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A Paris des milliers de manifestants dénoncent la politique «xénophobe» du gouvernement
Comme dans plusieurs pays européens, en France des dizaines de milliers de personnes sont descendues le 4 septembre dans la rue pour dénoncer la politique sécuritaire du gouvernement et les expulsions de Roms. Des rassemblements à l'appel d'une centaine d'organisations, et soutenus par les partis de gauche et les syndicats. Reportage dans le cortège parisien, d’Anne Catherine Cavalli
Ils ont ouvert le cortège en musique, mais aussi en colère : « On veut voyager librement, on a le droit », scandaient les manifestants. « Monsieur Sarkozy faites la guerre à la pauvreté, pas aux gens du voyage », pouvait-on lire sur des banderoles portées par des hommes en chapeau et des femmes aux robes multicolores.
En tête du cortège, Alexandre Romanès poète et directeur du célèbre cirque tsigane du même nom : « Je ne pense pas que ce soit vraiment une affaire de racisme. Nous, les problèmes que nous posons, c’est que nous sommes des pauvres. Mais maintenant dans le monde entier, les pauvres on en veut plus. Et les sédentaires n’ont jamais accepté les nomades ».
Les manifestants réclament leur liberté et ils voudraient être traités comme tous les Français, comme le souligne Laurent Elghozi, membre fondateur de Roms Europe : « Les premiers coupables sont les maires et les préfets qui refusent d’appliquer la loi Besson. Il y a aujourd’hui, 15 000 places d’accueil alors que l'on prévoyait 42 000 places d’accueil ».
Annie militante de « Droit au logement » est surtout venue pour dénoncer le manque de respect envers les familles migrantes : « Cette façon de traiter la différence est symptomatique d’une démocratie malade, et les familles non seulement on les réprime mais en plus, on les méprise. Un moment donné, ça donnera de la colère ».
Tous les chemins mènent aux Roms, explique l’un de leurs porte-parole. Ce jour-là, les Parisiens étaient venus nombreux tout au long du parcours pour apporter leur soutien.

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