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    France

    Michèle Alliot-Marie : la chute d'une figure de l'UMP

    media Michelle Alliot-Marie quitte son poste au Quai d'Orsay. REUTERS/Gonzalo Fuentes

    La Tunisie, c'est le dossier qui a fait chuter Michèle Alliot-Marie. Ses accointances avec un proche de l’ex-président Ben Ali et ses vacances pendant les mouvements de contestation ont lourdement pesé contre elle et l'ont totalement discréditée. La sanction est tombée dans la soirée du 27 février. Nicolas Sarkozy a remplacé sa chef de la diplomatie par Alain Juppé jusque-là ministre de la Défense. Cette chute est d'autant plus difficile pour «MAM» que sa carrière a toujours été exemplaire.

    La position de la désormais ex-ministre des Affaires étrangères était devenue de plus en plus intenable au fur et à mesure des développements d'une affaire qui débute le 11 janvier dernier. A l'Assemblée nationale, elle déplore les violences en Tunisie avant de proposer le savoir-faire des forces de sécurité françaises à la police tunisienne pour régler les situations sécuritaires. Tollé dans les rangs de l'opposition et soutien du Premier ministre François Fillon. A la fin du mois de janvier, elle reconnaît avoir passé quelques jours en Tunisie à la fin décembre.

    A partir de ce moment là, l’hebdomadaire Le Canard enchaîné va multiplier les révélations. D'abord, sur l'utilisation du jet privé d'Aziz Miled, un homme d'affaires proche du pouvoir tunisien, présenté par Michèle Alliot-Marie comme un homme spolié par le clan Ben Ali. Un pur hasard, explique la ministre avant d'être démentie. On apprend en effet le 5 février que le jet a été utilisé pour une excursion vers l'oasis de Tozeur puis le 15, que les parents de Michèle Alliot-Marie ont profité du voyage pour racheter les parts d'Aziz Miled dans une société immobilière.

    La pression devient trop forte

    Dès lors, la question n'est plus de savoir si Michèle Alliot-Marie va partir mais quand ? D'autant que le président de la République a expliqué le 10 février lors d'une émission de télévision avec des Français sélectionnés, qu'il comprenait que cela puisse choquer et que cela devait donc cesser. Avec une politique étrangère qui, c'est le moins que l'on puisse dire, à eu du mal à anticiper les mouvements démocratiques dans le monde arabo-musulman, la pression devient trop forte.

    Et pourtant vendredi dernier encore, Michèle Alliot-Marie se défendait contre le vent en expliquant que malgré les attaques et les rumeurs elle restait complètement impliquée dans son travail de chef de la diplomatie. Il faut dire que pendant ce temps, Michèle Alliot-Marie est soutenue de plus en plus mollement par les membres de son camp et ses collègues comme celui qui finalement, va la remplacer, Alain Juppé. Ce dernier expliquait que c’était aux autorités compétentes, président de la République et Premier ministre, de prendre les décisions.

    « Quand c'est comme ça, on n'a pas besoin d'adversaire ». Et pourtant, de l'extrême gauche à l'extrême droite, on ne se prive pas de réclamer sa démission, celle qui a le vent en poupe dans les sondages, la présidente du Front national Marine Le Pen, se demandant qui ne devait pas démissionner dans ce gouvernement  et estimant que la ministre devait être remplacée d’urgence.

    Une sorte de Grand Chelem

    Et finalement, Michèle Alliot-Marie, qui continue à estimer n'avoir commis aucune faute, a hissé le drapeau blanc le 27 février. Nicolas Sarkozy, « son cher Nicolas » comme elle le dit. Jusque là, Michèle Alliot-Marie, c'était un parcours sans faute. Depuis 2002, «MAM», comme on l'appelle, est restée sans discontinuer au gouvernement, réalisant une première sous la Ve République, une sorte de Grand Chelem des ministères régaliens : Défense, Intérieur Justice, et donc Affaires étrangères. C'était le 14 novembre dernier lors du précédent remaniement. François Fillon avait été reconduit comme Premier ministre.

    Après une attente de plusieurs mois durant laquelle le nom de Michèle Alliot-Marie avait été cité pour Matignon, ce fut donc plutôt le Quai d'Orsay. Pour trois raisons : le refus de Jean-Louis Borloo d'accepter le poste, la position acquise au fil des ans par Michèle Alliot-Marie de gardienne de l'orthodoxie gaulliste et chiraquienne et enfin, pour son professionnalisme et sa capacité à ne jamais commettre d'erreur. Il y a donc un début à tout.

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