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    France

    La banlieue en France, cinq ans après les émeutes

    media Les banlieues s'embrasent après la mort, la veille, de deux adolescents électrocutés dans un transformateur EDF, à Clichy-sous-Bois, le 28 octobre 2005. AFP/Joël Saget

    Le 27 octobre 2005, les banlieues françaises connaissaient des émeutes sans précédent dans le pays suite à la mort de deux adolescents (Zyed, 17 ans, et Bouna, 15 ans) après une course poursuite avec la police. Cinq ans après, la tension reste toujours perceptible.

    En fait, on a l’impression d’un éternel recommencement. Bon, les problématiques sont un peu différentes…

    Pierre Cardo

    Président de l’agglomération des Deux Rives de la Seine, ex Député-maire de Chanteloup-les-Vignes dans les Yvelines pendant 17 ans, UMP

    27/10/2010
    L’invité de la mi-journée pour évoquer la situation des banlieues françaises, alors que, il y a cinq ans, le pays était secoué par des émeutes sans précédents. A l’époque on avait parlé de guérilla urbaine.
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    Les quartiers dits sensibles sont encore des poudrières. Les risques d’embrasement palpables. La situation, difficile depuis les émeutes, ne s’est guère améliorée et s’est même aggravée avec la crise économique et, comme en 2005, un rien peut provoquer à nouveau des affrontements entre jeunes et forces de l’ordre.

    Christophe Soullez, de l’Observatoire national de la délinquance, décrit cette situation : « Dans certains quartiers on est toujours sur la corde raide. Certains quartiers sont encore sous tensions, notamment en raison de la défense du territoire pour le contrôle du trafic de stupéfiants ».

    La police indésirable dans certains quartiers

    L’économie souterraine concerne les trafics : drogues, armes, contrefaçons… Les « territoires », eux, sont contrôlés par une minorité de jeunes qui se sont emparés de quartiers ou plutôt d’immeubles. Des groupes qui gèrent les allées et venues et qui n’acceptent pas la présence des forces de l’ordre.

    Les rapports entre jeunes et polices sont donc encore aujourd’hui très tendus. Pour Loïc Lecouplier, policier à Bobigny et secrétaire régional en Seine-Saint-Denis du syndicat Alliance, « dans certaines cités du 93 dès qu’il y a une incursion de la police que ce soit en civil ou en uniforme il y a forcément une réaction hostile ».

    « Regardez, dit il, le dernier épisode à Tremblay-en-France : après un vaste coup de filet contre les trafiquants de stupéfiants, des jeunes n’ont pas hésité à incendier des bus et à caillasser les forces de l’ordre. Ces groupes se sentent chez eux », conclue-t-il.

    Le chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, après avoir supprimé la police de proximité, a durci le ton en juillet dernier en créant les BST (Brigades spécialisées de terrain). C’est le retour d’une police plus musclée et plus répressive.

    Le chômage encore omniprésent en banlieue

    Dans les zones urbaines sensibles, le taux de chômage est deux fois plus élevé que dans l’ensemble du pays et grimpe jusqu’à 30% dans des dizaines de quartiers. Moins ambitieux que ce qu’avait promis Nicolas Sarkozy pendant sa campagne électorale, le plan Espoirs-Banlieue souffre d’un manque de moyens et de priorités.

    Les maires des villes proches de Paris, regroupés en association, ont lancé un nouveau cri d’alarme et ont demandé au Premier ministre de signer des Accords de Matignon pour les banlieues.

    Gilles Poux, le maire communiste de la Courneuve, dresse un constat alarmant : « Le gouvernement avait parlé d’un plan Marshall pour les banlieues mais là, aujourd’hui, on est très loin du compte. Rien n’a fondamentalement changé. On est toujours sur un terreau de profond mécontentement, le sentiment d’exclusion est insupportable et cela ne présage rien de bon pour l’avenir. »

    Il y a tout de même eu quelques changements bien visibles. Un exemple à Clichy-sous-Bois en Seine-Saint-Denis où la rénovation urbaine a amené la démolition de 1 500 logements tandis que 1 600 étaient construits. Un commissariat de police hautement symbolique a également ouvert début octobre et un nouveau gymnase a été inauguré à la place de celui qui avait brûlé pendant les nuits de violence.

    Retour sur les émeutes de 2005

    Violences urbaines et controverse politique (1er novembre 2005)

    Violences urbaines : comment gérer la crise (2 novembre 2005)

    Banlieues : décryptage d'une vague de violence (26 octobre 2006)

    Edito : La tragique histoire de Bouna et Zyed (8 décembre 2006)

    Emeutes 2005 : des promesses non tenues (27 octobre 2007)

    « On n'a pas tiré les leçons des émeutes de 2005 » (26 novembre 2007)

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