Justice / Twitter - 
Article publié le : mardi 01 mai 2012 à 16:47 - Dernière modification le : dimanche 06 mai 2012 à 10:12

Punition originale pour une Twitpic injurieuse

La citation à comparaître a été caviardée par Baptiste Fluzin façon nyancat.
La citation à comparaître a été caviardée par Baptiste Fluzin façon nyancat.
DR

Par Thomas Bourdeau

Vous me posterez 466 tweets d’excuse ! C’est sans doute une des peines que risque un internaute qui a insulté par Twitpic interposée deux personnalités politiques françaises. Une peine qu’on peut qualifier de 2.0, mais à la limite du « bad buzz » pour une affaire d’entre-deux-tours. Retour, en compagnie de l’auteur incriminé, sur une sulfureuse Twitpic qui risque d’être produite devant les tribunaux.

« Ce soir-là devant ma télé, j’aurais pu le dire à voix haute, mais là j’ai posté ! », nous explique Baptiste Fluzin. C’était le soir du premier tour de l’élection présidentielle, avec des débats assez âpres à la télévision. « J’étais en colère, explique-t-il, ils polémiquaient sur les horaires des piscines, alors j’ai réagi ! » Depuis, son photomontage, un brin provocateur, représentant Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-François Coppé, lui vaut maintenant une citation à comparaître devant un tribunal. « Une enveloppe m’a été remise en main propre à mon domicile par un huissier, hier matin » précise-t-il. « J’ai compris tout de suite ce dont il s’agissait. »

En dédommagement, tweeter 466 fois
 
Posté sur Twitpic, la version photo et vidéo de Twitter, le photomontage a semble-t-il été vu 466 fois au moment où l’avocat a décidé d’attaquer Baptiste Fluzin. C’est pour cela que, dans la citation, il lui est entre autre demandé comme dédommagement de tweeter 466 fois : « J'ai gravement injurié Jean-François Copé et Nathalie Kosciusko-Morizet. Je le regrette et leur présente mes excuses. » C’est surprenant comme punition, cela fait un peu vieille école, à la façon d’un : vous me ferez 100 lignes sur le tableau noir pendant la récréation. Une punition à la Petit Nicolas de Sempé, à l’encontre d’un mauvais élève des réseaux sociaux ?
 
« Sur Twitter, on se lâche plus facilement. Eux aussi d’ailleurs... »
 
Pourtant des insultes, la toile en regorge, sur Twitter et ailleurs. « Sur Twitter il y a un côté entre soi, on se lâche plus facilement. Eux aussi d’ailleurs... », confesse-t-il. Pour « eux » Baptiste Fluzin entend les hommes politiques qui utilisent l’outil de microblogging. Mais cette fois, la porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy et le secrétaire général de l'UMP n'ont pas laissé passer la provocation. 
 
En quelques tweets Maître Eolas a donné des conseils à l’accusé
 
L’affaire a également pris une nouvelle dimension quand Me Eolas, un avocat connu sur les réseaux sociaux, s’est chargé en quelques tweets de donner des conseils à l’accusé comme aux plaignants. « Maître Eolas, je le connais de réputation. Il m’a donné quelques conseils d’avocat. Mais je n’en veux pas comme défenseur, surtout pour une simple image avec des gros mots dessus. » affirme-t-il. Baptiste Fluzin n’a, semble-t-il, rien d’un dangereux provocateur même s’il assume être « actif en ligne, mais de façon non partisane ». Il nous explique : « Je suis conscient. Je sais ce que j’ai fait et je l’assume » et il  ajoute tout de suite : « Je comprends aussi qu’ils fassent valoir leur droit, c’est de bonne guerre. Mais stratégiquement, ils auraient sans doute mieux fait d’attendre la fin de l’élection présidentielle », sourit-il.

 

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(1) Réaction

On ne peut que vous comprendre Baptiste

Votre texte reflète tellement ce que je pense des médias (autre que Rfi) et des discours vides, intéressés, et comme vous dites, insultant notre intelligence (enfin surtout la vôtre chers français (je suis belge)) qu'il est bien normal de se sentir "provoqué", soi-même "insulté" par ces discours inappropriés et ces débats inintéressants.
Toute mon soutient;

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Olivier

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