FRANCE/JUSTICE - 
Article publié le : jeudi 04 août 2011 à 17:03 - Dernière modification le : jeudi 04 août 2011 à 18:08

Affaire Lagarde-Tapie : la patronne du FMI fera l’objet d’une enquête

Le président de la CJR, Gérard Palisse, annonce à la presse l'avis favorable de la cour pour l'ouverture d'une enquête concernant Christine Lagarde, à Paris, le 4 août 2011.
Le président de la CJR, Gérard Palisse, annonce à la presse l'avis favorable de la cour pour l'ouverture d'une enquête concernant Christine Lagarde, à Paris, le 4 août 2011.
AFP photo/Miguel Medina

Par RFI

En France, la justice a donc décidé jeudi 4 août 2011 d’ouvrir une enquête visant Christine Lagarde pour son rôle supposé dans l’affaire Bernard Tapie. La toute nouvelle patronne du Fonds monétaire international (FMI) est soupçonnée de s’être rendue coupable de « complicité de faux » et de « complicité de détournement de biens publics » alors qu’elle était ministre de l’Economie et des Finances.

« Complicité de détournements de biens publics » et « complicité de faux ». Les deux chefs d'enquête sont plus graves que l'« abus d’autorité » retenu au mois de mai pour la saisine de la commission de requêtes de la Cour de justice de la République (CJR). Plus graves et plus lourdement sanctionnés : jusqu'à 10 ans de prison et 150 000 euros d'amende.

Gérard Palisse

Président de la Commission des requêtes de la CJR

Je vous indiquerai simplement, sans autre précision que c'est un avis favorable à mesure d'instruction concernant madame Lagarde

 

04/08/2011 par Alain Renon

Le dossier incriminé -devenu pour beaucoup un scandale- c'est donc le règlement du conflit financier entre Bernard Tapie et la banque publique Crédit Lyonnais dans la vente en 1993 de l'équipementier sportif Adidas.

Une cour d'arbitrage privée a donné raison, il y a trois ans, à l'homme d'affaires contre l'Etat en lui octroyant 403 millions d'euros pour dommages, intérêts et préjudice moral.

C'est Christine Lagarde, alors ministre de l'Economie, qui avait opté pour cet arbitrage alors que la voie judiciaire s'annonçait favorable au gouvernement. Christine Lagarde qui avait également refusé de contester le jugement, ce que préconisaient ses services.

Ce sont ces décisions que vont examiner les trois magistrats indépendants de la commission d'instruction de la Cour de justice de la République, seule juridiction habilitée à se saisir de faits présumés délictueux commis par des ministres dans l'exercice de leurs fonctions.
 

tags: France - Justice - Politique française
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(2) Réactions

affaire de blancs

vous ne laissez pas affaire dehhh!!!!!

La malhonnêteté le nouveau virus humain

S'il s'avère que Lagarde ait fait usage de faux, alors le monde tant vers sa fin réelle, puisque durant son parcours elle a toujours parue comme une modèle. Mais je crois que c'est plutôt une belle cachotière qui tire les ficelles de ses marionnettes. Dire qu'elle occupe la place de la plus grande main financière today, qu'est ce que nous dit que le prochain coup ne sera pas mondial ????

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