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    France

    Un nouveau continent franco-indien au Centre Pompidou

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    Si vous voulez comprendre l’Inde ou l’art contemporain indien à travers cette exposition, passez votre chemin. Bien sûr, Paris-Delhi-Bombay… montre des oeuvres petites et grandioses, étranges et familières, futées et affichées, évoque « les femmes », « la religion », « la société », « l’environnement », « la politique » en Inde, mais il s’agit plutôt d’un aperçu et c’est l’art qui occupe la place centrale de cette manifestation.

    Au milieu de l’expo trône la tête dorée d’une femme, Tara, conçue par Ravinder Reddy. Cette sculpture monumentale est située au milieu d’un rond-point qui marque la fin des certitudes. Après c’est à chacun de choisir sa direction, de se fixer ses quatre points cardinaux. Il n’y a plus de parcours à suivre, mais plein de choses à découvrir. Demi-veuves, l’installation délicate de Shilpa Gupta projette une vidéo sur le sol évoquant avec un jeu à la marelle la guerre meurtrière entre l’Inde et le Pakistan. Sunil Gawde met en scène des jolies guirlandes, fabriquées avec des lames de rasoirs peintes en rouge. Presque intouchable renvoie à l’histoire de l’ancien Premier ministre indien Rajiv Gandhi, assassiné en 1991 avec un explosif dissimulé dans une guirlande de fleurs. Il y a aussi l’œuvre troublante Blood Wedding (Silence) où Anita Dube habille des ossements humains avec de velours rouge.

    Un rôle touristique des artistes français

    Malgré cela, le Centre Pompidou ne nous plonge pas dans le sous-continent indien, mais reste dans une dimension très parisienne et cartésienne. Il installe un dialogue artistique entre l’Inde et la France qui s’avère être un assemblage d’œuvres d’art d’artistes français et indiens. Les trois quarts des sculptures, vidéos et installations exposées ont été créés spécialement pour l’exposition. Pratiquement tous les artistes français sollicités n’avaient jamais mis un pied en Inde et restent cantonnés à un rôle plus ou moins touristique par rapport au sujet de l’expo. Autrement dit, la raison d’être du parcours ne repose aucunement sur une description ou une analyse de la réalité de cette « plus grande démocratie du monde ». Au cinquième étage du Centre Pompidou, le visiteur pose ses pieds et son regard sur un nouveau continent franco-indien, qui n’existe nulle part ailleurs.

    Paris-Delhi-Bombay..., du 25 mai jusqu'au 19 septembre au Centre Pompidou Paris.

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