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    Etat des lieux des Antilles, deux ans après la crise sociale

    media Des milliers de personnes ont manifesté contre la vie chère dans les rues de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, le 30 janvier 2009. (Photo : AFP)

    Nicolas Sarkozy, le chef de l’Etat français, va présenter ses vœux à la communauté ultramarine, en Martinique et en Guadeloupe. Il y a deux ans à peine, une grave crise sociale avait paralysé ces îles. Quel bilan peut-on tirer de ces événements ? Qu’est-ce qui a changé ou n'a pas évolué aux Antilles ? Retour sur cette colère sociale.

    Pendant plus de quarante jours fin janvier 2009, la mobilisation a été exceptionnelle, voire historique. Dans les rues tous scandaient ce refrain : « La Guadeloupe est à nous, elle n'est pas aux profiteurs ». Un mouvement porté par un syndicaliste très charismatique, Elie Domota à la tête du Collectif guadeloupéen « Liyannaj Kont pwofitasyo », le LKP, qui dénonçait le profit, l’exploitation et surtout la vie chère. « Tout est vraiment trop cher ». C’est ce que déploraient des fonctionnaires en grève, il y a deux ans, devant la mairie de la commune de Bouillante. Et pour illustrer le propos, un piquet de grève évoquait le nom d'Yves Jégo, à l'époque secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer et sa fameuse « brosse à dent ». En effet, ce dernier qui avait fait plus de huit mille kilomètres pour gérer la crise, n’avait de cesse d’évoquer à chacune de ses interventions publiques le prix excessif de certains produits en prenant comme exemple celui de la brosse à dent qu'il avait dû acheter à son arrivée sur l'île, faisant ainsi son propre comparatif des prix de la métropole à la Guadeloupe.

    Une Guadeloupe « trop métropolitaine »

    Un ancien secrétaire d’Etat, Yves Jégo, qui dans la foulée découvrait la complexité de la situation et s’était dit choqué par une Guadeloupe « trop blanche » à son goût : « Quand on regarde le patronat, il ne ressemble pas aux Guadeloupéens de la rue. Il faut changer les choses avec des moyens et du volontarisme ». Malgré sa bonne volonté, Yves Jégo n’aura pas eu le temps de régler la crise. En effet il a été ensuite remercié et remplacé par Marie-Luce Penchard, l’actuelle ministre en charge de l'Outre-Mer.  Un accord avait cependant été signé entre les différents protagonistes, et des états généraux sur l'outre-mer avaient été organisés. Mais tout est loin d'être réglé. Aujourd'hui le patronat accuse le LKP, et il n’est pas le seul, d'être responsable de la situation économique catastrophique de l’île. « Dix mille chômeurs en plus pointent aux guichets de Pôle Emploi », dénonce Willy Angel, président du Medef-Guadeloupe et il ajoute : « Fallait-il bloquer à ce point toute l’économie guadeloupéenne pour régler les problèmes ? »

    Difficile d’instaurer le dialogue social

    Après une récente mobilisation les 14 et 15 décembre dernier, le puissant mouvement LKP par la voix de son porte-parole Elie Domota refuse d'être mis au banc des accusés. « Les engagements n’ont pas été tenus », s’insurge Elie Domota invoquant la baisse des prix, la formation professionnelle des jeunes ou l’augmentation des bas salaires de l’ordre de deux cents euros comme prévu par l’application du fameux « Accord Binot ». Aujourd’hui le mouvement syndical conserve une posture très combative. Le bras de fer continue et le malentendu persiste. Le préfet a même décidé de ne plus réunir le comité de suivi sur les accords signés en mars 2009. « Cela se passe très mal lors de ces réunions », confirme Victorin Lurel président PS du Conseil général de Guadeloupe.

    Un conflit social mais aussi identitaire

    « A compétences égales, les postes à responsabilités ne vont pas en priorité aux ultramarins » souligne Patricia Blafran-Trobo, spécialiste des conflits sociaux aux Antilles. L'universitaire parle même d'un véritable racisme d'Etat qui discrimine. Peu de choses dans ces îles perçues comme paradisiaques semblent donc avoir changé. La problématique reste la même. « Les profiteurs existent toujours » rappelle l’historien et le fondateur du mouvement Pluricitoyen François Durpaire : « 1% de la population détient 50% des terres, ce sont des intérêts puissants qui sont en jeu et dont la remise en question reste difficile ».

    A l’occasion de ses vœux, Nicolas Sarkozy, va tenter de calmer le jeu : il va, entre autres initiatives, installer trois commissaires au développement endogène ultramarin. Leur mission : impliquer davantage chaque territoire dans une dynamique économique et régionale.
     

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