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    France

    En France, le mal-logement a pris racine

    media Quelque 700 000 personnes privées de logement personnel sont hébergées en foyer, en cabane de fortune, campings, caves, parkings… ou, très inconfortablement, chez des tiers. AFP PHOTO / PASCAL PAVANI

    A la rue, très mal et mal-logés ou dangereusement appauvris par des prix trop élevés : quelque 10 millions de Français sont aujourd'hui confrontés à la crise du logement. Le constat que dresse la Fondation Abbé Pierre, ce mercredi 1er février 2012, dans son 17e rapport annuel sur « l'état du mal-logement en France » est sombre. Le problème n'est pas nouveau, mais il se développe et s'enracine, s'inquiète l'association caritative.

    L’enquête annuelle de la Fondation Abbé Pierre ne laisse aucune place au doute : la situation du logement en France s’aggrave d’année en année. En témoignent évidemment les statistiques. La France compte aujourd’hui 133 000 sans-abri, hommes, femmes, et parfois enfants, condamnés à la rue. Mais on y recense aussi 700 000 personnes privées de logement personnel : hébergées en foyer, en cabane de fortune, campings, caves, parkings… ou, très inconfortablement, chez des tiers.

    Pour 3 millions d’autres, le fait d’avoir un toit n’est pas, ou peu, synonyme de mieux. Parce qu’elles sont domiciliées dans des lieux exigus, sous-équipés, indignes ou insalubres. Parfois dangereux, jamais confortables. Et puis, la Fondation attire particulièrement l’attention, cette année, sur l’extrême fragilité de logement qui touche plus de 5 millions de ménages. Pour certains, confrontés au risque d’expulsion pour impayés, et pour l’immense majorité contraints d’y vivre chichement, en rognant sur les dépenses de santé, de nourriture, de chauffage…

    Le loyer ou remboursement d'emprunt et les factures, liés au logement (eau, électricité,…), grèvent, en effet, très lourdement le budget de ces familles des classes populaires mais aussi moyennes. Au point de ne laisser, au mieux, que 500 euros mensuels à près de 4,2 d’entre elles, précarisées par la hausse constante des prix de l’immobilier et des charges. Au total, 10 millions de Français, près d'un sur 6, se retrouvent désormais confrontés à cette crise du logement.

    Insécurité sociale

    Les chiffres sont éloquents. Ils ne reflètent toutefois qu’une partie du problème, qui, insiste le rapport, dépasse le simple besoin d'un toit. D’abord parce que le mal-logement est tributaire de la crise économique et en particulier du chômage, qui appauvrit ceux, de plus en plus nombreux, qui en sont victimes. Ensuite, parce qu’aujourd’hui ce mal-logement génère lui-même, et très sensiblement, de l’insécurité sociale, y compris sur le marché du travail. Faute de domicile ou d’adresse géographiquement pratique, bien des mal-logés ne peuvent accéder à un emploi.

    Le logement a donc, après le travail, perdu son « rôle d’encrage sociale et de protection », avertit la Fondation Abbé Pierre. Avec des conséquences et dangers multiples, qui vont des tensions entre demandeurs de logements sociaux (de plus en plus frontalement en concurrence, pour décrocher un sésame improbable, faute de HLM disponibles), au désespoir, en passant un accroissement vertigineux des inégalités entre les plus riches et les autres. Qu’il s’agisse des plus modestes, que la crise entraine toujours vers le bas, ou de ceux qui étaient parvenus à se hisser dans les classes moyennes et que le renchérissement du logement menacent de décrochement social.

    C’est pourquoi l’association réclame que le logement soit décrété priorité nationale. Et que soit établi un « contrat social », impliquant la construction de 500 000 logements par an, mais aussi la régulation des prix et l’obligation réelle, faites aux communes de proposer 25% de logements sociaux, comme l’exige la loi. Année électorale oblige, la Fondation Abbé Pierre interpelle donc directement les candidats à l’élection présidentielle du printemps. Quatre d’entre eux (le socialiste François Hollande, le centriste François Bayrou, l'écologiste Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon, de la gauche radicale) sont venus personnellement signer, ce mercredi 1er février à Paris, « le contrat » de la Fondation Abbé Pierre.

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