
Le ministre du Travail a été entendu ce jeudi 29 juillet pendant huit heures dans ses bureaux par les enquêteurs de la brigade financière dans le cadre de l'affaire Bettencourt. Eric Woerth attendait de pouvoir s'expliquer devant les enquêteurs et le ministre a démenti en bloc toutes les accusations portées contre lui.
Il se disait impatient de s'expliquer. Pendant près de huit heures, le ministre du Travail a donc eu tout loisir de le faire. Une très longue audition.
Balayés également les soupçons de financement politique illégal. L'ex-trésorier de la majorité a nié avoir reçu de l'argent en dehors du cadre de la loi.
Une position qui tranche avec les déclarations de Patrice de Maistre et de Claire Thibout, l'ex-comptable des Bettencourt. Le premier affirme qu'il a bien embauché Florence Woerth à la demande de son mari, la seconde soutient qu'Eric Woerth a bien récupéré 50 000 euros en liquide lors de la campagne présidentielle.
Parole contre parole donc... Eric Woerth espère que cette audition marathon fera taire les rumeurs et les fantasmes et lui permettra de mener en toute sérénité la réforme des retraites. C'est désormais au procureur de Nanterre Phillippe Courroye, en charge de l'enquête, d'en décider.
Une audition qui ne signifie pas forcément la fin de l’affaire Bettencourt pour Eric Woerth Eric Woerth se disait « impatient » d'être entendu par la justice. Son « souhait » a enfin été exaucé. Mais cette audition ne marque pas la fin de l'enquête, et on voit mal comment l'affaire Woerth-Bettancourt pourrait être close avant la rentrée. Comme on le reconnaît désormais dans la majorité, cette affaire, quel qu'en soit le résultat final, laissera des traces. Et il se murmure à présent dans les coulisses du pouvoir que Nicolas Sarkozy pourrait même se séparer de son ministre à l'occasion du remaniement annoncé pour l'automne. Le chef de l'État a déjà contraint Eric Woerth à renoncer à cumuler son ministère avec la fonction de trésorier de l'UMP - qu'il occupait depuis 8 ans. Il n'avait pourtant pas démérité à ce poste ; c'est à lui que l'UMP doit la création du « Premier Cercle », ce club select de grandes fortunes particulièrement généreuses pour favoriser l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007 : plus de 9 millions d'euros de dons avaient été recueillis auprès des particuliers, évidemment « en conformité avec la loi », a dit Eric Woerth aux policiers. |

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Yahoo! Buzz
Technorati





















Commentaires (2)
Aff. Bettencourt
Argent, politique, le pouvoir. Capitalisme! Rien d'étonnant.
Aff Bettencourt
Le contraire nous eut étonnés. Il y a plus haut que lui qui est mouillé, c'est une affaire d'Etat. Et E. Woerth protège le boss. Courroye est de la même lignée, et il se doit de prononcer un non lieu. C'est à la Presse de ne pas lâcher le morceau, et d'en remettre une couche avant les élections, pour rafraichir la mémoire des français et des françaises.
Réagissez à cet article