| Dernières infos |
Football : le Bayern Munich remporte la Ligue des champions en battant le Borussia Dortmund (2-1) |
|
Résultats du premier tour: sera-t-il possible d'imposer le silence jusqu'à 20 h ?
La campagne pour le premier tour de l'élection présidentielle a pris fin vendredi 20 avril à minuit. Cela en est donc fini des déclarations des candidats et des sondages jusqu'à dimanche 20 heures. En théorie, car dans les faits, à l'heure d'internet, il risque d'être bien difficile de faire respecter la loi.
Maintenant c’est aux électeurs de réfléchir tranquillement et de s’exprimer. Les candidats et leurs soutiens, eux, sont priés de se taire depuis vendredi minuit. Désormais, et jusqu’à dimanche 20
heures, il n’y a guère que du taux de participation dont on puisse parler. Pour le reste, c’est silence radio : pas de déclaration, pas de polémique et surtout, pas de sondage. Sauf qu’à l’heure de l’information continue, de l’internet et de l’immédiateté des réseaux sociaux, il va sans doute être un peu compliqué de faire respecter la loi.
Les soirs d’élection, les premières tendances sérieuses issues de bureaux tests et autres sondages « sortie des urnes » commencent à circuler dans les rédactions entre 18 h et 18 h 30. Les médias francophones suisses et belges, qui y ont accès, ont déjà annoncé leur intention de les publier sur leur site internet, comme ils l’avaient d’ailleurs fait en 2007.
Soumis à cette concurrence, des médias français, comme le quotidien Libération qui considère ces règles comme obsolètes et inégalitaires, envisagent de passer outre. L’amende prévue pour les individus peut aller jusqu’à 75 000 euros, cinq fois plus pour une personne morale comme une entreprise et donc un média.
En France, les principaux réseaux sociaux revendiquent au total plus de 20 millions d’utilisateurs qu’il sera difficile de surveiller un par un.
Pas de sondages « sortie des urnes » |
Les neuf instituts de sondage se sont engagés vendredi 20 avril à ne pas réaliser de sondages à la sortie des urnes. Selon la Commission des sondages, « toute information se réclamant de sondages "sortie des urnes" ne serait que le fruit de rumeur et de manipulation ». Pour son secrétaire général, Mathias Guyomar, cette loi garantit la liberté et la sincérité des scrutins. Le corps électoral ne doit pas être influencé, il rappelle donc la responsabilité individuelle de chacun : « les premiers responsables aujourd'hui, ce sont tous les particuliers qui, parce que la technique leur offre comme possibilités, ont une aisance à violer la loi ». Ils ont donc « une responsabilité accrue de permettre son respect ». Mais sur Twitter, certains assurent qu'ils n'hésiteront pas à enfreindre la loi, notamment grâce à des messages codés. Réaction immédiate de Jean-Pierre Bonin, conseiller maitre à la Cour des comptes : « s'il y en a qui veulent jouer entre eux au chat et à la souris pour savoir - attention si je dis : "l'hirondelle ça veut dire qu'il fait 26%", si je dis "les hirondelles ça veut dire qu'il fait 27%" - à ce moment-là on est dans la Résistance. Vous lisez Daniel Cordier qui vous expliquera d'ailleurs que ça ne marchait pas ». Selon un sondage, 66 % des Français sont favorables à l'application de cette loi électorale qui impose la non publication de resultats chiffrés avant la clôture du scrutin. |

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Technorati























Réagissez à cet article
(0) Réaction