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Article publié le : lundi 18 juin 2012 à 07:36 - Dernière modification le : lundi 18 juin 2012 à 10:56

Après la défaite, l'UMP se prépare à mener la bataille de l'opposition

Jean-François Copé et François Fillon le 26 mai 2012 lors d'un meeting de l'UMP.
Jean-François Copé et François Fillon le 26 mai 2012 lors d'un meeting de l'UMP.
REUTERS/Regis Duvignau

Par RFI

Après la déception de la défaite, l’UMP entend devenir la principale force d’opposition à la gauche à l’Assemblée, et prépare l’autre grande bataille, celle de la présidence du parti qui devrait opposer Jean-François Copé à l’ancien Premier ministre François Fillon.

Le Parti socialiste obtient à lui seul la majorité absolue à l’Assemblée nationale. A l’UMP, on ne cache pas sa déception, à l’instar du sénateur Roger Karoutchi : « Si je disais "on est content et heureux", il ne faut pas exagérer non plus. Quand on perd, on est déçu mais beaucoup de nos candidats ont bien résisté sur le terrain, on a fait une bonne campagne. Cela va nous permettre d’être encore une force parlementaire considérable. »

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Premier acte, celui de la reconquête version UMP. Il faut mener la bataille parlementaire, et il n'y a pas de complaisance pour la gauche qui détient tous les pouvoirs, prévient Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP : « Nous ne laisserons pas ruiner le pays avec des augmentations d’impôts et de la dette. Nous ne laisserons pas attaquer les familles, ni les classes moyennes. »

Et en prenant ainsi la tête de la bataille contre la gauche, le patron de l’UMP prépare
déjà une autre bataille, celle de la présidence du parti. Et d’aucuns s’inquiètent déjà que cela soit une guerre fratricide entre Jean-François Copé et son rival, François Fillon. Roger Karoutchi, lui, n’y croit pas : « Sincèrement, moi j’en ai connu des élections internes. J’en ai même organisées. On nous disait chaque fois avant, vous allez voir, ça va être sanglant, ça va être au couteau et ça va se finir à la lame. Puis finalement, chacun fait sa campagne. Et puis il y a des votes. Non, ça va bien se faire. »

Les militants de l’UMP trancheront en novembre 2012. En attendant, mardi, on saura si l’un des proches de François Fillon se présente ou pas contre l’actuel patron des députés UMP, le très « copéiste » Christian Jacob.

tags: François Fillon - Législatives françaises 2012 - Politique française
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