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    Tous trois sont récompensés pour leurs travaux sur «l’allègement de la pauvreté globale», informe le comité Nobel ce lundi. «En deux décennies, leur approche basée sur les expérimentations ont transformé l’économie du développement, qui est maintenant un champs de recherche florissant», explique l’Académie royale des sciences suédoise.

    France

    Le Centquatre, un Beaubourg de proximité

    media Le halle Aubervilliers du Centquatre Edouard Caupeil

    « Paris reste une des trois ou quatre grandes capitales où se font ou se défont les carrières des artistes » s’exclame José-Manuel Gonçalvès, le nouveau directeur du Centquatre, LE centre culturel de la ville de Paris. Après avoir englouti 110 millions d’euros pour les travaux, les anciennes pompes funèbres ont été transformées en 2008 en cité d’artistes et établissement culturel hors norme, unique au monde. Mais après deux ans et un bilan catastrophique, les deux artistes-directeurs on jeté l’éponge. Le nouveau directeur, nommé en octobre dernier, et un nouveau concept doivent sortir le vaisseau culturel de l’impasse. Le programme de la renaissance se nomme Attraction !.

    « Ouvert », « Open », « Offen ». Sur la façade du Centquatre clignotent des enseignes lumineuses venus du monde entier pour souhaiter la bienvenue aux visiteurs et pour afficher la nouvelle ambition de l’adresse 104, rue d’Aubervilliers. . « Un mur ouvert » a nommé l’artiste camerounais Pascale Martine Thayou son œuvre. « C’est un clin d’œil au Centquatre, explique le directeur José-Manuel Gonçalvès, un projet qui se voulait ouvert, qui s’est un peu refermé et de nouveau il s’ouvre volontairement, même s’il y a des murs qu’il faut bouger. »

    C’est comme si au Louvre ou à Beaubourg on pouvait improviser.

    José Manuel Gonçalves, directeur du Centquatre 21/01/2011 Écouter

    Gonçalvès est présenté par la mairie de Paris comme le sauveur du Centquatre. Avec son actif comme directeur du Centre d'art et de culture La Ferme du buisson à Noisiel, à 30 km de Paris, cet homme déterminé et décontracté de 48 ans a démontré qu’il peut jongler et avec les projets artistiques et avec les budgets. « Le rôle du Centquatre, c’est de trouver d’autres rapports à l’art, avance José-Manuel Gonçalvès. A la fois la rencontre entre les différentes formes d’art et en même temps dans la rencontre entre les arts et le public. » Attraction !, le titre du relancement, paraît presque tiède et timide comparé au programme de ses prédécesseurs. Les directeurs-artistes Frédéric Fisbach et Robert Cantarella avaient ouvert les ateliers d’artiste au public et annoncé un saut qualitatif avec le slogan révolutionnaire : « Regardez et vivez la culture en train de naître et non pas sur scène ». Créér au lieu de produire, le projet était unique au monde, sauf, deux ans plus tard, le Centquatre s’est retrouvé avec 500 abonnés et trois millions d’euros de dettes sur un budget annuel de huit millions d’euros.

    Ici, il y a des artistes différents

    Un endroit où on peut faire des choses différentes et différemment.

    Albin de la Simone, musicien et chanteur 18/01/2011 Écouter

    L’architecture monumentale du Centquatre possède le charme d’un gigantesque hall des pas perdus. Aujourd’hui, il y a le Manège Carré Sénart, une création folle de 50 tonnes de fer et de bois culminant à 14 m de haut, Le labyrinthe de Michelangelo Pistoletto ou des installations comme L’Ange tombé par terre d’Ilya & Emilia Kabakov qui peuplent l’espace. Il y a des hip hopeurs et des étudiants de théâtres qui investissent la grande place, avant souvent vide, au milieu de ce bâtiment de 29 000 m2.  Le Centquatre héberge dix-huit ateliers pour des artistes venus du monde entier, des scènes pour le théâtre, la musique, la danse, des salles de répétitions et de concert pour la musique de tous genres, des salles d’expositions. Albin de la Simone, chanteur et musicien, a accompagné Arthur H. au Centquatre et y développe aussi d’autres projets artistiques. « Je travaille sur un projet où j’ai inventé des films de cinéma, onze films, pour écrire la musique pour ces films. Un spectacle, complètement basé sur des faux, un cinéma mythomane. Ce projet se monte au 104, parce qu’ici, il y a des artistes différents. Je peux partager des choses autant dans la musique que dans l’art plastique que de faire des rencontres des gens qui pourrait nourrir mon projet, et moi, les projets des autres. »

     
    Une offre culturelle pour tous

    Le Centquatre, c’est un énorme potentiel.

    Julien Fournet, artiste 18/01/2011 Écouter

    L’ambition du Centquatre ? Une offre culturelle pour tous les publics, tous les arts, toutes les esthétiques. Un Centre Pompidou de proximité ? « Si on arrivait à cette notoriété-là, cela serait formidable, répond José-Manuel Gonçalvès. Aujourd’hui, le Centre Pompidou est un centre d’art contemporain avec un peu de spectacle vivant. Nous, on va être un grand centre du vivant avec un peu d’art contemporain. On porte à la connaissance du public ce qui nous semble être intéressant, mais sans arrogance, sans prétention. Avec une grande ambition, qu’ils viennent à notre rencontre, mais pas dans la provocation, pas dans la stigmatisation. Parce qu’on a observé la manière dont vit ce quartier. »

    Le Centquatre s’est implanté dans un quartier populaire du 19e arrondissement de Paris, truffé de petits magasins africains, de cafés-tabac et de tours de HLM qui semblent n’avoir rien en commun avec cette vitrine culturelle décidée d’en haut. Pour la réouverture, le chorégraphe tunesien Radhouane El Meddeb avait préparé un couscous spécial pour son public : « Je danse et je vous en donne à bouffer », une performance de danse et cuisine qui réveille les sens, mélange les ingrédients et les arts. Une recette pour le Centquatre. « C’est un projet pharaonique, remarque Radhouane El Meddeb. Il est très grand. Je ne sais pas, s’il y a des moyens pour tenir cela. C’est un lieu pour prendre le temps à travailler. J’y suis, je suis très content et je pense, l’aventure commence. »

    La nouvelle définition du public

    Selon Christophe Girard, chargé de la culture à la mairie de Paris, l’échec des deux premières années se révèle finalement comme une grande chance pour une réorientation après la crise mondiale. « Les comportements du public ont beaucoup changé avec le téléphone cellulaire, avec l’internet. C’est un lieu dans lequel on va pouvoir découvrir beaucoup de choses, passer d’une chose à l’autre et puis s’arrêter. Ou bien passer très vite d’une chose à l’autre. C’est la nouvelle définition du public, d’avoir un grand choix et d’être dans des lieux très généreux, très ouverte sur la ville. Non pas des lieux fermés, exclusives, pour personnes très éduqués seulement. Non, c’est pour toutes les personnes qui ont envie de beau. C’est le local dans l’immensité. »

    Le Centquatre était un peu dans le jardin d’enfant.

    Christophe Girard, adjoint chargé de culture à la mairie de Paris 18/01/2011 Écouter

    Le Centquatre offre et loue ses grandes espaces aussi à des manifestations publiques et privés. « C’est comme si vous rentrez dans une ville, fait remarquer José-Manuel Gonçalvès. Vous avez des théâtres et vous avez des commerces. Il y a des moments privatisés et vous avez des espaces publics et des artistes qui sont aidés par le service public pour réaliser leurs œuvres. Ce qui m’importe, c’est de rester maître de la destination de l’argent que met à disposition le privé. » Pour l’instant, les mécènes et sponsors se montrent enthousiastes envers la nouvelle offre Attraction !. « Le mécénat culturel ne chute pas, au contraire, il augmente. Aujourd’hui, cela représente quinze pour cents du budget général, mais on peut aller plus loin. »

    Fini l’utopie artistique

    Fini l’utopie artistique unique au monde, place aux projets ayant fait ses preuves. Tant mieux quand ils sont divertissants et génèrent des revenus comme La nuit ouf avec une soirée disco punk ou le cabaret New Burlesque. Le Centquatre semble être devenu un lieu culturel réaliste… et pérenne. 

    « Le Centquatre, c’est le local dans l’immensité. » (Christophe Girard, chargé de la culture à la mairie de Paris) Edouard Caupeil

    Le Centquatre, 104, rue d’Aubervilliers, 75019 PARIS.

    Lire aussi:
    « Le Centquatre s’ouvre au public », rfi, 17/10/2008

     

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