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    France

    BASQUIAT !

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    Il était né à New York, dans le quartier de Brooklyn, d’une mère portoricaine et d’un père haïtien. Jean-Michel Basquiat aurait 50 ans cette année, s’il n’était mort en 1988 d’une overdose, à l’âge de 27 ans. En dépit de sa mort prématurée, il est l’un des artistes les plus chers du monde. Le Musée d’art moderne de la ville de Paris expose jusqu’au 30 janvier 150 de ses tableaux. Une exposition à ne pas manquer, d’autant plus rare que la plupart de ses tableaux sont invisibles, jalousement gardés par des collectionneurs européens ou américains.

    C’est un gamin de la rue, bien qu’il soit issu d’un milieu très cultivé, grâce à sa mère qui l’a emmené au musée dès l’âge de six ans.
    Marie-Sophie Carron de la Carrière 16/10/2013 - par Elisabeth Lequeret Écouter

    Brillant, bourré de talent, dandy, iconoclaste, Basquiat avait tout pour devenir une star. Sa mort brutale, dans la force de l’âge, et alors même que tout semblait se transformer en or sous ses pas, renforce la légende, celle d’un clochard céleste, foudroyé dans la force de l’âge. « Il faut toujours garder en tête que c’est un artiste très jeune, très juvénile, raconte Marie Sophie Carron, commissaire de l’exposition. Il commence dans le milieu des graffitis. Il a très vite compris : pour réussir il fallait être dans les meilleurs expositions, avoir les meilleurs marchands. Et en très peu de temps il a remplis ce contrat. »

    Basquiat parle des choses qui le hante : l’argent, la mort, la maladie. Ses peintures montrent des crânes et des squelettes, elles ont la violence et la force des arts primitifs, tout en étant nourries de culture populaire américaine, cette culture qui a bercé l’enfance du peintre, comme il le rappelle dans cette interview accordée au début des années 80. « J’ai grandi dans un désert culturel. Chez moi, il n’y avait que la télévision. J’ai dû partir. Toute ma vie à l’époque c’était maison-école, école-maison. Je n’avais pas d’amis, rien que la maison et la classe. Et dès que je sortais c’était pour picoler, balancer des bouteilles, ce genre de truc... »

    La peinture de Basquiat est son journal intime. Liberté, racisme, mort et publicité se côtoient sur ces toiles violentes et lyriques. Bientôt, il se lie d’amitié avec Andy Warhol, qui devient son mentor. « Warhol, c’est un artiste qui a très vite compris que pour se différencier, pour être au premier plan, il fallait utiliser les média, explique Marie Sophie Carron. Les médias, c’est être photogénique. Basquiat est magnifique, beau. Donc, en 1985, il a 25 ans à l’époque, devant ses œuvres, il fait la couverture du New York Times Magazine pour illustrer un article sur New Art, New Money, donc le nouvel art, le nouvel argent. »

    Le nouvel argent, car, à 25 ans, Jean-Michel Basquiat est une star, le premier peintre noir reconnu par l’avant-garde. Après les murs des quartiers pauvres, il expose dans les grandes galeries new-yorkaises. Mais malgré ses efforts, il n’arrive pas à décrocher de l’héroïne et meurt d’une overdose en 1988. En moins de dix ans d’une carrière fulgurante, il a nous a laissé plus d’un millier de tableaux.

    BASQUIAT, du 15 octobre jusqu'au 30 janvier au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris 

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