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Article publié le : mardi 26 juin 2012 à 10:32 - Dernière modification le : mardi 26 juin 2012 à 16:09

Le gouvernement français prend la main sur des fonds qatariens destinés aux banlieues défavorisées

Le Premier ministre qatarien Hamad Bin Jassim Al-Thani lors de sa visite à Paris, le 7 juin 2012.
Le Premier ministre qatarien Hamad Bin Jassim Al-Thani lors de sa visite à Paris, le 7 juin 2012.
REUTERS/Philippe Wojazer

Par RFI

En France, une somme de 50 millions d'euros venue du Qatar devait alimenter l'économie  des quartiers sensibles et notamment aider à la création d'entreprises, donc d'emplois. Mais d'après un article du journal Le Monde, le fonds devrait être finalement géré par le gouvernement, et distribué à des PME déjà constituées et sélectionnées sur le mérite. Cette décision crée le mécontement dans les banlieues qui la prennent comme un camouflet.

D'après un article du journal Le Monde, un fonds de cinquante millions d'euros préalablement destiné aux banlieues serait géré par l'Etat français et seulement distribué à certaines PME méritantes. Pour l'Association nationale des élus locaux de la diversité (Aneld), c'est la déception qui prédomine, sur le fond de l'affaire autant que sur la méthode. Kamel Hamza, le président de l'Aneld qui a négocié l'accord avec l'émir qatarien, livre son sentiment : « C’est quand même assez perçu comme un hold-up, un détournement de fonds, dans la mesure où ce fonds, c’est l’Aneld qui l’a porté, qui est allée au Qatar, qui a rencontré l’émir, qui a défendu cette idée de tendre la main à ces porteurs de projets, à ces créateurs d’entreprise, dans les quartiers. Et aujourd’hui, on nous annonce par la presse que ce fonds ira aux PME et est géré par le ministère du Redressement productif. Les PME ont Oseo, une banque publique d’investissements pour les PME. Et la banlieue n’a rien. »

A l'origine, le fonds devait concerner les entreprises en voie de création : « Aujourd’hui, les appels à projet qu’on a reçus, ce sont des entreprises qui sont en cours de création, qui sont en développement, qui n’ont pas de moyens, qui n’ont pas de salariés. Parfois, ce sont leurs propres emplois. Donc qu’est-ce qu’on va leur dire ? On va leur dire que vous n’êtes pas une PME, donc attendez. »

Attendre, c'est la seule chose que peuvent faire pour l'instant les chefs d'entreprise en devenir issus des quartiers. Les ministères de l'Investissement productif et du Logement, premiers concernés, n'ont pas confirmé l'information, le Premier ministre non plus.

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(2) Réactions

critique systématique

De toute façon, les français critiquent tout ! Quelles que soient les décisions prises, cela n'est jamais bien.

Le gouvernement de la France

Le gouvernement de la France en est réduit à ça? Ont-ils l'impression que l'émir du Qatar a empiété sur la "souveraineté" de la France? Sont-ils offensés que la grande France soit traitée comme un pays pauvre en quête d'aide publique au développement"? L'histoire du monde a parfois des ironies, cruelles, quand les anciens maitres du monde perdent pied, lentement, mais surement...

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