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Article publié le : mercredi 28 juillet 2010 - Dernière modification le : jeudi 29 juillet 2010

Perquisition chez la fille de Liliane Bettencourt

L'entrée du domicile de Françoise Meyers-Bettencourt à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).
L'entrée du domicile de Françoise Meyers-Bettencourt à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).
REUTERS/John Schults

Par RFI

Le domicile de la fille de Liliane Bettencourt a été perquisitionné ce mercredi 28 juillet dans l'enquête liée à une plainte de l'héritière de L'Oréal, écoutée clandestinement à son domicile, tandis que dans un autre volet de cette affaire tentaculaire, l'audition d'Eric Woerth était toujours attendue. Les policiers de la Brigade financière se sont présentés à l'aube, ce mercredi matin, au domicile de Françoise Meyers-Bettencourt, situé en face de la résidence de sa mère à Neuilly-sur-Seine. Les policiers ont emporté avec eux un ordinateur et des agendas. Olivier Metzner, l'avocat de la fille de Liliane Bettencourt parle d'écran de fumée.

Me Olivier Metzner, avocat de Françoise Bettencourt-Meyers

Je m'inquiète de ce que un procureur mène une enquête sur des atteintes à la vie privée

 

28/07/2010 par Franck Alexandre

Pour Olivier Metzner cette perquisition n'est qu'un leurre, une diversion pour tenter de faire oublier l'affaire Bettencourt devenue affaire d'Etat. L'avocat de la fille de Liliane Bettencourt ironise sur les prises des policiers de la Brigade financière: des agendas, et les transcriptions des écoutes téléphoniques... des éléments déjà transmis à la justice.

Les enquêteurs cherchent à déterminer dans quelles circonstances le maître d'hôtel de la milliardaire a décidé d'enregistrer les conversations de Liliane Bettencourt avec son entourage.

Pour sa défense, Françoise Meyers, la fille de l'héritière de L'Oréal, affirme qu'elle n'a jamais incité le personnel de sa mère à apporter des preuves et des témoignages destinés à suggérer que celle-ci était l'objet d'un abus de faiblesse.

Olivier Metzner, pour sa part, s'étonne que le parquet de Nanterre, dont le procureur Phillippe Courroye apparait justement dans les écoutes, s'intéresse plus à la façon dont l'information a été obtenue qu'à l'information elle-même.

Une perquisition pour rien, assure l'avocat, un écran de fumée, ajoute-t-il, destiné seulement à détourner les regards de la très attendue et très imminente audition du ministre du Travail Eric Woerth.

tags: France - Justice
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