GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 18 Juillet
Mercredi 19 Juillet
Jeudi 20 Juillet
Vendredi 21 Juillet
Aujourd'hui
Dimanche 23 Juillet
Lundi 24 Juillet
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    France

    Les élèves harceleurs sur Facebook seront punis

    media

    Le cyber-harcèlement se développe depuis plusieurs années en milieu scolaire. En dehors de l’école il peut s’exercer via les réseaux sociaux à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit sans que les parents et les enseignants en soient informés. 10 à 14% des enfants et des adolescents en seraient victimes. Le ministère de l’Éducation nationale a décidé de mettre fin à l'impunité en faisant fermer d’urgence les comptes des auteurs d'insulte.

    Sémir a 13 ans, il est élève en classe de cinquième dans un collège parisien. Pour ce garçon brun aux grands yeux clairs, « il suffit d’être derrière son ordinateur et comme la personne qu’on insulte n’est pas là, on se défoule d’autant plus ! ». Très courant sur Facebook : des insultes, des appels à la haine collectifs, autant de dérapages facilités par l'anonymat. Ainsi Sémir évoque le cas d'un camarade noir du collège qui a subi des agressions via Facebook. « On a dit de lui que c’était un "kébab brûlé" tout ça parce qu’il est noir, il en a pleuré ». Le jeune élève parle aussi d’agressions sous forme de photos détournées « j’ai vu sur Facebook une photo de moi avec un couteau sous la gorge ».

    Des conséquences graves

    Catherine Blaya est chercheuse, elle travaille sur la violence scolaire. Elle explique que les jeunes victimes de harcèlement sur la toile peuvent souffrir de paranoïa ou de sentiment de rejet. De rares cas de suicide se sont également produits. « Ce qui est alarmant dans ce type de violence, c’est la rapidité de dissémination. La victime n’a de prise sur rien. Il y a un effet tache d’huile, les insultes, les agressions peuvent être disséminées à des milliers de personnes et la difficulté, c’est d’y mettre fin. L’insécurité est d’autant plus grande qu’on ne sait pas qui agresse même si des enquêtes anglo-saxonnes montrent que ceux qui agressent et ceux qui sont agressés se connaissent. » 

    Des comptes Facebook fermés

    Les auteurs d’agression verront leur compte fermé en urgence, a précisé le ministre de l’Education Luc Chatel. Mais la mesure a ses limites puisqu’il est très facile de rouvrir un autre compte en usurpant son identité. Si la chercheuse Catherine Blaya reconnait cette possibilité, elle se réjouit que l’Education nationale ait pris conscience du problème.

    « Il y a des équipes chez Facebook qui travaillent sur ces comptes-là. Elles analysent les contenus. Les réseaux sont également passés au peigne fin. Il y a de la surveillance et de la vigilance. L’important maintenant, c’est la prévention, il faut expliquer… Il faut prendre en charge les victimes mais aussi les harceleurs. » Catherine Blaya se bat pour que les nouvelles technologies soient utilisées de manière positive.

    Chronologie et chiffres clés
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.