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    «Le gouvernement est enfin là. Le président de la République, chef de l'État, a enfin signé l'ordonnance. Donc aujourd'hui, le gouvernement ayant été constitué, on se mettra bientôt au travail», a déclaré à la presse le Premier ministre Sylvestre Ilunga, lui-même nommé le 20 mai 2019.

    France

    Présidentielle 2012 : François Hollande trace sa «voix»

    media A Alger, en décembre 2010, François Hollande se présente pour la première fois en candidat « normal ». RFI/Florent Guignard

    Malgré son statut d’ultra-favori face à Nicolas Sarkozy, le candidat socialiste ne ménage pas sa personne (ni ses cordes vocales) pour battre le président sortant, et devenir ainsi le 6 mai prochain le second président socialiste après François Mitterrand.

    Il est à quelques minutes de son entrée sur scène. Parc des expositions de Saint-Denis, sur l’île de La Réunion. François Hollande, entouré de sa garde rapprochée, avance d’un pas décidé. La chef de sa sécurité lui court après, un petit flacon à la main. Qu’elle lui glisse discrètement. Le candidat dissimule de sa main le bas de son visage. Un coup de spray, et ça repart. De quoi tenir encore une heure à la tribune. Il n’y a donc pas que les pastilles au miel pour soigner sa voix… « On n’en a pas trouvé à La Réunion », répond en rigolant l’un de ses proches.

    Sa voix, il la force jusqu’à l’usure, comme pour aller chercher la ferveur, la provoquer dans une campagne qui en manque terriblement. Cette voix qui vient tout droit du fond de la gorge, pour mieux « rrrrassembler et rrrrassembler encore ! » Cette voix qui prend parfois des accents mitterrandiens. Cette voix qui tient, encore et toujours. Ce qui tient parfois du miracle, vu le rythme d’enfer que le candidat s’impose.

    Frites molles et frites croustillantes

    Certains ont grincé des dents : « Cette campagne se jospinise, le candidat se fait balloter. » Les autres ont répondu : « Mais c‘est lui qui en redemande ! » A Valence, dans un hôpital, où se tenait une nouvelle « table-ronde », on l’a vu piquer du nez. « Non, non, je ne suis pas fatigué », répond-il quand on l’interroge dans l’un de ces TGV qui ramènent vers Paris, tard le soir, le candidat et la caravane qui le suit. Ces soirs où il se contente d’un sandwich ou d’un croque-monsieur réchauffé au micro-ondes. « C’est vrai, y en a marre des frites molles ! Bientôt on aura des frites croustillantes ! » Allusion ironique à sa victoire annoncée. Mais lui ne veut pas surtout pas donner l’impression que c’est déjà fait. Et quand un « On va gagner » lui échappe en meeting, il corrige le lendemain : « On peut gagner ».

    Ne pas faire preuve d’arrogance. Ne pas laisser croire qu’il croit qu’il a gagné. Alors il enchaine les meetings, en salle et en plein air, plusieurs fois par jour, les inévitables tables-rondes et les inévitables rencontre « avec-les-élus », les interviews radio au petit matin, les réunions à son QG, les centaines de fiches et de notes qu’il faut engloutir, les kilomètres, par milliers, qu’il faut avaler. « C’est l’adrénaline qui le fait tenir », explique son entourage. Et les pastilles au miel, bien sûr.

    « Mister Normal »

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    Un an que François Hollande est officiellement en campagne, depuis son élection à la présidence du conseil général de Corrèze. Et même davantage. En décembre 2010, il était à Alger. Crédité de 3% d’intentions de vote à la primaire socialiste… C’est là, face à la mer, au pied de la basilique Notre-Dame d’Afrique, qu’il évoque pour la première fois le « président normal » qu’il entend incarner. Ni Sarkozy ni Strauss-Kahn - alors au firmament dans les sondages. Simplicité, sérénité. Naissance de « Mister Normal » (comme le surnomme The Economist), cet homme qui se définit en creux. Et si le hollandisme était d’abord un anti-sarkozysme ?

    « Le sarkozysme est un exhibitionnisme », lança un jour François Hollande. Lui, un grand pudique, « insaisissable » même aux yeux de son propre fils Thomas Hollande dans une interview au Parisien. Mais François Hollande a accepté quelques concessions à l’air du temps et à la pipolisation, en osant quelques baisers publics et maladroits sur les lèvres de sa compagne Valérie Trierweiler.

    Président normal, mais président d’abord. Alors François Hollande s’oblige à prendre de la hauteur. « Il a modifié son port de tête », persifle un socialiste. Solennel, raide parfois jusqu’à la caricature quand il s’agit de faire président. Ses proches observent depuis qu’il est en campagne une vraie « transformation ». Avec un moment-clef, son discours du Bourget, le 22 janvier. Une mue présidentielle rendue possible par la lecture des sondages. Comme une boussole, ils n’ont jamais varié et indiquent à François Hollande depuis mai 2011 (depuis la chute de DSK) la direction de l’Elysée.

    L’importance d’être constant

    « Une campagne se joue moins sur les idées que sur la faculté du candidat à ne pas faire d’erreur, analyse un stratège socialiste. Et pour ça, François est très bon. » Il est même très prudent. Quitte à renvoyer à plus tard, à la négociation avec les partenaires sociaux, les sujets qui pourraient fâcher.

    Comme chez Wilde, l’important c’est d’être constant. Ne point dévier de sa ligne et de ses thèmes de campagne : la jeunesse, la justice fiscale, le redressement économique. A la fin de l’été 2007, dans un restaurant du port de La Rochelle, il tirait déjà les leçons de la campagne ratée de Ségolène Royal : « Rien ne sert de multiplier les propositions, les Français n’en retiennent que trois. » Bon, il en a quand même affiché 60, et même 61, avec sa promesse choc de taxer à 75% les revenus qui dépassent un million d’euros. Il fallait cliver, ne pas se faire oublier. Pour contrer l’entrée en campagne de Nicolas Sarkozy, Hollande s’est mis à faire du Sarkozy.

    C’est la force (tranquille) d’un homme qui a beaucoup réfléchi aux précédentes défaites socialistes. Et pour cause, il était aux premières loges – premier secrétaire du PS, en 2002 comme en 2007. Sa tranquillité, c’est aussi sa force. « Il n’est ni rigide comme Lionel Jospin, ni tout fou comme Ségolène Royal, résume un cadre socialiste. Il y a eu des faux plats, en décembre-janvier, jusqu’au meeting du Bourget, mais François a su gérer les échappées, revenir au train. » La confiance, ça donne de la constance à un homme suffisamment ancré dans son statut de favori pour encaisser les chocs. Seule entorse à cette marche tranquille, l’affaire Mohamed Merah, les tueries de Toulouse et Montauban. En privé, le candidat socialiste n’a pu cacher son inquiétude. « Ca l’a déstabilisé », reconnait un dirigeant PS. Le débat ne portait plus sur Sarkozy, mais sur la sécurité. Mais ça n’a pas duré.

    « Votez la victoire »

    Face à la montée de Jean-Luc Mélenchon, François Hollande se dit « sérieusement de gauche, mais pour la gauche sérieuse ». RFI/Florent Guignard

    Et la campagne a repris son train-train, celle d’un référendum sur Nicolas Sarkozy. « Moi je dis quel est le sens de cette élection : battre la droite », expliquait-il encore récemment, un verre de jus de pomme-cassis bio à la main lors d’un buffet campagnard aux alentours de Besançon.

    Alors tous les arguments sont bons, y compris l’appel au vote utile, même à quatre mois du premier tour ! En décembre dernier, il battait déjà le rappel, évoquait sa « blessure » du 21 avril 2002. L’abstention, la dispersion, voilà les ennemis. Et ces derniers temps, l’électeur de gauche a tendance à se disperser, à aller chez l’ancien camarade socialiste Jean-Luc Mélenchon. « Moi je ne promets que ce que je pourrai tenir », répète en boucle François Hollande, inspiré par son modèle Pierre Mendès-France et son mentor Lionel Jospin. Autrement résumé, dans l’une de ses formules « Science-Po » qu’il affectionne : « Je suis sérieusement de gauche, mais je suis pour la gauche sérieuse. »

    Officiellement, Mélenchon n’est pas un problème. Les reports de voix s’annoncent excellents pour battre Sarkozy. Mais les références mitterrandiennes au « mur de l’argent » qu’il distille dans ses discours rappellent que François Hollande s’efforce d’abord de mener une campagne de premier tour. « La victoire, il faut aller la voter ! », lançait-il à La Réunion, la voix au bord de la rupture, frôlant le dérapage que connaissent les adolescents lorsqu’ils sont en train de muer.

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