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    France/Législatives : les suites du tweet qui tue

    media Photomontage : Valérie Trierweiler (G) et Ségolène Royal. AFP PHOTO / PATRICK KOVARIK

    Ségolène Royal a le talent de bien « prendre la lumière » comme disent les cinéastes. Mais elle se serait sûrement bien passée de celle-là, réglée comme un boulet de canon par Valérie Trierweiler, ci-devant première dame, via un tweet qui met tout le landerneau politique en émoi. A quatre jours du second tour des législatives, où l’ex-compagne du président Hollande joue son avenir politique, le désordre est manifeste.

    Un seul tweet et tout est bouleversé… En soutenant l’adversaire de la socialiste Ségolène Royal qui est candidate à la députation à La Rochelle, Valérie Trierweiler est intervenue dans la campagne d’une façon aussi inattendue que tonitruante. La présidente de la région Poitou-Charentes, qui en a pourtant vu d’autres, est sonnée. D’abord par l’intrusion surprenante de la compagne de son « ex » dans le combat politique et surtout par les conséquences dont elle ne prendra la réelle mesure que dimanche soir. 

    Meurtrie 
    La violence du coup était trop forte
    Ségolène Royal à La Rochelle au micro de Marion Lagardère, France Inter 11/10/2013 Écouter
    Une tuile n’arrivant jamais seule, dans la foulée du fameux tweet, un sondage Ifop publié hier, mercredi, est venu encore appuyer là où ça fait déjà mal en donnant Ségolène Royal largement battue par Olivier Falorni, le candidat dissident socialiste. L’enquête attribue un score de 42% à Ségolène Royal, pourtant soutenue par François Hollande, et de 58% à Olivier Falorni appuyé notamment par la droite, l’extrême droite et… par Valérie Trierweiler. Là, l’effet tweet est complètement étranger à l’affaire, le sondage ayant été réalisé du 11 au 12 juin.
     
    « Meurtrie », se décrit-elle dans un entretien à Libération ce 14 juin 2012. « Je demande le respect par rapport à une mère de famille dont les enfants entendent ce qui se dit. », a ajouté l'ancienne candidate malheureuse à la présidentielle de 2007. Ségolène Royal, 58 ans, a été la compagne de François Hollande pendant près de 30 ans et ils ont eu quatre enfants ensemble. Cet appel peut cependant laisser sceptique quand on sait qu’elle-même n’a pas toujours été sourde aux sirènes de la médiatisation, y compris en compagnie de ses enfants qui sont aujourd’hui âgés de 20 à 28 ans.  
     
    En vingt-quatre heures, l’onde de choc du tweet funeste n’est toujours pas retombée. Le réseau social Twitter distille encore ce jeudi ses tweets de réactions à raison de deux à la minute. Dans la presse de droite comme de gauche, le sujet figure en bonne et large place pendant qu’internet se délecte de la « guerre des Roses » comme l’a nommée la presse britannique, en référence au célèbre film et au symbole du Parti socialiste.
     
    « Tweetweiler »
     
    Tout ce remue-ménage se joue sur une partition de rivalités jamais éteintes entre Ségolène la compagne délaissée par François pour Valérie la maîtresse longtemps cachée. Tant qu’elles ne se croisent pas de trop près ni trop souvent, les apparences sont sauves. Mais les campagnes pour la présidentielle et les législatives ont imposé des rapprochements. Avec eux ont resurgi les vieilles rancunes. D’autant plus vives que François Hollande a veillé particulièrement à ce que la candidature de Ségolène Royal ait toutes chances de réussir à La Rochelle quitte à laisser sur la touche Olivier Falorni pourtant hollandiste dévoué. Il n’en aura pas fallu plus pour que Valérie dégaine et pianote son désormais fameux tweet. 

     
    Chez les ministres du gouvernement Hollande, on fait grise mine en craignant que ce qu’on appelle le « tweetweiler » ne vienne flinguer la dernière ligne droite des législatives. Tout ce bruit autour d’un si petit message rend tout le reste inaudible, y compris par exemple le discours, mardi, du président Hollande devant le Conseil économique, social et environnemental à peu près passé sous silence.
     
    « Je ne m’avoue jamais vaincue », crâne pourtant Ségolène Royal malgré la cascade de difficultés qui pourraient bien lui barrer la route. Parée d’une notoriété incomparable avec celle d’Olivier Falorni qui se contente d’être le « départemental de l’étape », l’ancienne candidate à la présidentielle ne s’attendait peut-être pas à une telle résistance face à ce que beaucoup de Rochelais ont vu comme un banal parachutage. Cela bien qu’elle soit présidente de la région depuis huit ans. Autre point de rancœur, l’ambition affichée de Ségolène Royal à obtenir la prestigieuse présidence de l’Assemblée nationale. Certains électeurs charentais ont ainsi l’impression de n’être sollicités que pour servir de tremplin à la candidate socialiste…
     
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