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Article publié le : lundi 09 avril 2012 à 14:13 - Dernière modification le : lundi 09 avril 2012 à 16:38

Energie

Par Myriam Berber

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© Ademe

L’avenir énergétique de la France est l’un des dossiers chauds de cette campagne présidentielle 2012. C’est bien sûr l’accident de la centrale japonaise de Fukushima en mars 2011qui a remis ce débat au goût du jour. Eva Joly d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) veut réduire de 75 à 40% d’ici à 2020, la part du nucléaire dans la production électrique française, avec une sortie totale en 2032. Les écologistes avancent également d’autres revendications prioritaires. Parmi lesquelles, l’arrêt progressif des 58 réacteurs nucléaires avec la création d’une filière du démantèlement nucléaire, la fermeture immédiate de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), la plus vieille de France et la suspension de la construction du nouveau réacteur EPR à Flamanville (Manche). Du côté des énergies renouvelables, EELV préconise de passer à 40% de la production d'électricité en énergies renouvelables en 2020 et 100 % en 2050.

Si les Verts veulent une sortie définitive du nucléaire, les socialistes plaident pour une réduction de la part de l'atome dans la production énergétique. François Hollande veut notamment réduire la part du nucléaire de 75 à 50% de la production d’électricité d’ici à 2025. Le candidat socialiste s’est également engagé à fermer la centrale de Fessenheim, mais il veut poursuivre l’EPR de Flamanville et développer des filières industrielles dans le secteur des énergies renouvelables.

Une fois n’est pas coutume, l’extrême gauche n’oppose pas l’écologie à l’industrie. Comme Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon se pose en candidat de la transition énergétique. Une transition qui passe d’abord par la re-nationalisation des grands opérateurs. Il entend constituer un pôle public de l’énergie, intégrant l’électricien EDF, le gazier GDF, le pétrolier Total et le géant du nucléaire Areva. Sur cette question du nucléaire, le Front de gauche veut un débat national sur la politique énergétique de la France suivi d’un référendum.

A droite, la catastrophe de Fukushima n’a pas changé la donne, Nicolas Sarkozy continue de défendre la filière nucléaire, tout en soutenant le développement des énergies renouvelables et le soutien aux filières vertes. Dans les rangs des centristes, pas de grandes mesures mais un credo : il faut réduire la part du nucléaire.

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