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Article publié le : lundi 29 novembre 2010 à 18:55 - Dernière modification le : lundi 29 novembre 2010 à 18:55

France: polémique sur l'hébergement d'urgence des sans-papiers

Nicolas Sarkozy avait affirmé : «Quand quelqu'un est à la rue, on ne va pas lui demander ses papiers à l'entrée des centres d'hébergement».
Nicolas Sarkozy avait affirmé : «Quand quelqu'un est à la rue, on ne va pas lui demander ses papiers à l'entrée des centres d'hébergement».
Reuters/Vincent Kessler

Par RFI

Des pratiques tendant à interdire l'accès des centres d'hébergement aux étrangers en situation irrégulière se développent en France. C'est ce que révèle le journal Libération ce lundi 29 novembre 2010. Le quotidien dénonce les consignes données par certaines préfectures qui conseillent aux associations en charge de l'hébergement d'urgence de sélectionner les postulants en fonction de leur situation administrative, une pratique contraire à la loi.

Le principe de l'accueil inconditionnel des personnes sans abri a été réaffirmé à plusieurs reprises dans les textes et les déclarations officielles, mais il est parfois battu en brèche par des directives administratives.

Le journal Libération publie ainsi une consigne rédigée dans un document officiel de la préfecture du Haut-Rhin : elle inclut le statut administratif du demandeur parmi les critères d'orientation des personnes qui sollicitent un abri pour la nuit. « En cas de saturation des places d'hébergement d'urgence, précise le document, le public de droit commun doit avoir la priorité sur les demandeurs d'asile et sur les personnes déboutées du droit d'asile ».

Procédé illégal

Autre document publié par le journal, un courrier électronique émanant cette fois de la direction départementale de la cohésion sociale du Calvados. Il enjoint les associations en charge de l'hébergement d'urgence à ne plus accueillir de sans papier.

La préfecture normande admet que le procédé est illégal, mais précise pour sa défense qu'il est resté inopérant. Sa mise en oeuvre aurait en effet contredit les déclarations du chef de l'Etat. A l'automne 2007 Nicolas Sarkozy l'avait affirmé avec force : « Quand quelqu'un est à la rue, on ne va pas lui demander ses papiers à l'entrée des centres d'hébergement ».

tags: Droits de l’homme - France - Questions sociales
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(1) Réaction

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bonjour je suis tres partant pour le faite que les francais on reconnu en quelques minute seulement que le sans papier n est pas un crime.

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