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    France

    La Fête de l’Huma : 80 ans d’histoire(s) communes et communistes

    media

    Débats, musique, théâtre et politique se donnent rendez-vous à la Fête de l’Humanité. La plus grande fête culturelle de France existe depuis 1930 et a toujours su accueillir artistes, public et politiciens. Du 10 au 12 septembre, la 80e édition rend hommage à Jean Ferrat au parc départemental de la Courneuve (Seine-Saint-Denis). Jacques Dutronc clôturera la fête « communiste ». Entretien avec Valère Staraselski, romancier, historien et l’auteur du livre : « La Fête de l’Humanité : 80 ans de solidarité ».

    Valère Staraselski était l’invité dans l’émission « Culture vive » sur RFI. Ecoutez l’interview en intégralité. 16/10/2013 - par Pascal Paradou Écouter

    RFI : Est-ce qu’en 1930 les artistes sont déjà au rendez-vous quand le patron du quotidien L'Humanité, Marcel Cachin, décide de créer cette fête de l’Humanité ?

    Valère Staraselski :
    Non, pas en 1930. En 1930 il y avait des courses au sac, des courses à l’œuf, il y a Maurice Thorez (secrétaire général du Parti communiste français, qui organise une fête champêtre à Bezon en soutien à des dirigeants communistes arrêtés et emprisonnés). Il y a une averse qui se réfugie dans la mairie annexe pour chanter le p’tit quinquin et à cette occasion elle récoltait de l’argent pour les mineurs en grève. Mais les artistes, les chanteurs vont arriver très vite avec le Front Populaire. Et à partir de cette date là, la culture sera partie intégrante de la Fête de l’Humanité .

    RFI : A quel besoin répond cette fête ? L’Humanité, c’est le journal communiste français, ce n’est pas la fête du parti, même si c’était l’organe du Parti communiste, c’est la fête du journal.


    V.S. :
    Oui, c’est cela. D’ailleurs, ce n’est plus l’organe central du Parti communiste français. Cette fête correspond aux besoins de fête, de rencontre. On l’a comparée au carnaval de Moyen Âge. Il y a quelque chose qui fait que les gens ont besoin de couper avec le quotidien et de se brasser.

    RFI : Il y avait aussi un besoin d'argent, parce que dès le début, cette fête était là pour financer le journal L’Humanité.


    V.S. :
    En 1930, il y avait deux lignes au Parti communiste : une ligne disons gauchiste, classe contre classe, et une ligne beaucoup plus ouverte qui finira par s’imposer – avec un jeune dirigeant, Maurice Thorez. En 1930, le gouvernement emprisonne les dirigeants communistes et veut casser le journal en l’attaquant au porte-monnaie. Marcel Cachin, le directeur du journal, crée 150 comités de défense de L’Humanité qui deviendront après des comités de diffusion. Après un congrès à Bezon (Val-d’Oise), l’argent sera récolté pour sauver le journal, et à la suite de ce congrès naîtra la première Fête de l’Humanité.

    RFI : A la première fête, l’entrée valait deux francs, il y avait mille visiteurs, cela ne faisait pas une recette énorme. Aujourd’hui, le prix d’entrée est beaucoup plus conséquent et il y avait l’année dernière 600 000 visiteurs. Moins il y a des communistes en France, plus il y a des spectateurs à la Fête de l’Huma ?


    V.S. :
    Les communistes sont minoritaires depuis très longtemps à la Fête de l’Humanité. Les communistes sont dans les stands, en 1974, il y avait 12% de communistes. Cela correspond à un besoin de fête, de se rassembler à gauche pour débattre ensemble, pour échanger, pour essayer de dégager une perspective, se remonter le moral.

    RFI : La fête se dépolitise ?


    V.S. :
    Je ne dirais pas qu’elle se dépolitise, elle se politise autrement, par des associations, d’autres partis, mais la force motrice reste la Parti communiste, mais elle s’ouvre beaucoup plus largement et on fait la politique autrement. On compte cette fois deux cents débats.

    RFI : …et un hommage à Jean Ferrat qui était le compagnon du Parti communiste, mais est-ce que c’est vrai pour tous les autres artistes ? En 1963 il y avait Claude François, en 1991 Johnny Hallyday.


    V.S. :
    Pour un artiste c’est très important de se produire à la Fête de l’Humanité. Comme le dit Alain Souchon, c’est un peu le versant du 14 juillet, moi, je pense plutôt aux vendanges, cela appartient au patrimoine national. Se produire devant un public qui peut aller jusqu’à 100 000 personnes, cela est très impressionnant pour un artiste.

    RFI : Les communistes n’ont pas renoncé à une certaine idée de la culture. La culture est toujours centrale dans le programme du PC et dans l’engagement quotidien des municipalités communistes. Vous sauriez résumer la spécificité communiste en matière de culture ?


    V.S. :
    L’accès du plus grand nombre au patrimoine, à la culture vivante, et ce qui peut aider les couches populaires et toute personne à s’émanciper, à être libre.

    RFI : Il y a aussi le village international.


    V.S. :
    Dès le début, les nations sont là et elles ont crée en 1954 le village international. Dans les années 1960 il y avait 120 pays, 141 journaux, et d’aucuns diront c’est une seconde ONU, les ambassadeurs travailleront beaucoup autour de ce village international.  

    Valère Staraselski : « La Fête de l’Humanité : 80 ans de solidarité », éditions du Cherche-Midi.
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