GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 14 Décembre
Samedi 15 Décembre
Dimanche 16 Décembre
Lundi 17 Décembre
Aujourd'hui
Mercredi 19 Décembre
Jeudi 20 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    France

    Rentrée littéraire 2010 : «Du solide, du connu, du rassurant»

    media

    La rentrée littéraire 2010 se caractérise par une inflation de nouveaux titres d’auteurs français. Pour sa part, la littérature étrangère réunit de grosses pointures, dont Salman Rushdie, Brest Easton Ellis et Don DeLillo. Enfin, les auteurs africains s’imposent dans cette production littéraire française.

    Dans les vitrines des libraires de France et de Navarre, les nouveautés de la rentrée 2010 ont remplacé les romans de l’été. Les Laurent Gaudé, Echenoz, et autre Mabanckou ont renvoyé aux oubliettes les Yasmina Khadra, Marie Ndiaye ou Patrick Besson qui ont fait les beaux jours de la saison 2009-2010.  

    Avec 701 parutions programmées sur les trois prochains mois, romans d’auteurs français et étrangers confondus, la rentrée littéraire 2010 promet d’être riche en sensations et en découvertes. D’autant plus riche qu’après plusieurs années de déflation, la production romanesque est de nouveau à la hausse, se rapprochant du niveau record des 727 titres, atteint en 2007.
     
    Tendance générale ? « Du solide, du connu, du rassurant », selon les analystes de Livres hebdo, la Bible de l’édition française. « Dans un contexte économique instable, après un premier semestre morose en librairie, les éditeurs ont concocté, expliquent ce magazine, un programme automnal sans grosses prises de risques, à base d’auteurs qui ont déjà fait leurs preuves, déjà reconnus par la critique, aimés des lecteurs ou primés par leurs pairs ».
     
    En quête de nouvelles consécrations
     
    Ces auteurs français qui ont fait leurs preuves et qui reviennent cette année de nouveau chercher la consécration s’appellent : Michel Houellebecq, Amélie Nothomb, Philippe Claudel, Laurent Gaudé, Olivier Cadiot, Jean Echenoz, pour ne citer que les plus connus. Ils ont en commun une écriture complexe et virtuose, ouverte sur les turbulences du monde et de l’Histoire, à mille lieux de la veine de l’autofiction parisianiste qui a fait florès au cours des dernières années. Habitués des grands tirages (entre 50 000 et 200 000 exemplaires), ceux-ci ont réussi à se constituer un vaste lectorat qui leur reste fidèle d’un roman à l’autre, malgré des critiques parfois plus que réticentes.
     
    C’est le cas notamment de Laurent Gaudé, prix Goncourt 2004. L’auteur de La mort du roi Tsongor et du Soleil des Scorta doit sa réputation aux libraires et à un bouche à oreille inédit, alors même que les critiques parisiens n’ont cessé de le descendre en flamme. Ouragan, le nouveau titre de Gaudé, est un roman choral, aux intrigues multiples et tragiques, qui se croisent, dans une Amérique déchirée par des conflits sociaux et des cataclysmes naturels. De construction maîtrisée et raconté avec une précision quasi-cinématographique et un sens puissant du tragique, ce roman a tout pour plaire aux critiques les plus pointilleux. En attendant le jugement, l’auteur retient son souffle !
     
    La critique littéraire a également été très dure dans le passé avec un autre romancier, Michel Houellebecq, dont le nouveau roman devrait réconcilier, avec les critiques, cet auteur talentueux : « Le plus génial de sa génération », selon le magazine Les Inrockuptibles. Le nouvel opus du maître est en effet le livre le plus attendu de cette rentrée. Sa parution a même été repoussée au 8 septembre, sans doute pour mieux profiter du buzz qui grossit à vue d’œil !
     
    « L’enfant terrible » des lettres françaises, Houellebecq, fait une carrière spectaculaire, riche en polémiques et controverses, tout en marquant de son imagination inventive et cynique la narration littéraire contemporaine. En raison de la grande qualité stylistique et narrative à laquelle l’homme nous a habitués, la publication d’un nouveau titre signé Michel Houellebecq est toujours un événement. La Carte et le territoire, qui est un autoportrait sur fond d’interrogations sur le statut de l’art dans le monde contemporain, ne devrait pas déroger à la règle et devrait même permettre à l’auteur d’emporter le prix Goncourt qui lui a échappé de justesse en 2007.
     
    Extension du domaine étranger
     
    La rentrée étrangère s’annonce également très riche, malgré la baisse quantitative (-11 %) des titres par rapport à 2009, comme le rappelle le dossier de Livres hebdo. Comme d’habitude, les Anglo-Saxons dominent, avec notamment quelques grosses pointures telles que Philip Roth, Raymond Carver, Joyce Carol Oates, Don DeLillo, Jerome Charyn, Jim Harrison, Thomas Pynchon, Monica Ali, Hanif Kureishi et Salman Rushdie.
     
    Rushdie revient sur le devant de la scène avec un conte, Luka ou le feu de la vie, roman qui se situe dans le prolongement de Haroun et la mer des histoires. Joyce Carol Oates et Philippe Roth, nobélisables tous les deux, publient respectivement Petite sœur, mon amour et Indignation.
     
    Malgré cette domination des Anglo-saxons, on est sensible à la diversification qui est à l’œuvre, avec la montée en puissance notamment des Indo-Pakistanais (Amitav Ghose, Amit Chaudhuri, Kamila Shamsie), des Latino-Américains (Alan Pauls, Santiago Gamboa, David Toscana), des Africains anglophones (Ben Okri, Coetzee) et des Turcs (Elif Safak, Orhan Pamuk).
     
    Thématique africaine
     
    Enfin, la grande particularité de ce cru 2010, c’est la place grandissante de la voix africaine dans la production littéraire en France. Selon Livres hebdo, qui a relevé les échos nombreux des violences algériennes dans la littérature française, l’Algérie est l’un des thèmes majeurs de cette rentrée. Poussant cette logique un peu plus loin, on pourrait affirmer que c’est l’ensemble de l’Afrique qui est l’un des grands thèmes de cette rentrée littéraire.
     
    Cette thématique africaine est portée essentiellement par une fiction en pleine expansion, représentée cette année par des romanciers particulièrement talentueux (ils sont plus d’une quinzaine), qui ont pour nom : Ben Okri, Alain Mabanckou, Mia Couto, Fatou Diome, Mamadou N’Dongo, Patrice Nganang, Pepetala…
    Ceux-ci pratiquent une fiction sans complexe, souvent expérimentale, pour évoquer, qui l’histoire de leur continent, qui ses malheurs contemporains, qui son propre parcours.
     
    Transformant la fiction en un récit autobiographique, Alain Mabanckou livre un récit rétrospectif intitulé astucieusement Quand j’aurai vingt ans. Plus expérimental, Contes de la liberté, du Nigérian Ben Okri. A la faveur d’une forme hybride, à mi-chemin entre le haïku japonais et la nouvelle occidentale, le Nigérian porte un regard particulièrement féroce sur un continent « en ruine » sur lequel pèsent le poids douloureux de son passé et les branches mortes de son présent atrophié.

     

    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.