Dernières infos
France / Retraites - 
Article publié le : lundi 25 octobre 2010 - Dernière modification le : lundi 25 octobre 2010

En France, la bataille contre la réforme des retraites entre dans sa dernière ligne droite

Posto de gasolina em Strasbourg. Abastecimento voltará ao normal ao longo da semana.
Posto de gasolina em Strasbourg. Abastecimento voltará ao normal ao longo da semana.
Johanna Leguerre / AFP

Par RFI

La semaine sociale s’annonce agitée en France avec toujours la bataille contre la réforme des retraites voulue par le gouvernement qui a été votée, vendredi 22 octobre 2010, par le Sénat. Cette nouvelle semaine de mobilisation sera marquée par de nouvelles manifestations, la poursuite des grèves et des pénuries de carburant. Les syndicats appellent à une nouvelle journée d’action jeudi 28 octobre 2010, le lendemain de l’adoption probable de la réforme des retraites par le Parlement. Mais la pression de la rue ne retombera pas pour autant. L’intersyndicale restera mobilisée au moins jusqu’à la promulgation de la loi prévue vers la mi-novembre.

Si les syndicats maintiennent la pression, le gouvernement ne cède pas. La réforme devrait être adoptée définitivement au milieu de la semaine par l'Assemblée nationale. Une autre réforme importante se dessine aussitôt : dès mardi, les députés examineront le projet de loi de financement de la Sécurité sociale qui viendra compléter le volet «Financement» de la réforme des retraites.

Mais pour les syndicats, tant que le décret de la réforme des retraites n’a pas été signé par le président de la République, tout reste possible. Ils vont lancer toutes leurs forces dans le dernier bras de fer avant la promulgation de la loi, prévue mi-novembre. La pression dans le secteur de l'énergie sera maintenue et d’autres journées d'action sont prévues : les étudiants battront le pavé mardi 26 octobre, avant la journée nationale d'action le jeudi 28 octobre qui sera suivie d’une autre le 6 novembre.

Ce dimanche, la France a encore connu des pénuries de carburants. Une station de service sur quatre était à sec selon le gouvernement. L'Union française des industries pétrolières s’inquiète d’une possible dégradation de la situation ce lundi 25 octobre, à cause du repos obligatoire des chauffeurs de camions-citernes qui alimentent les pompes.

Retraites : profil bas pour l’Elysée

Dès lundi 25 octobre 2010 au matin, la commission mixte paritaire, composée de 7 députés et 7 sénateurs, sera réunie pour rédiger le texte définitif de la réforme des retraites. Un texte qui sera solennellement adopté par l'Assemblée nationale et le Sénat mardi ou mercredi prochain. Mais à l’Elysée on ne pavoise pas.

Les vacances scolaires ont commencé, le processus parlementaire touche à sa fin aussi l'Elysée compte sur un essoufflement, tout en sachant que la séquence qui s'ouvre pourrait être tout aussi délicate au vu de la détermination des syndicats, et des risques de radicalisation.

Pas question, dès lors, de pavoiser : pas de provocation inutile, le conseiller social de l'Elysée refuse même de parler d'une « victoire politique » pour Nicolas Sarkozy.

Le chef de l'Etat devrait ainsi renoncer à s'exprimer à la télévision cette semaine. Autant garder cette cartouche pour plus tard, sans doute après le remaniement du gouvernement, tant de fois annoncé.

Et en attendant, Nicolas Sarkozy fait les frais de sa gestion sociale ; il atteint des sommets d'impopularité : 70% des Français se disent mécontents de son action. C'est un niveau record pour le chef de l'Etat français. Aucun président, sous la 5ème République, n'avait connu un tel désaveu. Aucun, sauf Jacques Chirac... il n'est pas certain que cela console Nicolas Sarkozy.

tags: France - Nicolas Sarkozy - Questions sociales
Sur le même sujet :
Commentaires (3)

LA REFORME DES RETRAITES

Il y a dans tout ce mouvement d'opposition a la reforme un aspect hallucinant : tous les principaux responsables syndicaux ne peuvent pas ne pas savoir que la défense du statut quo de la retraite maintenue a 60 ans comme hier est déraisonnable et démagogique. que de temps gâche, que de manque a gagner, que d'occasions manquées que de mauvais exemples donnes a nos enfants quant aux valeurs décisives d'une croissance durable entre bien-être et performances économiques abandonnées au profit de revendications mystifiées impossibles a satisfaire, a maintenir telles quelles, dans un nouveau contexte international qui a change les données du problème de la répartition équitable des revenus et des efforts de la collectivité nationale qui ne dispose plus des mêmes atouts ni de la même balance commerciale eut égard a l'émergence d'économies de dimensions mondiales a couts de production quatre ou cinq fois inferieurs comme la chine l'inde. Le Brésil, le grain à moudre pour tous est donc divise par deux ou trois, la manne de l'état providence plus restreinte. Il faut le savoir, l'accepter, et donc réduire la consommation superfétatoire collective et individuel, les dépenses publiques hormis les secteurs vitaux (recherche, sante, éducation...) les dirigeants syndicaux le savent aussi bien que moi mais ils flattent leurs clientèles et leur laissent accroire des boniments pour justifier leur institution et les privilèges économique te sociaux de tous ceux qui en bénéficient.

d'abord l'emploi

Les niches fiscales représentent 172 milliards d'euros, le déficit des retraites environs 40 milliards, voilà pourquoi nous voulons un autre projet de réforme plus juste.En supprimant les niches fiscales, ont règle le problème des retraites et en même temps celui de la sécurité sociale.
Nous faire travailler 2 ans de plus pour régler seulement les 4 prochaine années, c'est inacceptable et après, qu'est ce qu'on fait? On rajoute 2 ans de travail tous les 4 ans, ce n'est pas sérieux.
Le problème des retraites, c'est l'emploi, 100000 emplois créés c'est 2 milliards de cotisations supplémentaires, faites le calcul avec prés de 5 millions de sans emploi, mais là le gouvernement n'a rien fait pour réduire le chômage, dans ce domaine: échec total.

Vraiment honte !!!

Je ne comprends pas pourquoi un tel acharnements des syndicats et autres ps etc !!!!! C'est la ou ils faudrait se serrer les coudes mettre un peu de bonne volonté non au contraire ils sont fiers d'eux mettre le pays a sacs, ils nous prennent en otages et c'est monstrueux comme j'aimerai leur dire se que j'ai sur le cœur.
Qu'ils laissent ceux qui veulent bosser. Pourquoi en Europe l'âge de la retraite est a 65 ans.
Les français ne veulent pas travailleur beaucoup? D'ailleurs ils ont comme exemple nos chers syndicats eux ne doivent pas avoir de soucis de fin de mois !!!

Réagissez à cet article
Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
To prevent automated spam submissions leave this field empty.
CAPTCHA
Cette question sert à vérifier que vous n’êtes pas un robot afin de prévenir le spam automatique.
Image CAPTCHA
Saisissez les caractères (sans espaces) indiqués dans l'image.
Fermer