FRANCE - 
Article publié le : mardi 29 novembre 2011 à 00:10 - Dernière modification le : mardi 29 novembre 2011 à 04:43

Le Conseil d'Etat annule la suspension de culture du maïs Monsanto

En Europe, jusqu'au 1er mars 2011, la culture du maïs OGM MON810 était autorisée, sauf dans les pays suivants : France, Allemagne, Hongrie, Grèce, Luxembourg, Autriche et Bulgarie.
En Europe, jusqu'au 1er mars 2011, la culture du maïs OGM MON810 était autorisée, sauf dans les pays suivants : France, Allemagne, Hongrie, Grèce, Luxembourg, Autriche et Bulgarie.
Getty Images/Digital Vision/Lawrence Lawry

Par RFI

Le Conseil d'Etat a annulé ce lundi 28 novembre la décision du gouvernement français d'interdire la culture du maïs génétiquement modifié du groupe américain Monsanto. En septembre dernier déjà, la Cour européenne de justice, s'était prononcée en ce sens. Les juges du Conseil considèrent que le ministère de l'Agriculture n'apportait pas la preuve d'un risque particulièrement élevé pour la santé et l'environnement. Le gouvernement devrait très vite, comme il l'avait annoncé dès le mois septembre, rejouer la carte de la clause de sauvegarde.

En février 2008, quand il décide d'interdire la culture du maïs transgénique de la marque

José Bové

Eurodéputé

Il faut que la France affirme de manière claire qu'elle va reprendre la clause de sauvegarde.

 

29/11/2011 par Véronique Moreau

Monsanto en France, le gouvernement le fait en connaissance de cause. La bataille fait rage depuis des années entre pro et anti-OGM, et José Bové est allé jusqu'à faire une grève de la faim pour peser dans la balance.

En refusant le maïs Monsanto 810 sur le territoire français, le gouvernement joue donc clairement le principe de précaution et pour cela, il s'appuie sur l'AFSSAPS et le Haut conseil des biotechnologies. Aux yeux des experts, les études menées par le semencier sont en effet loin de présenter toutes les garanties nécessaires. D'autant qu'en France 10% seulement des surfaces cultivées sont attaquées par la pyrale du maïs que d'autres méthodes, naturelles et durables, permettent tout aussi bien de se débarrasser de ces insectes ravageurs, et que les risques de résistance ne sont pas négligeables.

Trois ans plus tard, l'argumentaire n'a pas changé, les doutes se sont au contraire renforcés, et les citoyens sont plus que jamais mobilisés pour leur santé. La France a donc tout intérêt à ressortir la clause de sauvegarde, comme avant elle, l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie ou le Luxembourg.

tags: Environnement - France - Terre
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