Transparence internationale encourage la France à lutter davantage contre la corruption

Ce vendredi 9 décembre est une journée dédiée à la lutte contre la corruption. Ce combat devrait être une priorité en France, estime l'organisation Transparence internationale. Dans son dernier rapport, elle a dressé un état des lieux des moyens d'assurer l'intégrité des institutions publiques et des entreprises. La Commission européenne a commandé cette étude commune à l'ensemble des pays de l'Union. Et pour la France, c'est plutôt bon élève mais peut mieux faire.
S'il y en a une qui fait bien son travail, c'est la Cour des comptes. Satisfecit général avec félicitation du jury pour ses demandes incessantes auprès du Sénat. Si les frais de l'Elysée et de l'Assemblée nationale sont publiés et consultables sur internet, ceux des sénateurs restent encore un secrets des dieux.
C'est la première fois en France qu'un état des lieux est dressé sur les moyens d'assurer l'intégrité des institutions. Un peu fourre-tout, cette étude a tout de même le mérite de rappeler quelques déficits démocratiques.
Parmi eux, le manque de moyens de la police financière et de la justice. Les magistrats ont beau crier leur mécontentement, le gouvernement ne bouge pas. Le parquet reste trop sous ses ordres. Quel dommage donc, les dernières révélations de cas de policiers corrompus, parce qu'à 99%, nos fonctionnaires en France sont intègres, voire bien plus honnêtes que dans la majorité de nos voisins européens.
Selon l'étude, ces voisins sont en revanche plus prompts à incrimner les grandes entreprises. Exemple avec Alstom ou Siemens poursuivis pour corruption, sauf en France.
Enfin, cette conclusion remarquable : en France, toutes les lois existent pour punir les politiques ou grands patrons fraudeurs et pourtant, estime Tranparence internationale, tout ce bel arsenal n'est pas appliqué.

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