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Article publié le : jeudi 26 janvier 2012 à 11:49 - Dernière modification le : jeudi 26 janvier 2012 à 14:57

France : le fondateur de la société PIP interpellé

Cliché de police non daté de Jean-Claude Mas, tel qu'il est publié dans l'avis de recherche international lancé par Interpol à l'encontre du fondateur de PIP.
Cliché de police non daté de Jean-Claude Mas, tel qu'il est publié dans l'avis de recherche international lancé par Interpol à l'encontre du fondateur de PIP.
REUTERS

Par RFI

En France, le scandale des implants mammaires défectueux a connu ce jeudi 26 janvier 2012 un rebondissement majeur. Jean-Claude Mas le patron de l'entreprise fabriquant des désormais fameuses prothèses mammaires PIP a été interpellé tôt ce matin à son domicile dans le Var près de Toulon et placé en garde a vue. Un avocat qui défend un collectif de victimes affirme que pour elles c'est un soulagement.

Alexandra Blachère

Présidente de l'association des victimes des PIP.

Ca a été une bonne nouvelle qui a réjoui les victimes des PIP.

 

26/01/2012 par Nicolas Ropert

L'étau se resserre autour du fondateur de Poly Implant Prothèse, au cœur du scandale des prothèses mammaires. Jean-Claude Mas a été cueilli, tôt ce matin, au domicile de sa compagne à Six Four dans le Var.

L'ancien président du directoire de la société, Claude Couty, a lui aussi été interpellé au même moment. Des perquisitions sont toujours en cours dans leurs domiciles respectifs. Ces arrestations interviennent dans le cadre d'une des deux enquêtes. Le parquet de Marseille a ouvert une information judiciaire en décembre 2011 pour « homicide et blessures involontaires ».

Les deux hommes devraient être transférés au siège de la section de recherche de la gendarmerie de Marseille. Jean-Claude Mas avait déjà été entendu par deux fois dans l'autre volet judiciaire qui concerne cette affaire. Devant les enquêteurs, le fondateur de PIP avait admis avoir produit un gel de silicone non homologué. Mais selon lui, le gel n'était pas dangereux.

« C'est un soulagement pour les victimes », a réagi Maître Laurent Gaudon, avocat de porteuses d'implants. Le gouvernement a recommandé le mois dernier le retrait des prothèses PIP. En France 30 000 femmes sont concernées et 300 000 dans le monde.

tags: France - Justice - Santé et Médecine
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