France / Justice - 
Article publié le : vendredi 22 juin 2012 à 14:57 - Dernière modification le : samedi 23 juin 2012 à 08:11

Dans une interview au Parisien, Christiane Taubira fixe ses orientations pour la justice française

Christiane Taubira à l'Elysée, le 13 juin 2012.
Christiane Taubira à l'Elysée, le 13 juin 2012.
REUTERS/Philippe Wojazer

Par RFI

Dans un entretien accordé au quotidien Le Parisien, la nouvelle ministre française de la Justice dévoile ses priorités. Garde des Sceaux depuis un mois, Christiane Taubira a sillonné les juridictions, et détaille ce vendredi 22 juin son plan d'action.

Après avoir beaucoup consulté, Christiane Taubira fait un constat : elle est aujourd'hui à la tête d'un « grand service public abîmé ». Le ministère de la Justice a souffert d'un empilement de lois « sans souci de cohérence », explique-t-elle. La garde des Sceaux souhaite mettre fin à l'inflation législative. « Mon approche n'est pas idéologique », assure Mme Taubira, avant de promettre que « ce qui fonctionne sera maintenu ».

Premier objectif : rapprocher la justice des citoyens. Ainsi, les actions de groupe, les class actions telles qu'elles existent aux Etats Unis - et qui permettent les recours à plusieurs pour obtenir réparation -, devraient faire leur apparition dans le code de procédure pénal.

Christiane Taubira souhaite également s'attaquer au chantier de la justice des mineurs. Les tribunaux correctionnels pour mineurs devraient disparaître. L'heure est à un retour aux principes fondamentaux de l'ordonnance de 1945. L'éducatif plutôt que la sanction.

Elle promet également la fin du « tout carcéral » et la suppression des peines plancher, au profit de solutions alternatives telles que les peines de probation, le bracelet électronique ou les travaux d'intérêt général.

Enfin, Christiane Taubira entend garantir l'indépendance de la justice. « Désormais, insiste-t-elle, je refuserai toute intervention dans les dossiers individuels ».

tags: France - Justice - Politique française
Sur le même sujet :
Réagissez à cet article
Commentez cet article en tapant votre message dans la zone de texte. Le nombre de caractères est limité à 1500 ou moins.
(1) Réaction

La justice des mineurs

Quelques jours après les résultats du concours d'éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse, avec un nombre d'admis qui se réduit d'années en années, que peut-on espérer concrètement suite aux 1000 postes de plus pour l'éducation nationale ?
Sachant que le temps de formation est long, ne serait-il pas envisageable de rajouter des postes immédiatement pour renouer avec le plus d'éducatif, soulager les personnels déjà en poste qui font les frais de la RGPP ? Cinq ans cela passe vite, la réalité des effectifs minimum dans les foyers devrait être prise en compte comme dans les établissements scolaires. Il y a sur la liste complémentaire du concours précité tant de jeunes adultes au chômage et motivés qui eux ne se sont pas égarés et qui voudraient travailler avec et pour ces jeunes en difficultés.

Fermer