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    France

    A Choisy-le-Roi, la mairie dénonce l'absence de relogement pour les Roms

    media Des policiers recensent les habitants d’un camp illegal de Roms à Saint-Andre-les-Lille, le 9 août 2010. Les évacuations se succèdent à travers la France, sans que des solutions de relogement ne soient proposées. REUTERS/Pascal Rossignol

    A Choisy-le-Roi, la municipalité a dénoncé ce lundi 16 août 2010, les expulsions de Roms. Jeudi dernier, un campement de Roms situé sous l'A86 a été évacué par les forces de l'ordre. Les familles expulsées ont été prises en charge par la mairie qui les a temporairement abritées dans un gymnase de la commune. Une situation précaire que dénonce le maire, Daniel Davisse. Il demande au gouvernement et au préfet, d'assumer leurs responsabilités.

    Quatre jours après l’évacuation du campement, un représentant de la Ligue des droits de l’homme fait le point avec Rodika, une Rom expulsée.

    « Dans le gymnase, il y a soixante-seize personnes. Il faut que nous déposions des recours pour les obligations de quitter le territoire », explique le représentant de la Ligue des droits de l’homme. « C’est ce qui nous intéresse », répond Rodika.

    La situation s’organise peu à peu au gymnase Joliot-Curie de Choisy-le-Roi où soixante-seize personnes campent à l’abri de la pluie qui ne cesse de tomber.

    « Ma mère dit qu’elles sont malades parce qu’elles dorment ici par terre. Ma mère, elle est malade. Ici, c’est plus difficile pour elle », raconte un des Roms.

    Des conditions d’hébergement difficiles pour les personnes malades et les jeunes enfants. Des matelas de fortune et des tapis de sol sont installés le long des murs du gymnase. Les enfants jouent pendant que les parents se reposent. Leur avenir dépend de la décision des pouvoirs publics.

    Pour le moment, c’est l’attente. « Je vais attendre la réponse, pour savoir combien de jours je vais rester ici ou si je vais partir. Ce n’est pas moi qui décide, mais la mairie ou la préfecture. Le principal maintenant, c’est leur réponse », explique Rodika.

    Deux micro-ondes ont été installés pour que les familles puissent préparer des repas chauds, mais cet hébergement reste provisoire car la rentrée scolaire approche et le gymnase ne sera plus disponible.

    Pour l’heure, aucune solution de relogement n'a été proposée.

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