FRANCE - 
Article publié le : mardi 07 septembre 2010 à 20:38 - Dernière modification le : mardi 07 septembre 2010 à 22:48

Plus d'un million de Français manifestent contre le projet de réforme des retraites

Les manifestations contre le projet de réforme des retraites ont mobilisé plus d'un million de personnes partout en France. Ici, des manifestants dans une rue de Marseille.
Les manifestations contre le projet de réforme des retraites ont mobilisé plus d'un million de personnes partout en France. Ici, des manifestants dans une rue de Marseille.
REUTERS/Jean-Paul Pelissier

Par RFI

Plus d'un million de manifestants, 2,7 millions selon le premier syndicat français, ont réclamé mardi 7 septembre dans les rues de France une refonte de la réforme des retraites, projet phare du président Nicolas Sarkozy.

Journée de mobilisation contre le projet de loi de réforme des retraites
Les salariés du secteur public comme du privé ont manifesté ensemble contre le projet de réforme des retraites présenté le même jour (mardi 7 septembre) à l'Assemblé nationale. Ici des manifestants à Paris.
REUTERS/Benoit Tessier
Les leaders syndicaux étaient en tête du cortège dans la manifestation de Paris : François Chérèque de la CFDT (5e à gauche), Bernard Thibault de la CGT (7e à gauche).
REUTERS/Benoit Tessier
Les manifestations contre le projet de réforme des retraites ont très fortement mobilisé partout en France. Ici, des manifestants dans une rue de Marseille.
REUTERS/Jean-Paul Pelissier
Certains manifestants, ici à Nantes, ironisent sur l'affaire Bettencourt dans laquelle le nom du ministre du Travail, Eric Woerth, est souvent cité.
REUTERS/Stephane Mahe
Le ministre du Travail, Eric Woerth, défendant le projet de réforme des retraites à l'Assemblée nationale.
REUTERS/Charles Platiau
Les députés communistes interrompent la séance pour présenter au ministre du Travail Eric Woerth les pétitions qu'ils ont recueillies contre le projet de réforme.
REUTERS/Charles Platiau
Nombre d'usagers ont dû prendre leur mal en patience...
REUTERS/Benoit Tessier
... à cause des fortes perturbations dans les transports en commun.
REUTERS/Pascal Rossignol

    Présenté comme un moment de vérité politique à moins de deux ans de la prochaine élection présidentielle de 2012, la journée de grèves et de manifestations a drainé la plus forte mobilisation enregistrée depuis le début de la contestation du projet gouvernemental, en mars.

    La police a dénombré 1,12 million de participants dans toute la France. Selon la CGT (gauche), les cortèges ont rassemblé quelque 2,735 millions de personnes tandis que le deuxième syndicat du pays, la CFDT, faisait état de 2,5 millions de manifestants.

    A Paris, les manifestants étaient 80 000 selon la police, et pas moins de 270 000 selon la CGT, soit plus du double que lors de la dernière mobilisation contre le projet en juin.

    Les syndicats jugent la mobilisation réussie

    Les dirigeants syndicaux ont affirmé avoir réussi leur pari d'une mobilisation plus forte que le 24 juin, précédente journée de contestation, qui avait rassemblé entre 800 000 personnes, selon la police, et deux millions, selon les syndicats.

    Partout dans le pays, les grèves ont provoqué d'importantes perturbations dans les transports ferroviaire, urbain et aérien. Deux trains à grande vitesse (TGV) sur cinq circulaient, le trafic était perturbé dans les principaux aéroports. Dans les écoles, les collèges et les lycées, de nombreuses classes sont restées fermées.

    Si la mobilisation était forte dans le secteur public, beaucoup d'entreprises du secteur privé étaient aussi représentées dans les cortèges.

    Les syndicats avaient choisi le début du débat parlementaire sur les retraites pour organiser cette journée d'action. Il a débuté à l'Assemblée nationale dans un climat houleux, la gauche accusant le gouvernement « de ne pas avoir joué sincèrement le jeu de la négociation » et fustigeant un projet « injuste » qui « fait porter 95% de la charge sur les salariés ».

    La réforme prévoit de repousser l'âge minimum de la retraite de 60 à 62 ans d'ici à 2018. Le gouvernement considère que faire travailler les Français plus longtemps, à l'instar de leurs voisin européens, est la meilleure option pour assurer des besoins de financement estimés à 70 milliards d'euros d'ici à 2030.

    Selon les sondages, une majorité de Français approuvent cette mobilisation, tout en considérant la réforme inéluctable.

    Avec AFP

    tags: France - Questions sociales
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