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    France

    La France mise sur l’éolien en mer

    media Un parc éolien marin. Michael Betts/Getty Images

    Le gouvernement français lance, lundi 11 juillet 2011, le premier appel d’offres pour construire 600 éoliennes au large des côtes françaises. Les pouvoirs publics misent sur la création de 10 000 emplois.

    La France ne dispose aujourd’hui d’aucune éolienne en mer. Pour rattraper son retard, le gouvernement lance son premier d’appel d’offres pour des champs d’éoliennes offshore, c’est-à-dire en pleine mer. Ce programme ambitieux vise à construire 600 éoliennes réparties sur cinq sites au large des côtes de la Manche et de l’Atlantique : à Saint-Brieuc, dans les Côtes-d’Armor, au Tréport et à Fécamp en Seine-Maritime, à Courseulles-sur-Mer dans le Calvados et à Saint-Nazaire en Loire-Atlantique. Les installations devraient être construites progressivement à partir de 2015.

    Ce projet, moyennant un investissement de 20 milliards d’euros, prévoit la production de 3 000 mégawatts (MW), auxquels vont s’ajouter 3 000 MW supplémentaires dans le cadre d’un second volet de l’appel d’offres, qui sera fixé l’année prochaine. L’objectif est de produire 15% de l’électricité grâce à l’énergie éolienne en 2020, 5% venant de l’éolien marin et 10% venant de l’éolien terrestre. Aujourd’hui, l’éolien terrestre fournit moins de 2% de la consommation française.

    Un tissu de PME

    Cet appel d’offres doit conduire à la création d’une véritable filière industrielle. La ville du Havre devrait ainsi devenir un site de construction et d’assemblage d’éoliennes. L’Etat envisage également de créer des petites et moyennes entreprises sur les zones côtières dans le domaine de la maintenance, les fondations, la construction et à l’entretien des pales et des nacelles. Les pouvoirs publics misent sur la création de 10 000 emplois.

    L’avènement de ce nouveau marché fait naître une bataille entre les groupes industriels qui veulent contrôler cette énergie renouvelable. Tous sont sur les rangs : GDF Suez s’est associé au groupe de BTP Vinci et au géant du nucléaire Areva, la filiale d’EDF, EDF Energies nouvelles, quant à elle, a choisi de postuler avec la participation du plus grand fabricant d’éoliennes au monde, le danois Vestas. Des groupes étrangers sont également intéressés comme le géant allemand de l’énergie E.ON ou le troisième opérateur mondial éolien, le groupe portugais EDP Renewables.

    Un surcoût financé par les consommateurs

    Des politiques d’incitation ont été mises en place ces dernières années, mais l’éolien reste encore cher. En France, par exemple, EDF achète le kWh au prix de 5 à 8 centimes d’euro l’éolien en terre et 13 centimes d’euro en mer, tandis que le coût de production du nucléaire revient à 3 centimes d’euro le kWh. Ce surcoût qui devrait être financé au final par le consommateur français (via la contribution au service public de l’électricité incluse dans les factures d’électricité) est chiffré à 25 euros par ménage et par an.

    Le coût n’est pas le seul frein à l’exploitation. Autre critique souvent émise contre ce mode de production, il fournit une énergie intermittente fortement variable selon la vitesse du vent, d’où une productivité amoindrie. En 2009, par exemple, le parc d’éoliennes en France n’a fourni que 22% de sa puissance théorique, contre 80% pour une centrale nucléaire. L’éolien en mer n’a pas que des partisans. Certaines associations comme « la Fédération Environnement Durable » dénoncent également l’impact important sur les paysages. Au Tréport, les anti-éoliens, des marins pêcheurs soutenus par la ville, refusent catégoriquement ce projet de parc éolien qui empêchera les chaluts des marins de circuler et qui menace l’intégrité du paysage des falaises. Le projet prévoit ainsi des indemnisations pour les pêcheurs.

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