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    France: Manuel Valls très attendu à l'Intérieur

    media Le nouveau ministre français de l'Intérieur, Manuel Valls. REUTERS/Jean-Paul Pelissier

    Bon connaisseur des réseaux et des syndicats de police, Manuel Valls est plutôt bien accueilli au ministère de l'Intérieur, où sa nomination n'a pas été une surprise. Ce socialiste aux positions iconoclastes arrive dans un climat chargé, les manifestations de policiers et d'officiers du renseignement se succédant les unes aux autres. Place Beauvau, on espère bien qu'il fera bouger les lignes...

    Ministre de l'Intérieur, c'est un poste qui lui va comme un gant, et taillé à l'aune de ses ambitions. De toute façon, à gauche, les candidats ne se bousculaient pas et le nom de Manuel Valls circulait déjà comme acquis plusieurs jours avant la constitution du nouveau gouvernement. François Rebsamen, l'autre pressenti, a d'ailleurs très vite fait savoir qu'il se désistait en sa faveur pour rester maire de Dijon et sénateur de la Côte d'Or.

    Pour diriger les forces de sécurité et de renseignement, prendre la suite du controversé Claude Guéant et affronter d'entrée de jeu le malaise des policiers, il fallait forcément un homme au caractère bien trempé. Manuel Valls est de ceux-là. C'est lui qui avait pris en mains la campagne du candidat socialiste, réussissant à la professionnaliser, de l'avis même de ses détracteurs. Il y a gagné le doux surnom de « Kommandantur »" chez les proches de François Hollande, qui rageaient de ne plus pouvoir approcher leur poulain. C'est tout dire.

    Maire d'Evry, en région parisienne, depuis onze ans et député de l'Essonne depuis 2002, cet hyperactif, très présent sur le terrain, sait mieux que quiconque combien il est difficile de lutter contre la délinquance. Celui que l'on décrit généralement comme étant « à la droite de la gauche » s'est d'ailleurs prononcé sans états d'âme pour une police municipale armée ou pour un recours à la vidéosurveillance. Des propositions qui hérissaient jusque-là la plupart des socialistes, mais qui parlent aux forces de police.

    Retrouver une politique du résultat et non du chiffre

    Place Beauvau, on espère que ce quinquagénaire énergique saura à la fois entendre et agir. Entendre les récriminations de la base et des responsables syndicaux, qui manifestent leur mécontentement depuis des semaines. Agir pour redorer le blason de la police, redynamiser les troupes, retrouver une politique du résultat et non du chiffre. Sur la table, la pile de dossiers en instance est assez haute : les uns veulent l'arrêt de la RGPP, la révision générale des politiques publiques, qui a sabré les effectifs ; les autres réclament une présomption de légitime défense analogue à celle des gendarmes ; tous s'insurgent contre les conditions matérielles déplorables dans lesquelles ils travaillent. Même le Renseignement souffre, et la récente affaire Merah n'a pas arrangé les choses.

    De son côté, Manuel Valls n'est pas né de la dernière pluie. Il entretient depuis longtemps des contacts avec les syndicalistes et les réseaux policiers. Il est aussi un ami proche d'Alain Bauer, ancien grand maître du Grand Orient de France, reconverti dans la criminologie, et qui avait récemment mis ses compétences au service de Nicolas Sarkozy. Les deux hommes se connaissent depuis leurs études, Valls a reconnu avoir appartenu un temps au G.O. et Bauer est le parrain de l'un de ses fils.

    En tout état de cause, Manuel Valls a toujours détesté les purs discours idéologiques, qu'ils viennent de la droite comme de la gauche. Les policiers, qui ont tous la nostalgie de l'austère Pierre Joxe, l'homme qui a su rénover et moderniser la police, aimeraient bien que cet iconoclaste fasse souffler à son tour un vent nouveau place Beauvau : celui du pragmatisme éclairé.

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