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Article publié le : dimanche 30 octobre 2011 - Dernière modification le : dimanche 30 octobre 2011

La navigatrice Florence Arthaud rescapée de justesse au large de la Corse

Florence Arthaud au départ de la Route de l'Equateur, le 15 avril 2007 à Marseille.
Florence Arthaud au départ de la Route de l'Equateur, le 15 avril 2007 à Marseille.
AFP PHOTO MICHEL GANGNE

Par RFI

Florence Arthaud est sortie saine et sauve d’un naufrage, dimanche 30 octobre. C'est au large du Cap Corse, la nuit dernière que la navigatrice française ancienne championne de la route du Rhum, est tombée à l'eau. A 54 ans, Florence Arthaud naviguait seule à bord de son voilier. Les secours l'ont repérée grâce à sa petite lampe frontale. Rescapée mais en état d'hypothermie, elle a été transportée à l'hôpital d'où elle ressortie quelques heures après sa mésaventure.

En allant satisfaire un besoin naturel ! Et oui, c’est comme cela que Florence Arthaud s’est retrouvée par-dessus-bord ! Sur son lit d'hôpital, dimanche matin, la navigatrice ironisait mais elle a vraiment eu la peur de sa vie. « Tous les navigateurs le savent, dit-elle, en reconnaissant ses torts : il ne faut jamais sortir comme ça en pleine nuit sans son gilet de sauvetage ! Mais que voulez-vous, les accidents arrivent toujours à des moments idiots ! »

Grâce à son portable

Il était 23h15 quand la navigatrice, prise d'une envie urgente, est sortie pour rejoindre le balcon arrière du voilier. Et c'est à ce moment-là qu’une vaguelette l'a déséquilibrée et fait tomber dans une eau à 18 degrés où elle restera 3 heures, jusqu'à l'arrivée des secours. « Ce n'était pas trop froid, ça allait... Mais c'est surtout la surprise et cette sensation de nuit qui m'a le pus impressionnée. Oui j'ai bien cru que j'allais mourir... » a reconnu la gagnante de l'édition 1990 de la Route du Rhum

Naufragée lors d'une course en 1982, elle était vite remontée à bord, tandis que là, dans la nuit de samedi à dimanche, il n'y avait personne pour lui venir en aide. La navigatrice doit en réalité sa vie à son téléphone portable, un appareil enveloppé d'une trousse étanche. Seule en pleine mer, abandonnée par son bateau en pilotage automatique qui a continué sa route, elle a lancé un appel à sa mère et à son frère qui ont averti les secours. Fort heureusement, elle connaissait sa position exacte en pleine mer. L’un des secouristes a pu en témoigner : à une heure près, l'hypothermie lui aurait été fatale.

 

tags: Autres sports - France - Océans
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