prevent automated spam submissions leave this field empty.
CAPTCHA
Cette question sert à vérifier que vous n’êtes pas un robot afin de prévenir le spam automatique.
Image CAPTCHA
Saisissez les caractères (sans espaces) indiqués dans l'image.
Fermer