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    « Sleeping Beauty » de Julia Leigh ouvre cruellement la compétition au Festival de Cannes

    media "Sleeping Beauty" de Julia Leigh (Australie, 2010) Magic Films PTY LTD/Festival de Cannes 2011

    T r o u b l a n t. Âmes sensibles s’abstenir. Sleeping Beauty (La Belle endormie) n’a rien d’un conte de fée. Dans son premier long métrage, la réalisatrice australienne Julia Leigh nous torture en beauté avec la vénusté violée de Lucy, interprétée par l’époustouflante Emily Browning. Un film qui ouvre la compétition du 64e Festival de Cannes et met la barre très haut pour les 19 autres films qui concourent à la Palme d’or.

    Lucie est une jeune étudiante, presque trop belle pour être vraie. Elle dégage une innocence déconcertante et nous plonge dès la première scène dans un désarroi qui nous coupe le souffle jusqu’à la fin.

    Cela commence dans un labo dans une atmosphère clinique, avec des lumières blanches qui plantent le décor. Ici, Lucy se prête à des essais médicaux et on lui enfonce un tube dans l’œsophage pour envoyer de l’air dans la poitrine. Un long plan-séquence. Eprouvant. Après, changement de lieu. On la voit nettoyer des tables dans un bistro où elle travaille. Le patron lui propose de la raccompagner chez elle en voiture. Elle décline l’offre : « Non, je vais aller draguer. »

    Endormissement et souvenir

    Julia Leigh, réalisatrice de "Sleeping Beauty" Magic Films PTY LTD/Festival de Cannes 2011

    La réalisatrice Julia Leigh nous fait vite comprendre ce que cela veut dire : aux toilettes d’un bar, Lucy sniffe une ligne de cocaïne et propose ensuite son corps aux clients. Une humiliation parmi d’autres qu’elle subît avec une certaine désinvolture. Pendant la journée, elle trie des photocopies et se fait engueuler par son chef. En rentrant à la « maison », elle se fait rappeler à l’ordre et doit nettoyer les joints noirs entre les carrelages dans la salle de bain. Son seul repère dans la vie est son ami Birdman, drogué et anéanti. Lucy s’y connaît, avec sa mère alcoolique et violente. Virée de son appartement, Lucy met à disposition son corps pour 250 dollars l’heure chez une femme proxénète aux services d’hommes âgés et fortunés. Le dispositif est spécial : Lucy doit d’abord avaler un poudre qui provoque un endormissement total et balaie tout souvenir. Elle ne connaît aucun de ses « clients » qui ont comme seule restriction : pas de pénétration. Une spirale infernale se met en marche.

     
    Avec des longs travellings et une mise en scène redoutable, Julia Leigh nous fait pénétrer dans l’univers de Luzy et nous embarque dans cette histoire très bizarre d’une beauté endormie qui est en réalité une fille abandonnée. Le plan fixe montre le lit, le lieu du crime ultime, qui se trouve au milieu de l’écran. Au milieu du lit se trouve la belle Lucy endormie. Avec les deux énormes lampes de chevet, le lit forme une croix. Un chemin de croix où la forteresse du corps ne laisse rien apparaître. Seulement, l’être humain est plus que la conscience du cerveaux. Le corps a sa propre mémoire et l’âme n’oublie rien. La belle endormie réveille la cruauté des autres.
     

    Julia Leigh, un premier film pour une romancière confirmée

     

    Jusqu’ici, seule une femme, la réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion, avait réussi à remporter la récompense ultime du Festival de Cannes. C’était en 1993 pour La Leçon de piano. Aujourd’hui, c’est l’une de ses protégées qui aspire à la Palme. L’Australienne Julia Leigh, née en 1970, signe un premier long-métrage avec Sleeping beauty. Ses projets en tant que réalisatrice sont une suite logique de son travail comme écrivain. Avec ses nouvelles The Hunter et Disquiet, elle figurait dans la liste des 21 auteurs à retenir pour le XXIe siècle du London Observer. Dans Sleeping beauty, qui a provoqué une vive polémique en Australie, Leigh porte enfin son univers et talent littéraire à l’écran.

     

    Abécédaire de Cannes 2011

    Notre dossier spécial

     

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