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    France

    Justice : première condamnation de deux femmes qui avaient porté le niqab en public

    media Meaux, le 22 septembre 2011. Hind Ahmas (?), absente au moment de l'audience au tribunal, s'est présentée peu après pour payer son amende de 120 euros avec un chèque de Rachid Nekkaz. © Reuters/Charles Platiau

    Le tribunal d'instance de Meaux (Seine-et-Marne) a condamné, ce jeudi 22 septembre 2011, deux femmes portant le niqab à des amendes de 80 et 120 euros. C'est la première décision de ce type, prononcée par un tribunal, depuis l'entrée en vigueur de la loi, qui interdit le port du voile intégral dans les lieux publics.

    De notre envoyée au tribunal de Meaux,

    Au départ, le ministère public avait requis une amende similaire d’un montant de 150 eurospour les deux femmes voilées, Hind Ahmas, 32 ans et Najate Naït Ali, 36 ans, ainsi qu’un stage de citoyenneté.

    Au final, Hind a été condamnée à payer une amende de 120 euros et Najate 80 euros, tandis que le stage de citoyenneté a été supprimé. Les deux femmes et leur avocat ne se sont pas présentés à l'audience qui a débuté à 9h00.

    Un peu plus tard, le porte-parole de l’association Touche pas à ma Constitution, Rachid Nekkaz est arrivé pour soutenir la cause des deux femmes voilées, dans une cérémonie savamment orchestrée. Il s’est engagé à payer les amendes et a rédigé les deux chèques qu’il a remis au tribunal.

    Autre moment fort : c’est l’arrivée d'un bus qui venait d'Avignon, avec à son bord, Kenza Drider, elle aussi, en voile intégral. Venue soutenir « ses sœurs », la jeune femme, qui s'est fait connaître depuis deux ans par ses prises de position sur le port du niqab, était présente, surtout pour annoncer sa candidature à l' élection présidentielle de 2012.

    D’ores et déjà, Hind et Najate se disent satisfaites de cette condamnation et elles comptent déposer un pourvoi en cassation.

    Le 5 mai dernier, les deux femmes étaient venues intégralement voilées devant la mairie de Meaux pour « fêter la première amende » du député-maire, Jean-François Copé, par ailleurs, secrétaire général de l'UMP (Union pour un mouvement populaire), inspirateur de la loi sur le voile.

    Depuis l'entrée en vigueur de la loi, le 11 avril dernier, 159 femmes sur 201 contrôlées ont été effectivement verbalisées sans que l'affaire ne soit portée en justice.

    La France est le premier pays européen à avoir procédé à une interdiction généralisée du port du voile intégral. Une mesure qui concernerait quelque 2 000 femmes dans le pays.


    À consulter :

    Nicolas Sarkozy contre le foulard islamique. Article RFI du 21/4/2003.

     Kenza Drider, une candidate à la présidentielle en niqab

    Ce jeudi 22 septembre 2011, alors que les premières condamnations pour port du niqab en France par le tribunal d’instance de Meaux sont tombées, Kenza Drider qui porte le voile intégral, a fait savoir qu’elle se présenterait à l’élection présidentielle française de 2012. Entendue en 2009 par la mission parlementaire qui préparait la loi relative à l’interdiction du port du voile dans les lieux publics, elle se présente comme porte-parole de « toutes les femmes (...) victimes de stigmatisation ». Outre l'abrogation de la loi sur le voile intégral, Kenza Drider propose la retraite à 60 ans pour les femmes contre 65 pour les hommes et la mise en place d'un service prioritaire au logement pour les femmes divorcées. Soutenue dans sa démarche par l’une des jeunes filles condamnées ce jour à Meaux et par Rachid Nekkaz, un entrepreneur français qui a mis en place un fonds d'un million d'euros en juillet 2010 pour payer les amendes des musulmanes verbalisées, la jeune femme de 32 ans a annoncé symboliquement sa candidature à Meaux, dans la municipalité de Jean-François Copé, à l’origine du texte de loi .Une campagne qui s’avère compliquée pour Kenza Drider puisque toute apparition en public l’expose à des amendes.

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