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    France

    Les arcs de triomphe de Bernar Venet au château de Versailles

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    Impossible de les rater. Elles sont énormes ! Magnifiques ! En acier brun, comme des parenthèses géantes, embrassant le château de Versailles, posées de part et d’autre de la statue de Louis XIV. D’immenses arcs de cercle de 22 mètres de haut, signés « Bernar Venet ». A 70 ans, et après Jeff Koons, Xavier Veilhan et Takashi Murakami, le sculpteur monumental et l’un des fondateurs de l’art conceptuel se mesure au château de Versailles. Coût de l’exposition : 2,5 millions d’euros.

    RFI : Bernar Venet, vous et Versailles, c’est une confrontation ?

    Il y a 6 ans, en passant par hasard à Versailles, je m'étais dit qu'il serait intéressant d'y exposer mes sculptures, j'avais fait des photomontages, soit bien avant la nomination de Jean-Jacques Aillagon.
    Bernar Venet Sculpteur 10/10/2013 - par Pascal Paradou Écouter

    Bernar Venet : Ah ! C’est une confrontation… C’est une drôle d’histoire ! Parce qu’il y a déjà six ans que j’avais pensé qu’il serait intéressant, un jour, d’exposer mes sculptures là, avant même que Jean-Jacques Aillagon, le président du château de Versailles, commence à établir ce programme pour exposer les artistes contemporains. J’étais à Versailles, chez un ami, et j’ai demandé à aller faire des photos. J’ai fait des photos, des photos montages, convaincu que… « Tiens ! Je sais que je pourrais tenir l’espace !». Et c’est comme ça que je les ai montrées un jour à Jean-Jacques Aillagon, que les choses se sont faites.

    RFI : Donc, il y a cet arc de triomphe immense, de vingt mètres de haut, à l’entrée du château, sur la place d’Armes. Mais il y a aussi d’autres œuvres sur les terrasses, dans les jardins.

    B. V. : Oui, c’est une invitation à la promenade. C’est la possibilité pour moi de montrer ce que j’ai pu réaliser ces dernières années, des œuvres que les Parisiens n’ont pas vues. Certaines ont été exposées dans d’autres pays. A Venise par exemple ou ailleurs. Mais les Parisiens n’ont pas vu par exemple les Effondrements, ces pièces assez difficiles, mais qui finalement gardent un caractère baroque, ou bien les Arcs penchés, les pièces de vingt-deux tonnes. Enfin, voilà. C’était l’occasion de montrer tout ça.

    "Effondrement" de Bernar Venet sur le Bassin du char d’Apollon à Versailles Phillipe Chancel
    RFI : Venet-Versailles, deux plaisirs en un. Au-delà des initiales des deux noms, il y avait quelque chose d’évident à cette rencontre. Qu’est-ce qui compte davantage ? Vos sculptures, ou l’architecture ? Qui est au service de quoi ?

    B.V. : Je peux exposer mes œuvres un petit peu dans tous les environnements possibles. Ce qui se passe c’est que Versailles, tout à coup, est un lieu exceptionnel. Un lieu de culture, un lieu de culte même, pour de nombreuses personnes. Mais surtout, ces espaces extraordinaires de Le Nôtre peuvent vraiment permettre à un artiste de s’exprimer parfaitement, si toutefois il a la chance de faire des sculptures de dimensions assez volumineuses. C’est un challenge véritable, de se trouver là. Mais je pense que ça va bien fonctionner. C’est une promenade possible, au milieu de mes œuvres, mais au milieu de Le Nôtre, bien entendu.

    RFI : Revenons à ces arcs dans le prolongement de l’avenue de Paris. On descend cette grande avenue ; Versailles est dans la perspective. Et puis il y a ces deux arcs qui embrassent le château. Ils sont posés sur la Place d’Armes, et la perception est totalement perturbée, le château semble tout petit ! Est-ce l’architecture qui compte ? Ou est-ce votre sculpture ? Parce que finalement on regarde très différemment le château !

    B.V. : Oui. Vous disiez tout à l’heure « parenthèse ». Moi, je préfère dire que j’encadre, en quelque sorte. C’est un petit peu comme une couronne de lauriers que les empereurs avaient sur la tête. En fait cette couronne, je la mets sur Louis XIV, sur sa statue équestre. Alors, quand on arrive de l’avenue de Paris, de toute évidence on a Louis XIV qui est encadré comme ça, par ces deux sculptures qui – il faut bien le reconnaître – le matin, prennent la lumière d’une manière exceptionnelle. Je dois dire c’est comme deux arcs de feu, en quelque sorte. Et le soir, par contre, le soleil se couchant à l’ouest, éclaire à nouveau, mais de l’autre coté.

    Vraiment, cette œuvre a été faite dans le respect le plus grand du site. La symétrie est respectée. Cette perspective à partir de l’avenue de Paris, c’est tout à fait juste. Il suffit de descendre l’avenue pour s’en rendre compte. Il faut le voir comme ça. Il faut le voir comme, en tout cas, une espèce d’hommage que je rends à Versailles et à Louis XIV.

    "85.8° " de Bernar Venet sur la place d'Armes de Versailles Philippe Chancel

    Venet Versailles, des œuvres monumentales dans les jardins de Marly et de Versailles, du 1er juin au 1er novembre 2011 au château de Versailles.

     

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