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Sarkozy-Hollande : un débat télévisé préparé dans les moindres détails

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Le duel télévisé entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, programmé ce mercredi 2 mai à 21h00, heure de Paris (19h00 TU), sera le point culminant de la campagne présidentielle 2012. Chaque détail a été minutieusement discuté par les deux camps pour un événement qui devrait rassembler plus de 20 millions de téléspectateurs et auditeurs.

RFI et France 24 vous proposent deux émissions spéciales avant et après le débat : de 20h45 à 21h (heure de Paris) et de 23h30 jusqu’à minuit.
De 21h à 23h30 (heure de Paris) vous pouvez suivre le débat en direct sur les antennes de RFI. Notre site n’est pas autorisé à retransmettre le débat.

Il va y avoir du sport, c’est un peu ce que tout le monde anticipe à quelques heures du débat télévisé qui va mettre aux prises, ce mercredi 2 mai à 21h00 (19h00 TU), Nicolas Sarkozy et François Hollande, les deux candidats qualifiés pour le second tour de la présidentielle française 2012. Cette impression est renforcée par le ton musclé pris par la campagne ces derniers jours mais aussi, pour le clin d'œil, par le fait que la joute verbale se déroulera dans un studio de La Plaine-Saint-Denis, à quelques encablures du Stade de France et que sa réalisation a été confiée à Jérôme Revon, un professionnel reconnu qui a débuté dans la carrière au service des sports de Canal Plus.

Cent techniciens, vingt caméras

C’est d’ailleurs lui, Jérôme Revon, qui était déjà aux manettes il y a cinq ans pour le débat entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, débat qui avait déjà eu lieu un mercredi 2 mai et qui avait duré 2h38 mn, au lieu des 2h00 initialement prévues. Cette fois-ci, a priori, les deux protagonistes s’en tiendront à 2h30 mn mais la durée exacte du duel est bien la seule donnée qui semble pouvoir être encore modulable. Le cadre de la retransmission a en effet été étudié et défini dans les moindres détails avec un accord des deux parties conclu sous la forme d’une charte de réalisation qui a été finalisée hier mardi 1er mai.

Ainsi, la longueur de la table en verre autour de laquelle le président sortant et le candidat socialiste vont débattre a été fixée à 2,50 m soit 30 cm de plus que pour le débat Sarkozy-Royal d’il y a cinq ans, comme le révèle Le Monde dans son édition datée du mercredi 2 mai. Pour éviter toute goutte de sueur intempestive ou, au contraire, tout frisson mal venu, chacun des débatteurs aura un climatiseur réglable (et évidemment invisible à l’écran) à sa disposition. Dans sa régie, Jérôme Revon sera lui-même encadré par deux autres réalisateurs - un choisi par chaque camp - ceci afin de veiller à ce que MM. Sarkozy et Hollande soient présentés sous leur meilleur jour.

Le dispositif sera en réalité digne d’un championnat du monde de boxe : un studio de 900 m2 peuplé d’une centaine de techniciens avec pas moins de vingt caméras pour faire vivre l’événement, dont une grue pour les plans larges, trois caméras mobiles pour capter l’arrivée des candidats et de leurs invités ainsi qu’une caméra dite « zénithale » pour filmer au-dessus de la table. Et pour se prémunir contre tout imprévu, une régie de secours avec cinq caméras supplémentaires a même été installée à quelques mètres de la régie principale, en cas de panne du dispositif.

Il faut dire que l’enjeu est de taille même si, de l’avis de tous les spécialistes, le débat ne peut pas faire basculer l’électorat de plus d’un point dans les urnes (François Hollande était donné vainqueur de l’élection avec six points d’écart au dernier sondage Ipsos). Outre TF1 et France 2 qui co-organisent le duel, les chaînes d’information France24, BFM-TV, iTélé et LCI ainsi que les radios RFI, France Inter, France Info, RMC et Europe 1 reprendront également le débat sur leurs antennes, si bien que l’audience cumulée sera probablement supérieure à 20 millions de personnes, soit pratiquement un électeur sur deux.

Déjà six fois face à face

Un canevas a d’ores et déjà été défini par les deux chaînes organisatrices pour le déroulé de l’émission, partant des préoccupations premières des Français (emploi, pouvoir d’achat) pour aller vers les questions de politique étrangère, d’économie et de société. Tout le monde guettera évidemment la petite phrase qui passera à la postérité et sera jugée, à tort ou à raison, comme le tournant du débat. Au vu de la pugnacité de Nicolas Sarkozy et du sens de la répartie de François Hollande, il serait étonnant qu’une - voire plusieurs - « pépites » verbales ne jaillissent pas de l’affrontement pour être ensuite commentées en boucle jusqu’au jour fatidique de l’élection, et sans doute au-delà.

A l’approche du duel, les deux protagonistes ont affirmé attendre leur confrontation dans la sérénité. L’équipe du président sortant est persuadée que celui-ci fera la différence et saura faire ressortir le côté « ondoyant et fuyant, qui ne répond pas aux questions » de François Hollande, selon les termes employés par Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole du camp Sarkozy.

Pour sa part, le député de la Corrèze a avoué s’attendre « à un débat rugueux » mais sans « phrases qui pourraient être autant d’insultes ou de mise en cause ». Certains le soupçonnent d’avoir répété le duel avec, pour contradicteur, son propre porte-parole, Manuel Valls, dans la peau de Nicolas Sarkozy. Mais lui-même affirme ne pas avoir eu besoin de répétition. En tout cas, les deux hommes ne partiront pas dans l’inconnu quand ils prendront place autour de la table puisqu’ils se sont affrontés à six reprises depuis vingt ans devant les caméras. Mais jamais sur la même durée. Ni avec, au final, un tel enjeu.

Les tous derniers jours de campagne ont été marqués par des faits relatés dans la presse qui sont susceptibles de nuire aux deux camps, des « boules puantes », telles qu’elles sont décrites dans le milieu politique. Côté Sarkozy, le site d’information Mediapart affirme détenir la preuve que Mouammar Kadhafi a financé la campagne présidentielle de 2007, tandis que l'hebdomadaire Les Inrockuptibles révèle que la livraison d’une usine nucléaire avait été promise au dictateur libyen en échange de la libération des infirmières bulgares dans un accord secret passé après l’élection. Nicolas Sarkozy a formellement démenti les accusations de Mediapart et a déposé une plainte pour faux, usage de faux, recel de faux et publication de fausses nouvelles.

Côté Hollande, c’est l’invitation-surprise de Dominique Strauss-Kahn à l’anniversaire du député PS de l’Essonne Julien Dray dans un bar-restaurant parisien de la rue Saint-Denis qui embarrasse le camp socialiste. François Hollande n’y participait pas lui-même mais plusieurs membres importants de son équipe étaient présents et se sont vite eclipsés en apprenant l’arrivée imminente de l’ancien directeur du FMI. La scène a fait les délices du camp Sarkozy, déjà outré par la parution dans le quotidien londonien The Guardian d'extraits d'un livre où DSK affirme avoir été victime d’un complot dans l’affaire du Sofitel de New York. Le fumet de ces deux boules puantes viendra-t-il empester le débat télévisé ? Si les deux camps refusaient de l’affirmer à la veille du débat, chacun laissait entendre s'être préparé à toute éventualité.
                                                                                                                            

                                                                  C.C.

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