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    France

    L'usage du téléphone portable au volant est responsable d'un accident sur dix en France

    media En 2009, le téléphone au volant avait causé plus de 7 000 accidents en France. GettyImages

    Un récent rapport commandé par la Sécurité routière démontre que l’usage du téléphone portable est de plus en plus fréquent en France et que cela n’est pas sans conséquence sur les accidents de la route. Téléphoner au volant augmente par trois les risques alors qu’un accident sur dix est imputable au portable.

    Avec l’excès de vitesse et l'oubli du port de la ceinture de sécurité, il fait partie des trois infractions les plus verbalisées par les forces de l’ordre en France. L’usage du téléphone portable au volant arrive donc logiquement en haut de la liste parmi les causes d’accident de la circulation dans l’Hexagone. Un rapport récent commandé par la Sécurité routière auprès de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) et l’Ifsttar (Institut français des sciences et des technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux) révèle qu’un accident de la route sur dix lui est imputable.

    Trois fois plus de risques

    D’après ces deux organismes, 7 230 accidents corporels relevés en 2009 étaient associés à l’utilisation du téléphone au volant. Cette étude démontre aussi que la pratique est non seulement courante mais qu’elle est très répandue puisque pas loin d’un Français sur deux utilise son portable en conduisant. Le rapport indique également que l’utilisation des kits mains libres – tolérés par la législation en vigueur – ne diminuent pas les risques, au contraire, car ils constituent des sources de distraction et installent l’usager dans une forme de pilotage automatique.

    L'utilisation du kit mains libres serait aussi dangereuse que le portable à l'oreille. GettyImages

    Globalement, le téléphone en conduisant multiplie par trois les risques d’accident car la conversation téléphonique au volant provoque des modifications importantes du comportement visuel. Le fait de téléphoner implique aussi une charge mentale supplémentaire et réduit l’attention du conducteur. Une autre étude réalisée par l’Université de Toronto au Canada abonde dans le même sens.

    A titre d’exemple, un utilisateur de portable a dix fois plus de probabilité de ne pas s’arrêter à un stop, ont observé les Canadiens. En résumé, le temps de réaction augmente lors de conversation téléphoniques au volant, de même que le style de conduite, quel que soit le mode d’utilisation du téléphone. A ce sujet, les experts s'inquiètent du développement de « pianotage » lié à l'envoi de SMS ou à la consultation d'applications de téléphones intelligents.

    Une fois constatées les causes, il faut aussi trouver les remèdes et la tâche ne semble pas des plus simples. En Europe, seule l’Espagne a banni l’utilisation des oreillettes en voiture, une mesure qu’aucun autre pays ne semble vouloir suivre. En 2010, le secrétaire d’Etat belge à la Mobilité, Etienne Schouppe, avait estimé que « l’interdiction du kit mains libres serait impossible à faire appliquer » par les forces de l’ordre de son pays.

    Limiter les appels

    Partout, les autorités – de même que les compagnies d’assurance – rappellent que la preuve de l’utilisation d’un téléphone, ou d’un kit mains libres, peut constituer une circonstance aggravante et se retourner contre l’usager, en cas d'accident de la route. En clair : l'assurance auto peut refuser l'indemnisation au motif que le conducteur n'avait pas la pleine maîtrise de son véhicule et que son attention n'était pas concentrée sur la conduite.

    Les téléphones sont devenus intelligents, pas forcément les usagers. GettyImages

    La technologie évoluant sans cesse, des pistes sont actuellement explorées pour limiter l’usage du téléphone au volant. Dans un article du magazine spécialisé Numerama, les experts de l’Inserm et l’Ifsttar aimeraient que soient mis au point des outils qui permettraient de limiter les appels ou d’alerter le conducteur lorsque la situation routière nécessite toutes ses capacités attentionnelles.

    D’autres spécialistes voudraient que les portables puissent se mettre systématiquement en veille téléphonique au moment même où l’automobiliste prend le volant et que les appels soient dirigés vers une messagerie. Ou qu’une alerte sonore, voire un message d'avertissement, prévienne le conducteur, ce qui ne semble pas non plus être la panacée. Chacun admet que la création d’un tel système nécessitera la coopération des constructeurs automobiles et des opérateurs de télécommunication. En somme, rien n’est simple et tout reste à faire dans ce domaine.

    Portable au volant en France: les chiffres-clefs
    L'attention du conducteur diminue, même avec l'équipement Bluetooth. GettyImages
    • 8 Français sur 10 sont équipés d’un « portable ».
    • Près de la moitié des conducteurs utilisent un téléphone en conduisant.
    • Le téléphone tenu à la main représenterait plus de 40% de l’utilisation du téléphone en conduisant.
    • Téléphoner en conduisant multiplie par trois les risques d’accidents.
    • En 2009, près d’un accident corporel de la route sur dix pourrait être associé à l’utilisation du téléphone en conduisant, soit plus de 7 230 accidents corporels.
    • En moyenne le nombre d’usagers dans la circulation qui, à un instant « t », utilisent un téléphone portable, est estimé en France à 2,3% pour le téléphone tenu à la main et à 6% tous systèmes confondus (à la main et dispositif mains libres)
    • Les conducteurs de poids lourds utilisent davantage leur téléphone portable (3,9% à un instant « t » tous systèmes confondus) que les conducteurs de camionnettes (3,4%), eux-mêmes plus grands utilisateurs que les conducteurs de véhicules légers (2,1%).

    source: INSERM

     

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