Paris promet des représailles après l’assassinat de Michel Germaneau

Nicolas Sarkozy a confirmé lundi 26 juillet « l'assassinat » de l'otage français au Sahel, Michel Germaneau, que Paris avait tenté en vain de libérer dans la semaine en participant à un raid contre une base d'al-Qaïda au Maghreb islamique. Devant les caméras, il a condamné un acte « odieu et barbare ». « Nous avons affaire à des gens qui n'ont aucun respect pour la vie humaine », a dit le président qui a laissé entendre qu'il n'excluait pas des « représailles » contre al-Qaïda au Maghreb islamique.
Lorsque Nicolas Sarkozy promet que le meurtre de Michel Germaneau ne restera pas impuni, il met en garde les hauts responsables d'al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Mais concrètement, une opération des Forces spéciales, ou un « assassinat ciblé » de la part du service action de la DGSE, la Direction générale de la sécurité extérieure, semble difficilement imaginable, et pas forcément souhaitable.
« Il faut savoir que par tradition on recourt de manière excessivement rare aux assassinats même pour des raisons de cette nature, explique Eric Dénécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R). Le deuxième mode d’action c’est l’envoi de nos forces spéciales. Mais il y a beaucoup de risques et c’est très coûteux. Il ne s’agit pas de perdre des hommes supplémentaires pour essayer de faire des représailles. Mais surtout ce qui est très intéressant à étudier, c’est que est-ce que ça vaut vraiment le coup de le faire. Bien sûr qu’il ne faut pas laisser cette action impunie, mais il faut aussi réfléchir au fait de savoir si nous rentrons dans un cycle de représailles infini. Aujourd’hui c’est une question que les autorités doivent véritablement se poser, mais on a l’habitude de gérer cela en France. »
Autre moyen d'action pour Paris : renforcer la coopération avec ses alliés dans la région afin que, dans les mois qui viennent, des unités d'élite mauritaniennes, maliennes ou algériennes parviennent à éliminer le groupe.
Dernière possibilité : l'attaque aérienne « ciblée ». Elle permet une réaction rapide mais nécessite une localisation très précise de la cible dans une zone désertique extrêmement vaste.
La France peut-elle intervenir sans le soutien des pays de la zone sahélienne ? |
A l'Etat major des armées à Paris, on affirme qu'il n'y a actuellement que « quelques dizaines de militaires » français en Mauritanie, au Mali et au Niger. Des militaires déployés régulièrement, au titre de la « coopération » et qui n'auraient pas été impliqués dans le raid mené jeudi 22 juillet au Mali. Car en cas de coup dur, les soldats d'élite viennent directement de France et peuvent travailler sur place en coopération avec les forces de la région. En Mauritanie, ce sont les GSI, le Groupes spéciaux d'intervention, des militaires formés dans la plus grande discrétion par les forces spéciales françaises. Ils seraient déjà 400 et patrouillent le long de la frontière avec le Mali, avec des pick-up équipés de mitrailleuses lourdes. 200 Maliens auraient également été entrainés par les Français et peut-être aussi des Nigériens, tous spécialisés dans la lutte antiterroriste. En face, la nébuleuse al-Qaïda au Maghreb islamique serait forte d'environ 400 hommes. Certains militants auraient fait leurs armes en Afghanistan. Très mobiles, ces groupes sont très difficiles à localiser dans cette immense zone désertique. L'armée française dispose bien d'un avion de reconnaissance Atlantique, mais il est basé à Dakar à près de 1 000 kilomètres et tous ses drones à long rayon d'action sont utilisés en Afghanistan. |

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Commentaires (4)
A NOTRE CHER AMI L am"ricain
Merci du conseil mais pas besoin car apres mures réflexions ....vous n'avez pas encore trouver une solution a vos soucis outre atlantique que vous avez crée .
Pour un monde meilleur!
L'assassinat de Michel Germaneau est odieux et les terroristes doivent être anéantis, mais ne vaudrait-il pas mieux prendre le mal à la source et arrêter de fabriquer et vendre armes et munitions de guerre? Je suis suisse et j'ai honte! Malheureusement, les enjeux sont si importants qu'ils priment sur les vies humaines. Je me pose la question: Qui sont en premier lieu les véritables assassins? Les fabricants ou les utilisateurs? ...
Je pense que les Francais
Je pense que les Français doivent cesser de philosopher. Un Groupe terroriste qui tue il n'y a pas question de mener beaucoup de réflexion. Il faut frapper sinon les terroristes vont croire que la France aie peur. Je vous prie Messieurs les Français si vous ne faites pas attention votre territoire deviendra le bastion du terrorisme. Réagissez maintenant en frappant dur. Oublier ce Monsieur de Eric Dénécé qui serait un ami de Jacques Chirac ( Je vous en prie je ne suis pas Français. Je suis Américain)
Que choisir?? le bâton ou la
Que choisir?? le bâton ou la carotte!
L'américain ci-haut qui a choisi de frapper dur n'a rien compris de ce qui se passe en Irak ou en Afghanistan? 9 ans, c'est plus que la durée de la seconde guerre mondiale, et pour quels résultats?
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