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    Affaire Strauss-Kahn : prudence et réserve de la classe politique française

    media Martine Aubry, la première secrétaire du parti socialiste, réagissant à l'inculpation de DSK, le 15 mai 2011. AFP/Denis Charlet

    En France, la classe politique est ébranlée à un an de la présidentielle où Dominique Strauss-Kahn faisait figure de favori. Mais à gauche comme à droite, la prudence s’impose dans les commentaires.

    La gauche oscille depuis dimanche matin entre incrédulité et consternation. La photo de Dominique Strauss-Kahn menotté dans le dos à sa sortie du commissariat fait l’effet d’un choc après la sidération qui a suivi l’annonce de l’inculpation du favori socialiste des sondages. « Cela fait plus de trente ans que je fais de la politique et je n’avais jamais vu cela et je n’ai jamais ressenti cela. Les images sont d’une cruauté insoutenable. J’avais les larmes aux yeux », a commenté Manuel Valls, ce lundi 16 mai 2011 sur RTL peu après leur diffusion.

    Déjà, hier matin, Martine Aubry, premier secrétaire du parti socialiste évoquait un « coup de tonnerre », se disant « stupéfaite » par l’annonce de l’inculpation de Dominique Strauss-Kahn. François Hollande, dont la candidature aux primaires socialistes enregistre une percée dans les sondages, a parlé de « terrible nouvelle ». Même réserve chez Ségolène Royal qui a qualifié l’inculpation de Dominique Strauss-Kahn de « nouvelle bouleversante à propos de laquelle tout reste à vérifier »

    Les proches de Dominique Strauss-Kahn ont fait front pour défendre l’honneur de leur ami. « Attendons la version des faits de DSK. Je le connais depuis 30 ans, ça ne ressemble pas à ce que je connais de lui. J'ai une pensée pour sa famille et pour lui dans cette épreuve », a ainsi déclaré le député Pierre Moscovici, avant d’appeler à « la prudence et à la décence ». Jean Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'assemblée nationale, a lui mis en garde contre l'exploitation politique de l'affaire.

    Commentaires mesurés au sein de la majorité

    A droite également, la prudence et la sobriété sont de mise. L'Elysée s'est bien gardé de faire le moindre commentaire, à l’instar de la majorité des ténors de l’UMP. Premier membre du gouvernement à réagir après l’inculpation du patron du FMI, François Baroin a réagi, pour appeler au respect de la présomption d'innocence. Paris « n'ira pas plus loin dans le commentaire de cette affaire » dans l'immédiat, a précisé le porte-parole du gouvernement avant d’ajouter : « Il faut être d'une extraordinaire prudence, dans l'expression, dans l'analyse, les commentaires, dans les conséquences. »

    La théorie du complot

    La thèse d'une opération menée contre le patron du FMI a rapidement pris son essor sur Internet et a été défendue dès les premières heures de l'affaire par Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate. « Je pense que vraisemblablement on a tendu un piège à Dominique Strauss-Kahn et qu'il y est tombé. Il peut y avoir beaucoup, beaucoup d'origines à ce piège. Ça peut venir du FMI, ça peut venir de la droite française, ça peut venir de la gauche française. Mais si c'est le cas, jouer avec l'image de la France comme cela n'est pas acceptable », a-t-elle déclaré.

    « Le piège, on ne peut pas ne pas y penser », a renchéri lundi soir sur l’antenne de RFI le ministre de la Coopération. Henri de Raincourt a aussi jugé que l'affaire n'était pas très positive « pour la réputation de la France à l'étranger ». Une préoccupation partagée par le centriste François Bayrou. « L’image de la France en souffre beaucoup, c’est grave et c’est navrant », a lancé le président du Modem.

    Debré et Le Pen, deux exceptions à la retenue

    Au sein de la classe politique, il n'y avait en fait, lundi, que le député UMP Bernard Debré et la présidente du FN, Marine Le Pen, pour accabler DSK. Le premier a qualifié Dominique Strauss-Kahn « d'homme peu recommandable », « totalement déconsidéré » qui « se vautre dans le sexe » et qui, avec cette affaire, « humilie la France ».

    La seconde a jugé que le patron du FMI était « définitivement discrédité comme candidat à la plus haute fonction de l'Etat ». Tentée de prospérer sur le traditionnel air du « tous pourris », la présidente du Front national s’est déclarée « pas surprise » par la mise en cause de Dominique Strauss-Kahn à New York.
     

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