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    France

    Ken Loach nous sert du whisky avec un goût de bonheur

    media Les protagonistes de la comédie «La Part des anges», de Ken Loach. Festival de Cannes 2012

    Le réalisateur britannique et Palme d’or 2006 (Le Vent se lève) revient dans la compétition du Festival de Cannes avec une comédie très drôle, mais peu innovante. La Part des anges raconte l’histoire d’un vaurien violent qui se redresse grâce à son bébé et sa passion pour le whisky.

    Les premières images montrent un pauvre type complètement débile et bourré qui cherche l’équilibre au bord d'un quai avec une bouteille d’alcool à la main. Dans le quartier pauvre de Glasgow où se situe l’histoire, il y en a beaucoup de cas sociaux qui peuplent les rues.

    Robbie décape les murs, ramasse les poubelles et nettoie les cimetières. Il a été condamné à 300 heures de travail d’intérêt général et attend son premier bébé. Pour ce petit Luke il veut bien changer sa vie, mais comment ? Tous les gens dans son quartier le ramènent systématiquement à son passé violent et criminel. Il ne trouve pas de job, est harcelé par des mauvaises fréquentations d’autrefois, et même malmené par les frères de sa copine qui essaient tout pour éviter qu’il entre dans leur famille. Robbie lutte aussi contre son propre héritage familial : des vauriens et criminels, de père en fils.
     
    La grande révélation


    Une visite collective avec le travailleur social dans une distillerie changera son opinion sur le whisky et sa vie. A la distillerie, une sorte de magie s’opère, et pas uniquement entre l’orge et l’eau chaude. C’est la grande révélation dans la salle des alambics. Tout devient métaphorique, comme l’alchimie mystérieuse entre le bois et l’alcool. Lors de la dégustation, le guide découvre chez Robbie des bonnes intuitions et un très bon nez. Quand les autres associent l’odeur du whisky à la mauvaise haleine du grand-père ou le pub d'à côté, Robbie parle de notions beaucoup plus délicates comme le gâteau de chocolat à Noël. Le whisky prend alors le rôle d’un guide pour Robbie et joue un véritable personnage dans le film.

    Le vaurien s’intéresse de plus en plus à ce produit doté d’une forte identité et de différentes catégories, toujours en contact avec ses origines, mais qu’on peut cultiver, affiner, valoriser, changer de goût, d’odeur, de couleur et faire des assemblages. Pour renforcer un goût particulier, on peut même rajouter de la tourbe au whisky. Toute une histoire. Et pendant le vieillissement en fût de chêne, chaque année, un ou deux pour cent de l’alcool s’évaporent. C’est ce qu’on appelle « la part des anges », qui donne au film le titre.

    Burlesque et grotesque
     

    Le réalisateur britannique Ken Loach lors du tournage du film "La Part des anges". Festival de Cannes 2012

    On rit beaucoup avec La Part des anges, qui reste une comédie très classique de bonne humeur. A la fin règne le ciel bleu, précédé de nombreuses situations burlesques et grotesques dans un champ tragique. Et c’est toujours le plus débile de la bande qui aura les meilleures idées : par exemple, arborer un kilt pour réussir l’entrée dans le graal du whisky, une mise aux enchères où le prix pour un petit fût monte à 1,15 millions de livres sterling. C’est ici que Robbie et ses trois compères ont trouvé leur terre promise. Ils veulent faire « évaporer » quelques bouteilles du meilleur whisky du monde pour les vendre sur le marché et commencer une nouvelle vie.

    Pour qui se demande pourquoi le maître de la satire sociale voulait tourner une comédie, Ken Loach, qui tourne toujours en pellicule 35 mm et monte en analogique, a une réponse très simple : « Par pur esprit de contradiction ! » Cela ne suffira pas pour un prix à Cannes.

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