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    Punition originale pour une Twitpic injurieuse

    media La citation à comparaître a été caviardée par Baptiste Fluzin façon nyancat. DR

    Vous me posterez 466 tweets d’excuse ! C’est sans doute une des peines que risque un internaute qui a insulté par Twitpic interposée deux personnalités politiques françaises. Une peine qu’on peut qualifier de 2.0, mais à la limite du « bad buzz » pour une affaire d’entre-deux-tours. Retour, en compagnie de l’auteur incriminé, sur une sulfureuse Twitpic qui risque d’être produite devant les tribunaux.

    « Ce soir-là devant ma télé, j’aurais pu le dire à voix haute, mais là j’ai posté ! », nous explique Baptiste Fluzin. C’était le soir du premier tour de l’élection présidentielle, avec des débats assez âpres à la télévision. « J’étais en colère, explique-t-il, ils polémiquaient sur les horaires des piscines, alors j’ai réagi ! » Depuis, son photomontage, un brin provocateur, représentant Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-François Coppé, lui vaut maintenant une citation à comparaître devant un tribunal. « Une enveloppe m’a été remise en main propre à mon domicile par un huissier, hier matin » précise-t-il. « J’ai compris tout de suite ce dont il s’agissait. »

    En dédommagement, tweeter 466 fois
     
    Posté sur Twitpic, la version photo et vidéo de Twitter, le photomontage a semble-t-il été vu 466 fois au moment où l’avocat a décidé d’attaquer Baptiste Fluzin. C’est pour cela que, dans la citation, il lui est entre autre demandé comme dédommagement de tweeter 466 fois : « J'ai gravement injurié Jean-François Copé et Nathalie Kosciusko-Morizet. Je le regrette et leur présente mes excuses. » C’est surprenant comme punition, cela fait un peu vieille école, à la façon d’un : vous me ferez 100 lignes sur le tableau noir pendant la récréation. Une punition à la Petit Nicolas de Sempé, à l’encontre d’un mauvais élève des réseaux sociaux ?
     
    « Sur Twitter, on se lâche plus facilement. Eux aussi d’ailleurs... »
     
    Pourtant des insultes, la toile en regorge, sur Twitter et ailleurs. « Sur Twitter il y a un côté entre soi, on se lâche plus facilement. Eux aussi d’ailleurs... », confesse-t-il. Pour « eux » Baptiste Fluzin entend les hommes politiques qui utilisent l’outil de microblogging. Mais cette fois, la porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy et le secrétaire général de l'UMP n'ont pas laissé passer la provocation. 
     
    En quelques tweets Maître Eolas a donné des conseils à l’accusé
     
    L’affaire a également pris une nouvelle dimension quand Me Eolas, un avocat connu sur les réseaux sociaux, s’est chargé en quelques tweets de donner des conseils à l’accusé comme aux plaignants. « Maître Eolas, je le connais de réputation. Il m’a donné quelques conseils d’avocat. Mais je n’en veux pas comme défenseur, surtout pour une simple image avec des gros mots dessus. » affirme-t-il. Baptiste Fluzin n’a, semble-t-il, rien d’un dangereux provocateur même s’il assume être « actif en ligne, mais de façon non partisane ». Il nous explique : « Je suis conscient. Je sais ce que j’ai fait et je l’assume » et il  ajoute tout de suite : « Je comprends aussi qu’ils fassent valoir leur droit, c’est de bonne guerre. Mais stratégiquement, ils auraient sans doute mieux fait d’attendre la fin de l’élection présidentielle », sourit-il.

     

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