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    France

    France : inauguration à Nantes d’un mémorial de l'abolition de l'esclavage

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    Inauguration officielle ce dimanche 25 mars à Nantes (ouest) du Mémorial dédié à l'abolition de l'esclavage en présence de Nicéphore Soglo, maire de Cotonou, Christiane Taubira, députée de Guyane, Lilian Thuram, ancien footballeur international et Jean-Marc Ayrault député maire de la ville. Nantes, premier port négrier de France, organisa 43% des expéditions négrières françaises, ses navires déportèrent environ 450 mille captifs noirs vers les colonies d'Amérique. Aujourd'hui Nantes qui a longtemps occulté son histoire souhaite assumer son passé et donne une forme à la mémoire. Elle vient de donner la touche finale à une œuvre d'art symbolique, un mémorial, lieu unique en France, en souvenir des victimes de la traite transatlantique.

    La Sénégalaise, L'Abondance , La Louisiane... les noms des deux mille navires négriers sont gravés sur des plaques de verre incurvées dans le sol. Nous sommes sur le quai de la Fosse, la Loire baigne ce lieu symbolique. Forme horizontale, en contact direct avec le fleuve, le Mémorial de l'abolition de l'esclavage, l'œuvre de Julian Bonder architecte et Krystof Wodiczko artiste, surprend par son architecture futuriste. Ce monument occupe un espace de sept mille mètres carrés traversé par d'imposantes lames de verre où est inscrite la déclaration universelle des droits de l'homme : « Nul ne sera tenu en esclavage, ni en servitude, l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes ».

    Des escaliers abruptes amènent le visiteur dans une fosse qui ressemble à une cale, baignée par la lumière et les clapotis du fleuve qui rappelle les navires négriers. Sur des lattes de bois le visiteur parcours cet espace où son regard croise des textes, toujours incrustés dans des panneaux de verre, des citations de Léopold Sédar Senghor, Nelson Mandela, Aimé Césaire, Bob Marley et de nombreux anonymes.

    Sobre et épuré, ce mémorial provoque l'émotion et appelle au recueillement. Nous sommes loin du Musée historique et proche, très proche, de ces milliers d'êtres humains réduits en esclavage.

    Un projet politique, artistique et urbain

    « Une ville se construit avec force si elle se montre lucide sur sa propre histoire », souligne le député maire de Nantes Jean-Marc Ayrault porteur de ce projet. Trop ambitieux, trop cher, près de sept millions d'euros ont été nécessaires, financés essentiellement par Nantes Métropole, Europe (Feder), la ville de Nantes, la région des Pays de la Loire et le Conseil général de Loire-Atlantique. Un projet au départ qui ne faisait pas l'unanimité.

    Certains détracteurs y voyaient même une œuvre de repentance. Pour Jean-Marc Ayrault « Nous ne sommes pas responsables des faits de nos pères mais nous sommes comptables de ce que nous faisons pour l'avenir », ajoutant que ce lieu appelle à la vigilance lorsqu'on sait que l'esclavage reste un fléau à combattre.

    En 2010, on estime que 27 millions de personnes à travers le monde sont esclaves, soit plus de deux fois le nombre total d'esclaves déportés par la traite transatlantique en quatre siècles.

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