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Article publié le : dimanche 01 avril 2012 à 06:05 - Dernière modification le : dimanche 01 avril 2012 à 06:07

Immigration : le réseau Education sans frontières interpelle les candidats à la présidentielle

«Parents sans papiers, vies déchirées», une campagne de RESF avec le photographe Bertrand Gaudillère du Collectif Item
«Parents sans papiers, vies déchirées», une campagne de RESF avec le photographe Bertrand Gaudillère du Collectif Item
educationsansfrontieres.org

Par RFI

«Jeunesse sans papiers, jeunesse volée» – tel était le mot d’ordre d’une journée de mobilisation organisée ce samedi 31 mars 2012 un peu partout en France par le réseau Education sans frontières.

«Quand on voit les enfants en centre de détention, les enfants dont on expulse les parents... on se demande dans quel pays on vit»

Non à la politique de la honte financée par l’argent public ! Non aux expulsions des enfants et de leurs parents sans papiers, non à la séparation des familles ! Les militants et les sympathisants du «Réseau éducation sans frontières» réclament une autre politique d’immigration et promettent de ne rien lâcher... RESF a adressé une lettre à tous les candidats à l’élection présidentielle, en leur rappelant ses revendications et le fait que la France est signataire de la Convention internationale des droits de l’enfant.

 

01/04/2012 par Anna Piekarec

tags: EN BREF - France - Immigration
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(3) Réactions

Et oui...

Trés juste ce que vous écrivez!

Déontologie

Bonjour,
Ces personnes ne sont pas "sans papiers" mais en situation irrégulière. Ce sont des clandestins. Leur situation est difficile mais a été provoquée par eux-mêmes... Précisons que l'Etat leur accorde l'AME qui leur permet de se faire soigner gratuitement alors qu'ils n'ont jamais cotisé en France et scolarise leurs enfants.
Ces derniers sont souvent les otages des décisions de leurs parents. Rétablissons la chaîne des responsabilités et utilisons les bons mots, cela permettra d'aborder avec plus de réalité et de sérénité ce problème délicat.

Précisions à M. Déontologie

Bonjour,

@Julien : je suis tunisien en situation irrégulière en France depuis plusieurs mois. Je suis en France depuis plusieurs années. Je travaille en France (et je cotise donc) depuis presque trois ans. Je suis arrivé légalement en France et je l'ai toujours été. C'est ce même État dont vous parlez qui a fait de moi, et je ne suis pas le seul dans cette situation, un "sans papiers" puisque je suis actuellement sans papiers français. L'état et son administration mènent une politique xénophobe manifestement illégale, en violation des conventions internationales dont la France est signataire. Leurs décisions d'enfermement et "d'expulsion" sont d'ailleurs très régulièrement annulées par des décisions de justice puisqu'elles sont illégales. Le problème est qu'entre la décision de l'administration et celle du tribunal, des personnes sont enfermées, précarisées, traînées dans la boue et parfois expulsées.
L'AME est par ailleurs financée par des millions d'étrangers (pas seulement par eux, mais par des Français aussi) qui travaillent en France, cotisent, paient leurs impôts et n'en bénéficient pas. Une partie non négligeable des travailleurs clandestins cotisent et paient leurs impôts. Tous paient les taxes à la consommation (TVA et TPP). Ce sont les premières ressources de l'état. Quand vous allez au supermarché ou faire votre plein de gazole, on ne vous demande pas vos papiers pour déduire la TVA le cas échéant.
Finalement, l'AME a une raison d'être purement pragmatique : si on ne soigne pas les étrangers sans papiers qui sont sur le territoire, on risque de laisser se propager certaines maladies, voire des épidémies et les dégâts ainsi que les coûts seraient alors incomparables aux quelques centaines de millions d'euros du budget de l'AME.

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